La lourde défaite de l’AC Milan face à Bournemouth (0-3) en Ligue Europa a provoqué une vive polémique en Italie. Fabio Ravezzani, journaliste et directeur de Telelombardia, a vivement critiqué Ruben Amorim, qu’il tient pour responsable de cette contre-performance. Il réclame une remise en question de l’entraîneur portugais, dont les choix tactiques ont suscité de nombreuses interrogations.
«L’humiliation indescriptible subie par Milan face à Bournemouth n’a qu’un seul responsable : Ruben Amorim. Il a fait s’effondrer Milan. Il a aligné la pire équipe possible. Même un enfant saurait que Moreira doit jouer à gauche. Il a insisté pour miser sur Estupiñán. Musah n’est pas un phénomène, pas plus que Jashari. Camarda n’a pas joué, même sans Gonçalo Ramos», a lancé Ravezzani dans une analyse publiée sur YouTube. Le journaliste a notamment contesté certains choix de composition et regretté l’absence de Camarda. «Un désastre absolu, aggravé par Maignan. De la folie. Amorim ne peut plus se bercer d’illusions, ni tromper les supporters milanais. L’équipe n’a pas cadré un seul tir. Malheureusement, la situation de Milan est délicate. Le club a le potentiel pour se relever, mais il ne peut pas être géré comme le fait Amorim. Une défaite humiliante qui devrait servir d’exemple à l’entraîneur et à Cardinale [propriétaire de l’AC Milan]», a-t-il ajouté.
Amorim a réagi aux critiques après sa défaite
De son côté, Amorim a tenté d’expliquer cette débâcle en évoquant le penalty concédé sur corner et l’expulsion qui a suivi. «Il n’y a pas eu de match. Vous parlez du rythme, qui était différent du match contre Salzbourg [une déroute 0-4]… Il n’y a pas eu de match. Vous avez vu le même match que moi, mais ce n’est pas grave. C’est une autre équipe, et on ne peut pas se permettre un penalty sur corner ni une expulsion, car à dix, on ne peut rien faire», a déclaré le technicien portugais à Sky Italia. Il a ensuite insisté sur les conséquences de ces événements : «Le penalty sur le premier corner, puis le carton rouge, ont tout changé. Il n’y avait plus de match. Nous n’avons pas eu le temps de développer notre jeu et de nous remettre du premier penalty. Le match s’est donc résumé au carton rouge et aux deux penalties. Après cela, il s’agissait de tenir notre position et d’essayer de presser, mais au final, nous avons encaissé le troisième but.»
Après ce revers européen, l’entraîneur milanais s’apprête à disputer une série de rencontres importantes. L’AC Milan doit affronter Udinese, puis Bologne, avant de retrouver son rival, l’Inter. Ces trois rendez-vous pourraient peser lourd dans la suite de sa saison et alimenter les interrogations sur son avenir. Selon La Gazzetta dello Sport, Cardinale lui aurait toutefois déjà renouvelé sa confiance. Amorim devra désormais obtenir des résultats pour calmer les critiques et éviter que la crise ne s’aggrave.






