La course au Ballon d’Or 2026 commence à provoquer des remous au sein du football français. Alors que Kylian Mbappé a clairement revendiqué ses ambitions pour le prestigieux trophée, Ousmane Dembélé lui a répondu avec une sortie qui n’est pas passée inaperçue. Pour Walid Acherchour, cette séquence révèle surtout des tensions grandissantes entre les deux stars de l’équipe de France.
Le 26 octobre prochain, Londres accueillera la cérémonie du Ballon d’Or. L’édition 2026 s’annonce particulièrement indécise avec plusieurs prétendants sérieux, parmi lesquels Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Kylian Mbappé, Harry Kane, Lamine Yamal ou encore Rodri. Kylian Mbappé, malgré l’absence de Ligue des champions et de Coupe du monde à son palmarès cette saison, estime pourtant avoir suffisamment marqué les esprits pour prétendre au trophée. Dans France Football, l’attaquant du Real Madrid a assumé une confiance maximale.
«J’ai toujours eu l’idée que le Ballon d’Or devait récompenser un joueur différent. Bien sûr qu’il y a le cadre collectif, c’est important. Le football est un sport collectif. Mais c’est un trophée individuel.», a expliqué Mbappé. Le Français s’est ensuite directement positionné comme le meilleur candidat à ses yeux : «Et l’idée que j’ai du Ballon d’Or est celle de l’époque Messi et Ronaldo. On ne le donne jamais à des joueurs standards, mais à des joueurs différents. Et je pense avoir fait des choses différentes cette année» Avant d’aller encore plus loin : «Il n’y a pas eu de meilleur joueur que moi. On parlait des accomplissements. De mettre autant de buts dans des compétitions importantes, là où tous les grands joueurs sont là, et, bien sûr, à la Coupe du monde, l’événement le plus important.»
Dembélé répond à Mbappé
Ousmane Dembélé n’a pas directement cité Mbappé, mais sa réponse a rapidement été interprétée comme une réaction aux propos de son ancien coéquipier du PSG. Après la victoire contre Brest, le Ballon d’Or 2025 a insisté sur son parcours et sur son travail dans l’ombre. «J’ai toujours été comme ça vous savez, au fond de la classe en train de travailler dur. Dans toute ma carrière, je n’ai pas dit un mot, j’ai travaillé, énormément.», a déclaré Dembélé au micro de Ligue 1+. Le Parisien a ensuite rappelé qu’il n’avait jamais été considéré comme «l’élu» avant de remporter le trophée l’année précédente. «Comme je l’ai dit, je n’ai jamais été élu, mais j’ai bossé énormément. L’année dernière, j’étais récompensé d’une année fantastique avec le PSG. Cette année, on verra bien. Sans pression, tranquille», a-t-il ajouté. Une réponse qui a immédiatement alimenté les spéculations sur la relation entre les deux internationaux français.
«Si Mbappé doit crever un ami pour le Ballon d’Or…»
Pour Walid Acherchour, cette sortie de Dembélé n’est pas anodine. Le chroniqueur de RMC estime même que le joueur du PSG aurait laissé transparaître une certaine frustration. «Vous savez, j’ai toujours été au fond de la classe, en train de travailler, dur. Dans toute ma carrière, je n’ai pas dit un mot, j’ai travaillé énormément. Comme je l’ai dit, je n’ai jamais été l’élu. Mais j’ai bossé énormément. Dembélé n’aurait pas du répondre à Mbappé, car ça montre une certaine susceptibilité. Il se trompe de déclaration quand il parle de l’élu. Mais ça témoigne d’une accumulation et il veut dire « stop ». Si Mbappé doit crever un ami pour le Ballon d’or, il le fera, c’est le sentiment que doit avoir Dembélé et ce n’est peut-être pas sa conception de l’amitié», a analysé Acherchour dans l’After Foot.
Zidane déjà face à un premier dossier
Cette rivalité supposée pourrait également avoir des conséquences en équipe de France. Alors que Zinedine Zidane a pris les commandes des Bleus, le sélectionneur pourrait être contraint de gérer cette situation si les tensions venaient à s’installer durablement. Acherchour reste toutefois prudent sur les conséquences à court terme. «Est-ce que ça influer sur l’avenir en équipe de France ou pas ? On n’en est pas là. On sait qu’il y a beaucoup d’hypocrisie dans le football, mais ça montre que Mbappé avec les autres, il y a quand même un point d’interrogation», a-t-il conclu.






