Zinédine Zidane était présent en conférence de presse à la veille du choc entre la France et l’Italie au Stade de France. Après deux victoires contre la Turquie et la Belgique, le sélectionneur des Bleus espère poursuivre son sans-faute pour sa première campagne à la tête de l’équipe de France.
Zidane attend avec impatience son premier grand rendez-vous
Après les succès obtenus contre la Turquie (1-0) et la Belgique (1-0), la France accueille l’Italie ce vendredi soir au Stade de France. Une rencontre forcément particulière pour Zidane, qui devrait recevoir un accueil chaleureux du public français. Le sélectionneur tricolore ne cache d’ailleurs pas son émotion à l’approche de cette rencontre. «C’est une grosse émotion. Encore plus demain quand il y aura le public. On a bien préparé ce troisième match. Il n’y a pas de pépin particulier. On va essayer de gagner ce premier match devant notre public», a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Le Parisien.
Le souvenir de 2006 toujours présent
Face à l’Italie, impossible pour Zidane d’échapper aux questions sur la finale de la Coupe du monde 2006 et son altercation avec Marco Materazzi. Le sélectionneur français préfère toutefois regarder au-delà de cet épisode. «Les images me le rappellent toujours, ça passe en boucle partout. Heureusement que je n’ai pas fait que ça. Il y en a d’autres plus sympas, je pense à celles qui sont positives. La Juve, ça a été particulier. C’est là où je suis devenu un joueur important», a-t-il expliqué. Zidane a également reconnu ne plus avoir échangé avec Materazzi. «Non je n’ai pas parlé avec lui. Ce n’est pas un regret, je ne suis pas fier, mais ça fait partie de ma carrière, c’est un parcours. Vous ne pouvez pas faire que des belles choses. Maintenant, il faut penser à la suite», a-t-il ajouté.
«Je ne pense jamais à l’échec»
Désormais sélectionneur de l’équipe de France, Zidane sait que les attentes sont élevées. Pour autant, il assure ne pas se focaliser sur la possibilité d’un échec. «Non, je ne serai pas là sinon. S’il peut y avoir un échec, je ne pense jamais à ça, comme pendant ma carrière. Je me suis toujours dit que c’est une opportunité qu’on m’a donnée en tant que joueur, je l’ai méritée aussi. Pour entraîner, c’est la même chose. Je me suis entraîné, j’ai suivi une formation, je suis passé deux fois par Madrid, je suis prêt», a-t-il affirmé.
Le technicien français a également rappelé l’importance de ce rêve. «Mon rêve, c’était de pouvoir entraîner l’équipe de France. Je ne pense pas aux choses négatives, j’ai une équipe de fou. Je vais tout donner, c’est la seule chose qui m’habite», a-t-il poursuivi. Zidane est également revenu sur la fin de sa carrière internationale. «En 2006, je ne savais pas que j’allais devenir entraîneur. Pour moi, c’était la fin. Donc, ça a été très compliqué. Je crois en la vie, en des choses positives, à ce que je fais. Je me suis préparé pour pouvoir revenir. J’ai envie de me donner à fond car aujourd’hui je suis là.»
Zidane se méfie de l’Italie
Enfin, le sélectionneur français a livré son regard sur la situation actuelle de la Squadra Azzurra, absente des dernières phases finales de Coupe du monde. «Voir l’Italie éliminée des phases finales, ça fait bizarre. Cette équipe a toujours eu des joueurs importants. Je ne suis pas dedans donc je ne peux pas avoir un avis sur la question. Il faut être à l’intérieur pour savoir», a-t-il expliqué. Zidane refuse surtout de sous-estimer son adversaire. «C’est une équipe capable de faire des choses incroyables sur un match. Mes joueurs sont prêts pour un match contre une belle équipe. On peut dire que ce n’est pas la même équipe de l’Italie, mais tout peut arriver. Elle a gagné en Turquie après avoir perdu contre la Belgique. Il va falloir qu’on soit bon», a-t-il conclu.






