Rafa Benitez estime que Xabi Alonso n’a pas uniquement été confronté à des difficultés sportives lors de son passage sur le banc du Real Madrid. L’ancien entraîneur madrilène considère que l’environnement particulier du club, notamment sa dimension politique, a également pesé dans l’échec du technicien espagnol.
Interrogé par la BBC avant la rencontre entre Fulham et Chelsea, Benitez a reconnu les qualités d’Alonso et comprend parfaitement pourquoi le Real Madrid avait décidé de lui faire confiance après son excellent passage au Bayer Leverkusen. «Xabi a fait du très bon travail au Bayer Leverkusen. On ne s’attendait pas à de tels résultats si vite et c’est pour cette raison qu’il est allé au Real Madrid. Il a des similitudes avec moi. Il aime travailler, organiser les choses, parler avec les joueurs de ce qu’ils veulent faire», a-t-il expliqué.
«Au Real Madrid, il y a beaucoup de politique»
Pour Rafa Benitez, réussir au Real Madrid nécessite toutefois de composer avec un contexte très particulier. L’ancien entraîneur madrilène estime que cette dimension a pu compliquer la tâche de Xabi Alonso. «Au Real Madrid, il y a beaucoup de politique, et c’est peut-être pour cette raison que les choses ont été plus compliquées pour Xabi Alonso», a lâché Benitez. Cette déclaration fait forcément écho à sa propre expérience dans la capitale espagnole. Arrivé sur le banc du Real Madrid en 2015, l’ancien technicien de Liverpool et de Naples n’avait dirigé que 18 rencontres avant d’être remercié au cours de la saison 2015-2016.
Xabi Alonso veut retenir les leçons
De son côté, Xabi Alonso a reconnu que son expérience madrilène, malgré les difficultés, lui avait permis de progresser. Désormais entraîneur de Chelsea, il assure avoir analysé cette période avec beaucoup de recul. «Heureusement, je n’ai pas beaucoup de cicatrices dans ma carrière. J’en ai une, mais elle guérit. Maintenant qu’elle est cicatrisée, je suis très motivé et déterminé à savourer cette nouvelle étape comme je l’ai fait à mes débuts à Madrid», avait-il confié à The Athletic.
L’Espagnol a également expliqué avoir cherché à comprendre ce qui n’avait pas fonctionné. «Avec le recul, je me concentre sur les points positifs et j’analyse ce qui n’a pas fonctionné. J’ai été très autocritique, réfléchissant à ce que j’aurais pu faire de mieux, car les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. On apprend de ses déceptions, des échecs, et on essaie de se convaincre que l’avenir sera toujours meilleur. L’adaptation que j’ai dû faire, les choses qui ont fonctionné et celles qui n’ont pas fonctionné, tant au niveau du jeu lui-même que de la gestion de l’équipe», a-t-il ajouté.
Une pause nécessaire avant de relever le défi Chelsea
Avant de reprendre du service, Xabi Alonso s’est accordé une période de repos afin de retrouver de l’énergie. Il estime qu’un entraîneur doit transmettre son enthousiasme au quotidien. «Il est essentiel de transmettre cette passion et cet enthousiasme pour le jeu à chaque entraînement. J’ai surtout utilisé ce temps pour moi… J’ai déconnecté et je n’ai pas beaucoup regardé de football», a-t-il expliqué. L’Espagnol insiste également sur l’importance de bâtir un collectif solide avant de penser aux résultats. «Il s’agit de trouver le juste équilibre entre les personnalités et les niveaux de maturité, de créer des liens solides qui renforcent l’esprit d’équipe. Ensuite viennent les bonnes performances et les victoires», a-t-il souligné.
Pourquoi Chelsea ?
Si Xabi Alonso a finalement choisi de rejoindre Chelsea, c’est parce qu’il croit au potentiel de progression de l’effectif londonien. Selon lui, les résultats de la saison passée ne reflétaient pas le véritable niveau de l’équipe. «C’est une équipe qui a très bien joué ces derniers temps, et la situation n’était pas aussi mauvaise qu’elle n’y paraissait à la fin de la saison dernière. Il y a un grand potentiel d’amélioration, et nous verrons combien de temps il nous faudra pour l’atteindre», a-t-il affirmé. Le technicien révèle également que les discussions avec les dirigeants des Blues ont rapidement confirmé que les deux parties partageaient la même vision du projet. «Le club, les directeurs sportifs… c’est un processus qu’ils ont suivi, avec des points positifs et d’autres à corriger. Le plus important, c’est que nous ayons fait la même analyse. Si nous avions eu des points de vue différents, le point de départ n’aurait probablement pas été le bon», a conclu Xabi Alonso, bien décidé à ouvrir une nouvelle page de sa carrière sur le banc de Chelsea.







