Officiellement nommé sélectionneur de l’équipe de France par la Fédération française de football le 28 juillet dernier, Zinedine Zidane s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son immense carrière. Après cinq années loin des bancs depuis son départ du Real Madrid en 2021, l’ancien numéro 10 va enfin retrouver les terrains avec une mission particulièrement attendue : succéder à Didier Deschamps et conduire les Bleus vers de nouveaux sommets.
Si sa première méthode de jeu sera scrutée avec attention, un autre aspect de son management pourrait rapidement faire parler. Car derrière son image calme et son apparente proximité avec les joueurs, Zidane n’a jamais été un entraîneur laxiste. Bien au contraire, plusieurs témoignages décrivent un technicien capable d’imposer un cadre très strict dans son vestiaire.
Zidane, un sélectionneur proche de ses joueurs… mais exigeant
Après quatorze années de Didier Deschamps à la tête des Bleus, le changement de personnalité sera forcément important. Zidane est réputé pour laisser une certaine liberté à ses joueurs sur le terrain, notamment aux éléments offensifs, mais cette souplesse ne signifie pas pour autant qu’il tolère tout dans le vestiaire.
Dès 2018, alors qu’il était encore entraîneur du Real Madrid, le Français avait clairement expliqué sa conception de l’autorité. «J’accepte beaucoup de choses mais il y a des règles à respecter. Quelqu’un qui arrive en retard par exemple, je n’aime pas du tout. Il faut être proche des joueurs, dans l’empathie. Je n’ai jamais été quelqu’un de sévère. J’aime les règles, je sais ce que je veux. J’ai toujours été respecté, même quand je jouais», expliquait-il à l’époque.
David Bettoni dévoile le côté autoritaire de Zidane
Son fidèle adjoint David Bettoni, qui devrait également l’accompagner dans cette nouvelle aventure avec les Bleus, a livré un témoignage particulièrement intéressant sur sa personnalité. Selon lui, Zidane n’est pas le genre d’entraîneur à hurler constamment sur ses joueurs pour imposer son autorité. Son mode de fonctionnement serait beaucoup plus subtil, mais également redoutablement efficace.
«Il n’est pas du genre à faire de la répression, à crier tout le temps dans le vestiaire mais, à un moment donné, il fait sentir qu’il n’est pas content. Surtout quand un manque de discipline se répercute sur le travail collectif», expliquait Bettoni. L’ancien adjoint du Real Madrid poursuit en décrivant une personnalité capable de garder certaines choses en mémoire. «Il ne va pas péter un câble quand quelque chose lui déplaît fortement, mais il le note et, à une autre occasion, il le ressort. Et c’est là qu’il est très fort, car il marque le joueur», racontait-il.
«Zidane est plus autoritaire dans le vestiaire que Mourinho»
Un autre témoignage va encore plus loin. Frédéric Hermel, ancien correspondant de RMC à Madrid et habitué du quotidien espagnol AS, avait rapporté les propos d’une personne proche du vestiaire madrilène. Et la comparaison est pour le moins surprenante. «Quelqu’un de l’intérieur du vestiaire qui m’a dit, Zidane est plus autoritaire dans le vestiaire que Mourinho. Il a cette autorité naturelle. Et à partir du moment où il a gagné beaucoup de titres, là aussi, ça en impose encore plus», avait-il révélé sur RTL.
Au Real Madrid, la légende devait aussi faire ses preuves
Frédéric Hermel avait notamment rapporté une discussion avec Alvaro Arbeloa, alors joueur du Real Madrid durant la période Zidane. L’Espagnol avait résumé de manière très claire le défi auquel était confronté l’ancien numéro 10 lorsqu’il est devenu entraîneur. «Je me souviens d’une conversation que j’avais eue avec Alvaro Arbeloa, qui était joueur du Real Madrid quand Zidane était entraîneur. Et Alvaro me disait, pendant une semaine, justement, il y avait l’aura, la légende qui était avec nous. Il me dit, au bout d’une semaine, si la légende ne sait pas bien nous entraîner, ne sait pas faire les bons exercices, la légende n’existe plus», avait raconté Hermel.







