L’AC Milan a parfaitement réagi après sa défaite 2-0 contre Benfica en s’imposant largement face à Lecce (3-0) à San Siro. Une victoire qui permet à Ruben Amorim de souffler quelque peu après des premières semaines contrastées sur le banc des Rossoneri.
Malgré ce succès, l’entraîneur portugais refuse de s’enflammer. Après six matches à la tête de l’AC Milan, son bilan est désormais de trois victoires, deux nuls et une défaite. Pour Amorim, son équipe est encore en pleine construction.
«Nous n’en sommes qu’au début»
«Je comprends que vous soyez obsédés par notre situation actuelle. Nous n’en sommes qu’au début. Nous avons des moments où nous jouons très bien, mais je ne peux pas juger une équipe sur la base de quelques instants seulement. Nous n’en sommes qu’au début.», a expliqué Amorim en conférence de presse. Le technicien veut notamment voir ses joueurs gagner en régularité et adopter une attitude plus agressive. «Il y a plusieurs aspects sur lesquels nous devons être constants, mais j’ai le sentiment que passer d’une équipe qui attend parfois que le match se déroule à une équipe qui presse, qui cherche à s’engager dans les duels individuels et qui doit s’adapter… Bien sûr, nous aurons des problèmes, mais je ne peux pas vous donner de pourcentage. Nous n’en sommes qu’au début et cela prendra du temps», a-t-il ajouté.
Amorim a également souligné les exigences tactiques du football italien : «Ici, les entraîneurs sont très intelligents et comprennent parfaitement l’aspect tactique du jeu. Je sais que parfois, ils s’attendent à ce que nous jouions et construisions nos attaques d’une manière particulière. Cela devient trop rigide, et pour être vraiment performants dans ce système, nous devons posséder des qualités exceptionnelles.»
«À Manchester United, j’ai appris»
Son passage à Manchester United semble également avoir profondément influencé sa manière de travailler. Amorim explique désormais vouloir tirer les leçons de ses expériences passées pour progresser dans son métier. «À Manchester United, j’ai appris que je ne peux pas continuer à faire les mêmes erreurs et espérer un résultat différent. J’essaie donc d’évoluer en tant qu’entraîneur et d’aider mes joueurs, car je comprends leurs caractéristiques», a confié le Portugais.
Amorim répond aux critiques
L’entraîneur de l’AC Milan a également profité de sa conférence de presse pour répondre indirectement aux critiques qui ont accompagné ses débuts en Italie. «Je pense que ce n’est pas si mal. En même temps, c’est un peu frustrant car, au vu des matchs, on aurait pu avoir plus de points. Mais si on regarde ce qui s’est passé la semaine dernière, on avait l’impression de sortir de cinq matchs sans victoire, au lieu de cinq matchs sans défaite.», a-t-il lancé. Amorim rappelle surtout qu’il n’a jamais promis de transformer Milan en quelques semaines. «Je comprends la pression qui pèse sur l’AC Milan, je comprends l’idée de la promesse que je n’ai jamais faite, celle d’arriver, de marquer beaucoup de buts et de tout changer. Ce n’est pas vrai. Cela prendra du temps, je fais de mon mieux.»
«Nous devons penser à la suite»
Le Portugais estime néanmoins que ses joueurs progressent. «Je pense que les joueurs progressent et que la motivation est présente à chaque match. Parfois, nous jouons bien, parfois non. Ce n’est que le début, et nous devons penser à la suite», a-t-il déclaré. La trêve internationale constituera désormais un nouveau défi pour le technicien. «Après la trêve internationale, nous n’aurons aucun temps de préparation, et je sais déjà que le moindre imprévu sera problématique», a-t-il prévenu. Amorim compte donc profiter de cette période pour poursuivre son travail en dehors du terrain. «Je vais donc profiter de ce temps pour étudier nos adversaires, notre équipe, et tenter d’aider mes joueurs. J’espère seulement qu’ils reviendront en pleine forme, sans blessures, pour préparer les prochains matchs», a conclu l’ancien entraîneur du Sporting et de Braga.






