Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que les États-Unis avaient échoué dans leur volonté de déstabiliser la République islamique et de provoquer un changement de régime à Téhéran. Selon lui, malgré les pressions militaires, économiques et sécuritaires exercées contre son pays, l’Iran a réussi à préserver son unité.
«Non seulement l’Iran n’est pas devenu le Venezuela, mais le monde a été impressionné par notre puissance», a déclaré Pezeshkian dans un discours diffusé à la télévision d’État. Le président iranien a accusé Washington de chercher à fragiliser les institutions du pays tout en s’appuyant sur des difficultés internes pour provoquer des divisions au sein de la population. Selon lui, les «ennemis» de l’Iran «espèrent créer des divisions et des fissures dans la société par le biais de problèmes».
Pezeshkian reconnaît les difficultés économiques
Massoud Pezeshkian a toutefois reconnu que l’Iran traversait une période particulièrement difficile, notamment sur le plan économique. Inflation, coût de la vie et chômage restent au cœur des préoccupations de la population. «C’est une honte pour nous qu’il y ait des problèmes», a reconnu le président iranien, avant d’affirmer que son pays était actuellement «engagé dans une guerre économique, militaire et sécuritaire à grande échelle». Face aux nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, Pezeshkian assure que son gouvernement entend rester ferme et continuer à défendre les intérêts de la population. «Nous mettons tout en œuvre pour surmonter l’inflation, les problèmes de subsistance et le chômage, et pour garantir un avenir digne et glorieux au peuple», a-t-il déclaré.
L’appel à maintenir l’unité nationale
Pour le président iranien, la cohésion de la société constitue l’un des principaux enjeux dans le contexte actuel. Il estime que Téhéran doit également faire preuve de fermeté dans les négociations avec ses adversaires. «S’ils prennent une décision et font ensuite marche arrière, ils se retrouveront dans une situation très délicate», a-t-il prévenu. Pezeshkian a également appelé les Iraniens à éviter les divisions internes et à préserver l’unité nationale malgré les difficultés. «J’espère que cette unité et cette cohésion resteront stables. L’ennemi entend créer des divisions et des fractures dans la société par le biais de problèmes, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les empêcher, ainsi que les conflits et les egos», a-t-il conclu.
Une nouvelle confrontation avec Washington
Ces déclarations interviennent après l’annonce par les États-Unis de nouvelles mesures destinées à accentuer la pression sur le régime iranien. Washington a notamment promis de renforcer considérablement les sanctions contre Téhéran, dans un contexte de confrontation qui s’est intensifié ces derniers mois. «Nous sommes engagés dans une guerre totale sur les fronts économique, militaire et sécuritaire. Il (le président américain Donald Trump) déclare sans ambages qu’il impose les sanctions les plus sévères et les plus redoutables à l’Iran», a déclaré Pezeshkian.
L’Iran est par ailleurs confronté depuis plusieurs années à des mouvements de contestation liés notamment à la situation économique, à l’inflation et à la baisse du pouvoir d’achat. Fin décembre, une mobilisation initialement provoquée par la hausse du coût de la vie s’était rapidement transformée en manifestations plus larges contre le gouvernement. Les autorités iraniennes ont fait état de plus de 3 000 morts et ont attribué les violences à des «actes terroristes» qu’elles imputent aux États-Unis et à Israël. De leur côté, plusieurs organisations non gouvernementales basées à l’étranger ont fait état d’une répression ayant causé des milliers de morts.









