Tottenham : après 350 millions dépensés, De Zerbi pointe un problème inquiétant

Onsaitout
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Le début de saison de Tottenham tourne déjà au cauchemar. Battus lors de leurs deux premières journées de Premier League, les Spurs n’ont toujours pas inscrit le moindre but et occupent la dernière place du classement. Une situation particulièrement préoccupante après un mercato XXL, durant lequel le club londonien a investi plus de 350 millions de livres sterling pour reconstruire son effectif.

Après la défaite 2-0 contre Newcastle, Roberto De Zerbi ne s’est pas caché. Pour l’entraîneur italien, le principal chantier ne concerne pas uniquement les aspects tactiques ou techniques. Il s’agit avant tout de transformer la mentalité de ses joueurs.

«On ne peut pas acheter la mentalité»

Interrogé sur le principal problème auquel il devait faire face, De Zerbi a reconnu que la mentalité constituait aujourd’hui son plus grand défi. «Vous avez raison, oui. C’est le plus gros problème, le plus grand défi, et l’objectif le plus important est de trouver la bonne mentalité. Malheureusement, on ne peut pas acheter la mentalité sur le marché des transferts», a expliqué le technicien italien. Pour De Zerbi, le football demande parfois du temps pour permettre à un groupe profondément renouvelé de trouver son équilibre. «Le football, c’est comme de la magie ; vous pouvez changer beaucoup de joueurs en une seule fenêtre de transferts et trouver l’équilibre immédiatement, ou bien vous pouvez avoir besoin de plus de temps. J’aimerais atteindre cet objectif rapidement, dès que possible, car c’est déterminant pour pratiquer le football. Mais le plan du club et son projet, ainsi que ce que nous faisons pour reconstruire une nouvelle équipe avec de nouveaux joueurs, constituent un plan formidable et un projet formidable, et je n’ai aucun doute sur l’issue de ce projet.», a-t-il poursuivi.

Tottenham déjà dans une situation inquiétante

Face à Newcastle, Tottenham a pourtant livré une première période encourageante. Les Spurs ont longtemps dominé les débats avant de céder après l’ouverture du score d’Anthony Elanga. Yoane Wissa a ensuite doublé la mise en fin de rencontre. Mais le manque de réaction après le premier but a particulièrement inquiété De Zerbi. Tottenham s’est ainsi incliné 2-0, après avoir déjà perdu 3-0 contre Brentford lors de la première journée.

Les Spurs n’avaient plus commencé une saison de championnat avec deux défaites et aucun but inscrit depuis 1974-1975. Jamie Carragher, consultant pour Sky Sports, a même qualifié ce début de campagne de «pire possible». De Zerbi assure pourtant qu’il ne faut pas comparer cette équipe à celle des deux dernières saisons, au cours desquelles Tottenham avait terminé à la dix-septième place.

«Je suis déçu à cause du résultat, et je suis désolé pour les supporters et pour l’environnement autour du club, car après deux défaites, certains pensent peut-être que c’est la même histoire, comme lors des deux dernières saisons. Je n’ai aucun doute sur le fait que ce n’est pas le cas. Je ne peux pas changer d’avis à cause de deux défaites. J’ai une grande confiance, très grande, dans le potentiel des joueurs de mon équipe. Au final, lorsque nous deviendrons une équipe, lorsque nous améliorerons l’harmonie entre les joueurs, lorsque nous développerons la qualité du jeu et que nous améliorerons les espaces défensifs, ce groupe, que ce soit moi l’entraîneur ou un autre, rien ne changera, parce que ce sont de bons joueurs. Je suis désolé pour le club, parce qu’ils construisent une équipe formidable, mais peut-être ne sommes-nous pas encore prêts, pour de très nombreuses raisons.», a-t-il affirmé.

Trois joueurs veulent déjà quitter Tottenham

Comme si les résultats ne suffisaient pas, Tottenham doit également gérer une importante agitation au sein de son vestiaire. Roberto De Zerbi a confirmé que trois joueurs avaient demandé à quitter le club : Richarlison, Kevin Danso et Pape Matar Sarr. Les trois hommes n’étaient pas présents dans le groupe pour affronter Newcastle. Dans le cas de Pape Matar Sarr, une légère blessure aux ischio-jambiers explique également son absence, mais le Sénégalais aurait lui aussi exprimé son souhait de partir. «Richarlison, je ne sais pas. Il a dit trop de fois qu’il voulait partir, a expliqué De Zerbi aux journalistes. Danso est venu me voir il y a deux jours et il m’a dit qu’il voulait partir. Pape Sarr, c’est la même chose, mais il a subi une petite blessure et il est presque prêt à reprendre l’entraînement», a révélé De Zerbi. Cette situation pourrait rapidement devenir l’un des dossiers brûlants des dernières heures du mercato. La Juventus serait notamment intéressée par Pape Matar Sarr.

De Zerbi pose ses conditions

Malgré les tensions, le technicien italien assure entretenir de bonnes relations avec les trois joueurs. Il refuse néanmoins de retenir ceux qui souhaitent absolument partir. «J’adore ces joueurs, et ce sont de très bons gars. J’entretiens de très bonnes relations avec eux», a-t-il assuré. Mais Tottenham ne compte pas brader ses joueurs. «S’ils veulent partir, ils doivent apporter la solution économique au club, et ils peuvent s’en aller, puis nous trouverons d’autres joueurs», a prévenu l’entraîneur.

Plus de 350 millions de livres dépensés

Cette crise intervient alors que Tottenham a considérablement investi durant l’été. Plus de 350 millions de livres sterling auraient été consacrés au recrutement de huit joueurs afin de remodeler une équipe qui avait échappé de peu à la relégation la saison précédente. Parmi les recrues les plus coûteuses figure Sandro Tonali, arrivé pour environ 100 millions de livres sterling. Le milieu de terrain italien a vécu des retrouvailles difficiles avec Newcastle, son ancien club, puisqu’il a été pris pour cible par une partie du public. Omar Marmoush fait également partie des nouveaux visages attendus pour redonner de l’ambition aux Spurs.

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Mais pour De Zerbi, le problème n’est pas nécessairement lié à la qualité individuelle de ses recrues. L’urgence consiste désormais à créer une véritable équipe. «À la fin, quand nous deviendrons une équipe, quand nous améliorerons la connexion entre les joueurs. Je suis désolé pour les supporters, pour l’ambiance, parce qu’après deux défaites, peut-être que quelqu’un peut penser que c’est la même histoire, la même que lors des deux dernières saisons. Je n’ai aucun doute : ce n’est pas le cas. Rien ne change parce qu’ils sont trop bons [comme groupe de] joueurs. Je suis désolé pour le club parce qu’il est en train de construire un grand effectif. Mais peut-être que, pour l’instant, nous ne sommes pas encore prêts, pour beaucoup, beaucoup de raisons nous ne sommes pas encore prêts», a-t-il expliqué. Malgré ce départ catastrophique, Roberto De Zerbi refuse donc de remettre en question son projet. «Il n’y a pas de panique. Je sais où nous allons et quel est le plan. J’ai une très, très grande confiance dans les qualités de mes joueurs», a-t-il assuré.

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