Bruno Fernandes n’a pas toujours évolué au poste de milieu offensif. Avant de devenir le capitaine de Manchester United et l’un des joueurs les plus influents des Red Devils, l’international portugais a commencé sa carrière… en défense centrale.
Récemment élu Joueur de l’année par ses pairs lors des PFA Players’ Player of the Year, Fernandes s’est confié dans le Beast Mode Podcast, aux côtés d’Adebayo Akinfenwa. Il y a notamment raconté ses débuts et l’origine de son goût pour les duels. «J’ai commencé ma carrière comme défenseur central. Comme j’étais le plus maigre et le plus petit, c’était une bonne chose pour moi parce que je devais utiliser mon cerveau pour devancer l’attaquant», a expliqué le Portugais.
Une enfance passée à jouer contre des plus grands
Cette mentalité s’est également construite durant son enfance au Portugal, notamment lorsqu’il jouait régulièrement contre des adversaires plus âgés. «En grandissant, à mon époque, on jouait beaucoup dans la rue. J’étais toujours l’un des plus jeunes, parce que mon frère a cinq ans de plus que moi, donc je jouais contre lui et ses amis. Je me suis habitué à me faire battre, mais aussi à battre des gens plus forts que moi. Donc je n’ai jamais peur de mettre le pied ou d’aller au duel», a-t-il raconté.
Fernandes plaisante avec Akinfenwa sur les duels physiques
Face à Akinfenwa, Fernandes a également plaisanté sur la manière dont il aurait défendu contre un joueur aussi puissant : «Je ne te laisserais pas l’espace pour me bloquer. Je te laisserais avoir le ballon et ensuite, quand tu te retournes, je pourrais avoir besoin de réussir un tacle très appuyé pour te prendre le ballon. Si tu arrives trop vite sur moi, ça pourrait aussi être un problème !»
Fernandes bat son record… mais Sesko finit par le rattraper
Et cette volonté de se mesurer aux meilleurs ne l’a jamais quitté. À l’entraînement, Fernandes s’est notamment retrouvé opposé à Benjamin Sesko lors d’un sprint de 45,72 mètres. «La saison dernière, à l’entraînement, j’ai dû faire un sprint sur 45,72 mètres avec Benjamin Sesko. J’étais parti avec deux pas d’avance et il était derrière moi, donc je me poussais au maximum et j’ai battu ma vitesse de pointe la plus élevée, qui était de 35,5. Lui est monté à 37 [km/h] et quelques à la fin, c’est pour ça qu’il m’a rattrapé à la fin, mais j’étais tellement fier de moi parce que Ben est un joueur très fort, très physique, et très rapide.», a raconté le capitaine mancunien. Avant d’expliquer pourquoi il apprécie particulièrement ce genre de défi : «C’est ce que j’aime à l’entraînement, me mesurer à ceux dont je sais qu’ils sont meilleurs que moi dans un domaine, pour pouvoir me tester.»







