PSG : Daniel Riolo lâche une bombe sur Ousmane Dembélé et évoque un possible départ

Onsaitout
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La décision du Paris Saint-Germain de mettre Ousmane Dembélé au repos jusqu’à lundi prochain suscite de nombreuses interrogations. Sorti à la mi-temps dimanche lors du match nul face à Rennes (2-2), le Ballon d’Or a été officiellement placé au repos par le club parisien, «en accord avec l’entraîneur et la direction sportive».

Dembélé ne participera donc pas à la rencontre face à Lille vendredi. Une situation qui interpelle, notamment après son remplacement à la pause contre Rennes par Ferran Torres, auteur d’un doublé. Pour plusieurs observateurs de l’After Foot sur RMC, cette décision pourrait cacher autre chose qu’une simple période de récupération.

«Une semaine de repos, ou une lourde punition ?»

Walid Acherchour a d’abord rappelé que Dembélé souhaitait débuter certains matchs récents et qu’il avait effectué une préparation spécifique durant ses vacances. «Je pense qu’Ousmane Dembélé voulait démarrer le match contre Aston Villa et il ne l’a pas fait, il est rentré en cours de jeu. Je sais, moi, qu’il avait préparé en amont, dans une préparation invisible, pour jouer ce match-là, pendant ses vacances», a expliqué le chroniqueur. Selon lui, les performances du Français contre Lens et Rennes posent également question. «C’est quand même très très bizarre parce que les deux matchs qui suivent, contre Lens et Rennes, Ousmane Dembélé n’est pas bon et n’est pas prêt physiquement. Et là, il y a une semaine de repos où il ne va pas jouer le match contre Lille», a-t-il poursuivi. Daniel Riolo a immédiatement rebondi sur cette analyse : «Une semaine de repos, ou on va dire les choses clairement, que c’est une lourde punition ? Il y a un loup, évidemment. C’est même pas un loup là».

«Ce n’est pas juste du repos»

Florent Gautreau estime lui aussi que la communication du PSG autour de cette décision interpelle. «Le fait qu’il y ait un communiqué pour annoncer ça montre effectivement que ce n’est pas juste du repos», a-t-il estimé. Pour Daniel Riolo, cette situation doit surtout être analysée sous l’angle du management et des relations humaines entre Luis Enrique et ses joueurs. «C’est une affaire qui n’est pas de l’ordre de ce que l’on a tenté d’analyser quand il est sorti à la mi-temps. Une décision forte managériale de sortir deux stars de l’équipe, que ça n’avait pas d’incidence parce que c’était le “king” qui avait décidé. Il n’y a pas un abonnement au fantastique. Le PSG est abonné au fantastique depuis 18 mois maintenant. Les grains de sable, ça arrive, c’est la vie d’un club. On est sur du management de l’humain. Walid vient de décrire une situation très juste. Des choses que les joueurs peuvent bien ou mal encaisser. L’idée du totem, du grand patron absolu, ça n’existe nulle part. A un moment, il y a toujours des contestations et des fissures dans les rapports humains. L’idée que ce serait absolument vertical, que Luis Enrique est le patron absolu et que tout le monde ferme sa gueule… 18 mois, deux Ligue des champions, c’est formidable, mais ça ne va pas durer éternellement. Déjà, je trouve que l’abonnement a bien duré et a été rentable. 18 mois de pouvoir absolu, de tout le monde dans le même sens, le bateau, le capitaine, tout va bien et tout.», a expliqué le journaliste. Riolo rappelle notamment que les relations entre Dembélé et Luis Enrique n’ont pas toujours été simples. «Rappelons-nous quand même si on reprend l’histoire, Dembélé et Luis Enrique ça n’a pas toujours été très simple, au début notamment. Il y a eu une crise octobre-novembre 2024. Parfois, ce genre de chose, quand ça marche, tu mets le ciment entre les dalles», a-t-il souligné. Selon lui, les succès du PSG ont permis de consolider cette relation, mais les équilibres peuvent évoluer. «Sauf que ce n’est plus le même Luis Enrique et le même Dembélé. Ce que j’appelle l’évolution des personnalités, les fissures dans une relation», a-t-il ajouté.

Riolo «n’écarte pas un départ»

La déclaration la plus forte est finalement venue de Daniel Riolo, qui n’exclut pas un départ du Ballon d’Or avant la fermeture du mercato. «Je n’écarte pas un départ», a-t-il lancé. Le journaliste a notamment rappelé que le marché français fermera ses portes le 1er septembre, alors que certains autres marchés resteront ouverts, notamment celui de l’Arabie saoudite. «C’est pour ça. Moi, je ne tomberais pas de ma chaise en tout cas», a-t-il ajouté.

Gautreau voit aussi Dembélé revenir plus fort

Florent Gautreau se montre toutefois moins catégorique. Pour lui, cette situation pourrait également permettre à Dembélé de revenir avec un nouvel état d’esprit et d’accepter la concurrence de Ferran Torres. «L’heure est grave. Si Luis Enrique a pris des décisions aussi radicales, à la fois de ne pas le titulariser alors que lui le souhaitait. Comme on le dit souvent, dans le management de Luis Enrique, ça n’existe pas. T’as beau avoir fait la meilleure préparation, si lui estime que c’est insuffisant ou qu’il a une autre idée, c’est comme ça», a-t-il expliqué.

Le consultant estime surtout que la sortie de Dembélé contre Rennes a pu être difficile à vivre pour le joueur. «Deuxièmement, l’histoire de Rennes, choix très très fort. Je pense évidemment que Dembélé l’a très très mal vécu», a-t-il poursuivi. Gautreau avance ensuite une hypothèse concernant la volonté du staff parisien de remettre le Ballon d’Or sous pression. «Je pense que le fait de mettre la pression sur un joueur dont les dirigeants, j’entends Luis Enrique et Campos, pensent que son prime est possiblement derrière lui. Si tu es sur cette logique-là, je ne dis pas qu’ils sont sûrs et certains de vouloir le faire partir. Sinon, ils auraient pu le faire avant, il aurait pu y avoir des discussions», a-t-il expliqué.

«Ça ne veut pas dire qu’il va partir»

Pour Gautreau, Luis Enrique pourrait simplement chercher à provoquer une réaction chez son joueur. «Mais si Dembélé s’est montré suffisamment mécontent pour le faire sentir, le dire et échanger là-dessus, Luis Enrique, comme il l’a fait sur d’autres dossiers, a très bien pu dire : dans ce cas-là, faisons simple. S’il y a une quelconque exigence nouvelle, différente de tout ce que l’on a connu sur ces dernières semaines, on n’exclut rien», a-t-il ajouté. Le consultant refuse donc de considérer un départ comme acquis. «Ça ne veut pas dire qu’il va partir. Ça veut dire qu’il va peut-être revenir comme après l’histoire d’Arsenal», a-t-il rappelé. Dembélé avait déjà connu une période compliquée après cet épisode avant de reconnaître que l’acceptation des exigences de son entraîneur lui avait finalement été bénéfique. «Rappelons que suite à cet épisode qu’il a très mal vécu, Dembélé raconte derrière lui-même qu’il n’était pas toujours d’accord au début à la fois sur ce qu’on lui demandait sur le terrain et le positionnement. Sauf qu’après il a dit qu’il avait accepté et que ça lui avait fait du bien», a expliqué Gautreau.

La concurrence avec Ferran Torres peut-elle tout changer ?

Le scénario pourrait donc se répéter. Dembélé pourrait prendre du recul pendant cette période de repos avant de revenir déterminé à retrouver sa place. «Là, on peut avoir la même histoire. Tu peux avoir un Dembélé qui revient dans le droit chemin et qui accepte la concurrence de Ferran Torres. Si j’étais à la place de Dembélé après avoir gagné ce qu’il a gagné, est-ce que je suis capable d’accepter qu’un mec, champion du monde ou pas, puisse être titulaire à ma place ? Si dans ma tête il y a plus de 50% d’idées négatives qui disent que moi je n’accepterais pas ça, et bien je réponds : je pars», conclut Gautreau.

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