Thierry Henry encense l’Espagne après son sacre mondial

Onsaitout
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Thierry Henry n’a pas tari d’éloges sur l’équipe d’Espagne, sacrée championne du monde en 2026 après sa victoire face à l’Argentine. Dans un entretien accordé à AS, l’ancienne star française a expliqué pourquoi le sacre de la Roja lui semblait totalement mérité, tout en revenant sur les difficultés qu’il a toujours rencontrées face à la sélection espagnole.

«Comme vous le savez, j’ai perdu face à l’Espagne dans tous les grands matches. Je ne citerai pas les noms de tous les joueurs, mais je l’ai vu, et nous l’avons tous toujours vu. Je le répète sans cesse : leur façon de travailler, leur identité, leur philosophie, et le fait de placer la valeur de l’équipe au-dessus des individualités, tout cela leur vaut aujourd’hui leur récompense. La meilleure équipe a remporté la Coupe du monde, et personne ne peut dire le contraire. Ce fut une leçon exceptionnelle», a-t-il confié.

«L’Espagne imposait sa domination»

Henry a également insisté sur l’impression d’impuissance ressentie par une équipe lorsqu’elle doit courir après le ballon face à l’Espagne. Pour lui, la maîtrise collective de la Roja reste l’une de ses principales forces. «Il y a une chose qui me surprend toujours quand on parle de l’Espagne, c’est que les gens disent que si tu joues contre l’Espagne, tu dois faire ceci ou cela. Mais quand tu n’as pas le ballon, tu dois jouer au football sans lui. Alors, comment faire cela face à une équipe pareille ?», a expliqué le Français. Il poursuit : «Il y a eu beaucoup de choses dans le tournoi, mais l’Espagne imposait sa domination avec et sans le ballon. C’est un plaisir de la regarder jouer. En réalité, l’Espagne était la seule équipe que je ne voulais pas affronter, parce qu’elle est extrêmement difficile, et nous avons toujours souffert face à elle.»

Une Espagne toujours fidèle à son identité

Pour Thierry Henry, la génération actuelle dirigée par Luis de la Fuente possède finalement la même philosophie que celle qui avait remporté la Coupe du monde 2010 avec des joueurs comme Xavi, Iniesta, Busquets, Puyol et Ramos. «Peut-être que, par le passé, les gens pouvaient dire qu’avec cette équipe qui comptait Xavi, Iniesta, Busquets, Puyol et Ramos, ils devaient gagner de fait. Ils ne se rendaient pas compte que c’était aussi une équipe. Peut-être que les gens sont désormais plus conscients de la valeur du travail collectif, parce que les noms actuels n’ont pas la même notoriété médiatique, mais l’essence reste la même», a-t-il souligné.

Henry choisit finalement le Barça

Interrogé ensuite sur la meilleure équipe du monde au début de la nouvelle saison, Henry a d’abord tenté d’éviter de désigner un favori. Mais après avoir rappelé que la hiérarchie pouvait rapidement évoluer, l’ancien joueur du Barça a finalement cité le club catalan. «La meilleure équipe du moment peut changer, et c’est pour cela que je n’aime pas trop répondre à cette question. Nous ne parlons que de l’instant présent. Pensez au Paris Saint-Germain la saison dernière : au début, personne n’aurait dit qu’il remporterait la Ligue des champions, puis il l’a remportée. Tout change», a-t-il expliqué. Avant de conclure avec une formule qui ne laisse guère de place au doute : «Cela dit, il faut reconnaître que Barcelone, en ce moment, fait peur.»

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