Le PSG a connu une première journée de Ligue 1 particulièrement mouvementée. Menés 2-0 à la pause sur la pelouse du Stade Rennais, les Parisiens ont finalement arraché le match nul grâce à un doublé de Ferran Torres. Pour provoquer cette réaction, Luis Enrique n’a pas hésité à effectuer deux changements forts dès la mi-temps en sortant Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia. Un choix qui a rapidement alimenté les débats autour des statuts dans le vestiaire parisien. Pourtant, pour Jérôme Rothen, il n’y a absolument aucune remise en cause de la hiérarchie au PSG.
Luis Enrique assume ses choix
Après la rencontre, Luis Enrique avait clairement expliqué sa philosophie. Pour l’entraîneur espagnol, les performances passées ne donnent aucun droit particulier à ses joueurs. «Le football, c’est comme ça. Le Paris Saint-Germain n’a rien gagné, rien ! Si tu penses à ce que tu as gagné, tu ne vas rien gagner ! La chose la plus importante pour moi, c’est qu’il n’y a pas de crédit : tu dois montrer chaque jour, à chaque entraînement, à chaque match que tu es prêt. Sinon, c’est facile de se reposer. Non ! On cherche à gagner tout le temps, et pour cela, tu dois sortir de ta zone de confort. C’est clair ?», avait expliqué le technicien au micro de Ligue 1+.
Rothen refuse de parler de «statuts bousculés»
De retour à l’antenne de RMC, Jérôme Rothen a vivement contesté l’idée selon laquelle Luis Enrique aurait envoyé un message particulier à Dembélé et Kvaratskhelia. «Les statuts bousculés, c’est une énorme connerie de dire ça. Je vais commencer l’année à me révolter sur certains avis. Comment tu peux dire ça après un match de Championnat et après avoir sorti, à juste titre, Kvara et Dembélé», a-t-il lancé dans Rothen s’enflamme. Pour l’ancien international français, les deux joueurs ont simplement été remplacés parce qu’ils étaient en difficulté lors de cette rencontre. «Il y a des matchs qui sont plus compliqués en début de saison. Les états de forme divergent. Luis Enrique s’est aperçu, sur ce match-là, que beaucoup de joueurs étaient en dedans et c’est pour ça que Paris était mené 2-0 et que Paris était inoffensif», a-t-il analysé. Rothen a également dressé un constat très sévère sur le rendement offensif parisien en première période. «Il ne se passait rien, pas d’action, pas de décalage, pas de prise de risque, pas de percussion et pas de finition, donc le néant offensivement», a-t-il ajouté.
«Heureusement qu’il y a des statuts dans cette équipe»
Jérôme Rothen refuse donc catégoriquement de considérer que les cadres du PSG auraient perdu leur statut. Au contraire, il estime que la hiérarchie existe bel et bien, mais qu’elle ne doit pas empêcher Luis Enrique de prendre des décisions fortes. «Ne me parlez pas de statut remis en question. Heureusement qu’il y a des statuts dans cette équipe. L’année dernière, on a eu le cas aussi. Dembélé, il y a des matchs, il ne jouait pas», a-t-il rappelé. L’ancien joueur du PSG pose d’ailleurs une question simple : vaut-il mieux être remplacé à la pause ou ne pas débuter une rencontre ? «Qu’est-ce qui est le plus grave : commencer le match et sortir à la mi-temps ou ne pas jouer du tout et être remplaçant ?», s’est-il interrogé.
«Dans les matchs importants, ces mecs-là vont être titulaires»
Pour Rothen, la véritable hiérarchie du PSG se vérifiera surtout lorsque les grandes échéances européennes arriveront. «Dans les matchs importants, tu vas voir si ces mecs-là seront sur le banc. Je peux te le dire. Un match de Ligue des champions qui compte, ces mecs-là vont être titulaires», a-t-il assuré. Le consultant estime donc que Luis Enrique a simplement appliqué les principes d’un entraîneur de très haut niveau, sans chercher à déstabiliser ses stars. «Donc arrêtez de me dire qu’il n’y a pas de statut. Luis Enrique a géré l’équipe du PSG hier (dimanche) comme n’importe quel entraîneur de très haut niveau qui a envie de gagner et qui s’est rendu compte que ces mecs-là, sur ce match-là, n’étaient pas dedans», a conclu Jérôme Rothen.







