Fraîchement nommé sélectionneur de l’équipe de France en remplacement de Didier Deschamps, Zinédine Zidane s’apprête à relever un nouveau défi majeur. Alors qu’il ouvre un nouveau chapitre de sa carrière, une ancienne interview accordée à So Foot en 2013 refait surface. L’occasion de découvrir une facette méconnue de l’ancien numéro 10 des Bleus, qui avait révélé le métier qu’il rêvait d’exercer avant de devenir une légende du football mondial.
Après avoir marqué l’histoire comme joueur, puis comme entraîneur du Real Madrid avec trois Ligues des champions remportées consécutivement, Zidane s’apprête à vivre une nouvelle aventure à la tête de la sélection française. Un poste qu’il convoitait depuis plusieurs années et pour lequel il avait refusé différentes propositions. Lors de sa présentation officielle, l’ancien champion du monde a d’ailleurs expliqué toute l’importance de cette nomination. «C’est pour moi une continuité, un rêve. J’ai eu des propositions pendant quatre ou cinq ans pour reprendre un club et je les ai toutes refusées pour l’équipe de France. C’est la seule chose que je voulais faire. Je l’ai connue gamin, j’ai commencé minime, j’ai franchi toutes les étapes jusqu’à arriver à la sélection A. Je vais tout donner pour que cette équipe continue à gagner, c’est la seule chose qui m’anime», a-t-il déclaré.
«Moi, je voulais être chauffeur-livreur»
Bien avant de soulever la Coupe du monde 1998 ou de remporter la Ligue des champions, Zinédine Zidane nourrissait pourtant un rêve bien différent. Dans son entretien accordé à So Foot en 2013, l’ancien milieu de terrain avait confié qu’il n’avait jamais choisi le football dans le but de devenir célèbre. «Je n’ai pas fait du foot pour être connu, je n’ai pas fait ça pour ça ! Moi, je voulais être chauffeur-livreur», révélait-il avec franchise. Derrière cette confession surprenante se cachait un souvenir d’enfance particulièrement marquant. À l’époque, un livreur avait l’habitude de passer dans les petits commerces près de l’endroit où Zidane jouait avec ses amis. Une rencontre ordinaire qui avait pourtant laissé une impression durable chez le jeune garçon.
«Oui, chauffeur-livreur. Quand j’étais petit, il y avait un mec qui venait livrer les petits magasins à côté de l’endroit où on jouait, et à chaque fois, il nous demandait de l’aide. Certainement parce qu’il avait peur que si on continue à jouer, on casse quelque chose. Bref, à chaque fois, il nous donnait un petit quelque chose. J’aimais bien ces moments-là, j’aimais l’aider et je m’étais dit que, plus grand, je ferais ça. Il y a des mômes qui veulent faire pompier, moi, c’était chauffeur-livreur», racontait-il.
«En dehors du terrain, je suis Monsieur Tout-le-monde»
Malgré sa renommée internationale, Zinédine Zidane a toujours revendiqué son attachement à la simplicité. Dans cette même interview, il expliquait ne pas vouloir laisser son statut de star modifier sa personnalité ni ses rapports avec ses proches. «Je serais le même homme aujourd’hui : quelqu’un de réservé, qui préfère être parmi les siens. Je pense d’ailleurs que les gens m’ont aussi apprécié parce que je ne la ramenais pas à chaque fois. En dehors du terrain, je suis Monsieur Tout-le-monde, et même si, bien sûr, je ne le suis plus, j’en ai bien évidemment conscience, je fais tout pour le rester malgré tout», confiait-il.
L’ancien numéro 10 des Bleus reconnaissait toutefois mesurer l’importance de son parcours et l’influence qu’il avait pu exercer sur plusieurs générations de supporters. Son palmarès, marqué notamment par une Coupe du monde, un championnat d’Europe et plusieurs Ligues des champions, témoigne de la place qu’il occupe dans l’histoire du football. Pour autant, Zidane affirme n’avoir jamais laissé ses succès lui monter à la tête. Il insiste sur son humilité et sur sa volonté de ne pas se présenter comme le meilleur joueur du monde. «J’ai conscience d’avoir compté dans la vie de certains gamins ; ce que j’ai fait, une Coupe du monde, un championnat d’Europe, une Ligue des champions, ce n’est pas rien naturellement, mais je n’ai jamais pris la grosse tête, j’ai toujours su d’où je venais et qui j’étais. Je suis comme ça, quoi qu’on en pense. Je suis sincèrement humble. Sans faux semblants », expliquait-il.
Zidane n’a jamais prétendu être le meilleur joueur du monde
Au-delà de son rapport à la célébrité, l’ancien meneur de jeu surprenait également par sa manière de considérer son propre niveau. Alors que son nom figure parmi les plus grandes références du football, il assure n’avoir jamais éprouvé le besoin de se proclamer supérieur aux autres. «Je n’ai jamais pensé être le meilleur joueur du monde, par exemple. Je faisais partie des bons joueurs, mais tu ne m’entendras jamais dire que j’étais le meilleur. Tout simplement parce que je ne le pense vraiment pas. Et puis je trouve ça… Je n’ai jamais aimé me mettre en avant, je me suis protégé contre ça», déclarait-il. Zidane allait même jusqu’à évoquer le poids que peut représenter une telle conviction lorsque la carrière d’un joueur touche à sa fin. «Tous ces joueurs qui pensent être les meilleurs, ça doit être dur pour eux aujourd’hui. Tu imagines, quand tu es persuadé que tu as été le meilleur, et que tu ne l’es plus ? Quelle souffrance ! Je n’envie pas ces mecs-là», concluait-il.






