Gianni Infantino : Claude Le Roy lâche une terrible accusation

Onsaitout
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La tension monte autour de Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA fait face à de nombreuses critiques à l’approche de l’élection à la tête de l’instance mondiale, Claude Le Roy a livré une charge particulièrement virulente contre le dirigeant italo-suisse. Le sélectionneur du Congo n’a pas hésité à l’accuser de «tuer le football africain» et de privilégier les intérêts financiers au détriment du développement du football.

À 78 ans, Claude Le Roy connaît parfaitement le football africain. Le technicien français a notamment dirigé le Cameroun, le Sénégal, la République démocratique du Congo, le Ghana et le Togo avant de prendre les commandes du Congo. Interrogé en conférence de presse, il s’est montré particulièrement sévère envers Gianni Infantino, qu’il a qualifié de «Scapin du football moderne».

Claude Le Roy reproche à Infantino ses décisions pour le football africain

Le sélectionneur congolais s’est notamment insurgé contre certaines décisions concernant l’organisation du football sur le continent africain. «C’est contre le continent africain que la CAN se joue tous les quatre ans. Ça tue la recherche sur le continent africain, ça tue la construction de stades, de voies d’accès au stade, d’amélioration des conditions de vie dans les pays», a déploré Claude Le Roy. Mais c’est surtout la gestion de Gianni Infantino qui provoque sa colère.

«Il ne parle jamais de football, il ne parle que de fric»

Claude Le Roy reproche notamment au président de la FIFA de placer les considérations financières au centre de son action. «Il ne parle jamais de football, il ne parle que de fric. Et quand il arrive dans un pays, ce n’est pas le président de fédération qu’il veut voir, c’est le chef de l’État. Il n’y a que ça qui l’intéresse», a-t-il lancé. Le Français est allé encore plus loin : «Ce sont des gens qui abîment le football. Et je me battrai toujours contre ces gens-là, jusqu’à mon dernier souffle.» Claude Le Roy a également révélé avoir décliné une invitation de Gianni Infantino à Zurich. «Il m’a demandé d’aller à Zurich, j’ai dit que je n’avais pas de temps à perdre», a-t-il raconté.

Samuel Eto’o prend le parti d’Infantino

Les propos de Claude Le Roy sont d’autant plus marquants qu’ils contrastent fortement avec ceux de Samuel Eto’o. L’ancien attaquant camerounais, aujourd’hui président de la Fédération camerounaise de football, a au contraire affiché son soutien à Gianni Infantino. Dans une interview accordée à CNN, Eto’o avait défendu le bilan du président de la FIFA et estimé qu’il avait contribué au développement du football africain.

«Gianni Infantino continuera de bénéficier de mon soutien et de celui de ma fédération. Je ne crois pas que le président Gianni Infantino ait eu tort… Je pense que tout cela est dû au contexte», avait déclaré l’ancien capitaine du Cameroun. Eto’o considère même que les réformes proposées par Infantino pourraient permettre de réduire certains déséquilibres entre les différentes régions du football mondial. «Il a fait une proposition. Les 211 membres étaient censés se réunir, débattre de la question et laisser la majorité l’emporter. Mais je suis convaincu que les voix qui se sont élevées ne reflètent pas celles de la majorité», avait-il expliqué.

L’ancien joueur du FC Barcelone estimait également que certaines propositions du président de la FIFA pouvaient être bénéfiques pour le continent africain. «Il aurait rééquilibré les pouvoirs dans le football pour éviter que nos talents ne disparaissent et ne finissent par jouer pour d’autres nations», avait-il ajouté. Samuel Eto’o n’est d’ailleurs pas le seul ancien grand joueur à avoir pris position en faveur de Gianni Infantino. Plusieurs figures majeures du football mondial, notamment Javier Zanetti, Esteban Cambiasso, Javier Pastore, Cafu, Roberto Carlos et Fabio Cannavaro, lui ont également apporté leur soutien.

Mais le président de la FIFA compte aussi de nombreux détracteurs

Un collectif d’anciens internationaux emmené notamment par Emmanuel Petit, Bixente Lizarazu, Robert Pirès, Didier Drogba et Emmanuel Adebayor a réclamé une réforme de la gouvernance de l’instance. «Le changement est nécessaire. L’exercice du pouvoir a altéré la capacité des dirigeants actuels à distinguer leurs propres intérêts personnels de l’intérêt supérieur du football», avaient-ils dénoncé. Les prochaines élections à la présidence de la FIFA sont prévues le 18 mars prochain au Maroc. À ce stade, Gianni Infantino reste le seul candidat officiellement en lice pour sa propre succession. Le dirigeant italo-suisse devra donc composer avec des soutiens importants, mais également avec une contestation qui ne faiblit pas.

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