Depuis sa nomination à la tête de l’équipe de France, Zinedine Zidane est de nouveau au centre de toutes les attentions. L’ancien numéro 10 des Bleus connaît pourtant parfaitement la pression médiatique. Bien avant de devenir sélectionneur, le champion du monde 1998 avait déjà été confronté à une surveillance particulièrement intense de la presse espagnole lors de son arrivée au Real Madrid.
À l’été 2001, Zidane quitte la Juventus pour rejoindre le club madrilène dans le cadre d’un transfert record estimé à 80 millions d’euros. Une opération historique qui propulse immédiatement le Français sous les projecteurs. Mais contrairement à certaines stars particulièrement médiatiques, Zidane ne cherchait absolument pas à alimenter la presse.
«J’ai eu du monde en permanence sur mon dos pendant cent jours»
En juin 2022, à l’occasion de ses 50 ans, Zinedine Zidane avait raconté à L’Équipe l’incroyable pression qu’il avait subie durant ses premières semaines à Madrid. Le Français expliquait notamment que son rapport à la célébrité avait évolué avec le temps. «À 20 ans, j’aimais être parfois reconnu, arrêté dans la rue pour faire des photos et des signatures. Et quand tu prends de l’âge, c’est tout le contraire ! Tu veux ta tranquillité. Mais je gère bien.», avait-il confié.
À Madrid, cette tranquillité était pourtant loin d’être garantie. Les journalistes espagnols avaient décidé de suivre quotidiennement la nouvelle recrue du Real. «En Espagne, ils m’appellent “le moine”. Parce que les journalistes se sont aperçus qu’il n’y avait pas grand-chose à raconter autour de moi», racontait Zidane. Puis il dévoilait l’ampleur de cette surveillance : «Quand je suis arrivé à Madrid, en 2001, j’ai eu du monde en permanence sur mon dos pendant cent jours. En permanence à me suivre, du matin au soir et du soir au matin pendant plus de trois mois. La presse, tout le temps.» Pendant plus de trois mois, journalistes et photographes ont donc tenté de découvrir le moindre détail croustillant sur la vie privée de la nouvelle star du Real Madrid. Mais Zidane allait leur opposer une arme particulièrement efficace : sa discrétion.
«Puis ils ont jeté l’éponge»
Plutôt que de se plaindre publiquement ou d’entrer en conflit avec les médias, Zidane a continué à vivre exactement comme il en avait l’habitude. Une stratégie qui a fini par porter ses fruits. «Puis ils ont jeté l’éponge. Je ne leur servais à rien. Ils avaient vu ma petite vie. Il n’y avait rien d’exceptionnel. Ma vie est celle-là. J’ai toujours été tranquille», expliquait-il. Zidane avait donc réussi à préserver son intimité sans avoir besoin de multiplier les déclarations ou de demander publiquement aux médias de le laisser tranquille. «J’accepte la notoriété. Je n’ai pas de soucis. Ce sont les autres qui se fatiguent», ajoutait-il avec le sourire.
«Je n’aime pas me mettre en avant»
Cette attitude n’était d’ailleurs pas uniquement liée à son arrivée au Real Madrid. Zidane a toujours assumé un tempérament réservé et une certaine distance avec l’exposition médiatique. «Je ne cherche pas ça. Je n’aime pas me mettre en avant. Il y a des gens qui aiment s’exposer, parler, donner leur avis. Ce n’est pas une critique mais ce n’est pas moi», expliquait-il. L’ancien numéro 10 préférait largement observer plutôt que s’exposer. «J’aime plutôt être de l’autre côté. Regarder. Moi, j’aime observer. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir un avis sur les sujets qui m’intéressent, et il y en a beaucoup, bien en dehors du foot. Mais je n’ai pas forcément besoin de m’exprimer, sauf lorsque c’est nécessaire, et je l’ai fait», poursuivait-il.







