Après une saison exceptionnelle avec le PSG et l’Espagne, Fabian Ruiz figure parmi les 30 nommés au Ballon d’Or. Le milieu espagnol, vainqueur de la Ligue des champions et de la Coupe du monde, estime avoir des arguments, tout en laissant les votants faire leur choix.
«En termes de titres, non»
Déjà présent parmi les nommés l’an dernier, Fabian Ruiz espère cette fois grimper dans la hiérarchie. Le milieu du PSG préfère toutefois rester mesuré lorsqu’il évoque ses chances. «Où je me situe dans la course au Ballon d’Or ? C’est aux votants de décider. Le plus important pour moi est de me mettre à la disposition de l’équipe, tout en cherchant à faire partie des meilleurs. J’ai eu la chance de figurer parmi les 30 nommés l’an dernier. Figurer parmi les 30 est un privilège. Qu’ils votent pour ceux qui, selon eux, le méritent le plus. Je suis déjà très reconnaissant et fier d’être nommé», a-t-il confié à France Football. Avec une Ligue des champions remportée avec le PSG et une Coupe du monde gagnée avec l’Espagne, Fabian Ruiz estime disposer d’un bilan collectif particulièrement solide. «Cela dépend. En termes de titres, non. Individuellement, de grands joueurs ont réalisé une excellente saison et leur niveau ne fait aucun doute. Il y a beaucoup de candidats. Faire partie des joueurs cités pour le Ballon d’Or est déjà un privilège et une immense satisfaction», a-t-il reconnu.
Fabian Ruiz défend les milieux
Malgré une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains entre janvier et avril, l’Espagnol estime avoir répondu présent lors des grands rendez-vous. «J’ai été important dans les moments décisifs, en club comme en sélection», assure-t-il. Conscient que les attaquants sont souvent privilégiés dans cette récompense individuelle, Fabian Ruiz cite notamment Rodri, dernier milieu de terrain à avoir remporté le trophée. «Rodri a remporté le Ballon d’Or il y a deux ans. Même si les défenseurs et gardiens ont encore du mal à se distinguer, je pense qu’aujourd’hui ce qui compte, c’est plus le rôle que le poste sur le terrain. Donner l’exemple pour que les enfants qui débutent regardent aussi les milieux, les défenseurs et les gardiens, c’est important», a-t-il expliqué.
Une belle relation avec Luis Enrique
Fabian Ruiz est également revenu sur sa relation avec Luis Enrique, qui ne l’avait pas retenu pour le Mondial 2022 avant de le retrouver au PSG un an plus tard. «Lorsqu’il ne m’a pas convoqué (pour la Coupe du Monde), puis au moment de son arrivée à Paris, tout le monde me demandait si nous nous étions disputés ou s’il y avait un conflit entre nous. J’ai toujours répondu : « Non, nous avons une très bonne relation. » Un entraîneur est toujours amené à prendre des décisions difficiles. Constituer une liste avec autant de bons joueurs espagnols disponibles… Certains allaient forcément rester de côté et, cette fois, c’est tombé sur moi.», a-t-il rappelé. Aujourd’hui, le milieu espagnol ne garde aucune rancœur envers son entraîneur. «J’étais content de son arrivée au PSG, car je savais qu’il était l’un des meilleurs. Je pensais sincèrement que son style nous ferait du bien et qu’il tirerait le meilleur de chacun. Et c’est ce qu’il a fait… Avec Luis Enrique, nous entretenons une belle relation et avons beaucoup gagné ensemble», a conclu Fabian Ruiz.






