Aujourd’hui sélectionneur de l’équipe de France, Zinedine Zidane a connu une carrière exceptionnelle, aussi bien comme joueur que comme entraîneur. Pourtant, lorsqu’il était enfant, le Ballon d’Or 1998 était loin d’imaginer qu’il deviendrait l’une des plus grandes figures du football mondial. Son rêve professionnel était même très éloigné des terrains : il voulait devenir chauffeur-livreur.
Formé à l’AS Cannes, Zinedine Zidane a rapidement attiré l’attention grâce à ses qualités techniques. En 1992, il rejoint les Girondins de Bordeaux avant de poursuivre son ascension à l’étranger. En 1996, le milieu de terrain s’engage avec la Juventus, où il confirme son immense talent. Cinq ans plus tard, il franchit encore un cap en rejoignant le Real Madrid pour un montant record à l’époque.
Avec les Merengues, Zidane remporte notamment la Ligue des champions en 2002. Avec les Bleus, son palmarès est encore plus impressionnant puisqu’il participe aux sacres de la France lors de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2000. Une trajectoire extraordinaire que l’intéressé n’aurait pourtant jamais imaginée lorsqu’il était enfant. Dans un entretien accordé à So Foot en juillet 2013, Zidane avait raconté qu’il nourrissait alors un rêve beaucoup plus simple.
«Moi, je voulais être chauffeur-livreur»
«C’est Joey Starr qui avait dit un jour : « Quand il y a Zidane président écrit sur l’Arc de Triomphe, il faut assumer ». Mais moi, je n’ai rien demandé. Je voulais jouer au foot, avoir une famille… et j’ai joué au foot, et j’ai quatre enfants, j’essaie déjà d’être bon à la maison. (Rires) Je n’ai pas fait du foot pour être connu, je n’ai pas fait ça pour ça ! Moi, je voulais être chauffeur-livreur. Chauffeur-livreur ? Oui, chauffeur-livreur. Quand j’étais petit, il y avait un mec qui venait livrer les petits magasins à côté de l’endroit où on jouait, et à chaque fois, il nous demandait de l’aide. Certainement parce qu’il avait peur que si on continue à jouer, on casse quelque chose. Bref, à chaque fois, il nous donnait un petit quelque chose. J’aimais bien ces moments là, j’aimais l’aider et je m’étais dit que, plus grand, je ferais ça. Il y a des mômes qui veulent faire pompier, moi, c’était chauffeur-livreur», avait confié l’ancien numéro 10.
«Je serais le même homme aujourd’hui»
Relancé sur ce qu’aurait pu être sa vie s’il avait réellement exercé ce métier, Zidane expliquait qu’il n’aurait probablement pas changé de personnalité. «Et si tu avais été chauffeur-livreur… Je serais le même homme aujourd’hui : quelqu’un de réservé, qui préfère être parmi les siens. Je pense d’ailleurs que les gens m’ont aussi apprécié parce que je ne la ramenais pas à chaque fois. En dehors du terrain, je suis Monsieur Tout-le-monde, et même si, bien sûr, je ne le suis plus – j’en ai bien évidemment conscience –, je fais tout pour le rester malgré tout.» Le Français reconnaissait toutefois mesurer l’impact de sa carrière sur plusieurs générations de supporters. «J’ai conscience d’avoir compté dans la vie de certains gamins ; ce que j’ai fait, une Coupe du monde, un championnat d’Europe, une Ligue des champions, ce n’est pas rien naturellement, mais je n’ai jamais pris la grosse tête, j’ai toujours su d’où je venais et qui j’étais. Je suis comme ça, quoi qu’on en pense. Je suis sincèrement humble. Sans faux semblants.»
Zidane refuse de se considérer comme le meilleur
Malgré son statut de légende du football français et mondial, Zidane a toujours refusé de se présenter comme le meilleur joueur de son époque. «Je n’ai jamais pensé être le meilleur joueur du monde, par exemple. Je faisais partie des bons joueurs, mais tu ne m’entendras jamais dire que j’étais le meilleur. Tout simplement parce que je ne le pense vraiment pas. Et puis je trouve ça… Je n’ai jamais aimé me mettre en avant, je me suis protégé contre ça…» L’ancien joueur du Real Madrid allait même jusqu’à expliquer qu’il ne comprenait pas ceux qui plaçaient leur propre personne au-dessus des autres. «Tous ces joueurs qui pensent être les meilleurs, ça doit être dur pour eux aujourd’hui. Tu imagines, quand tu es persuadé que tu as été le meilleur, et que tu ne l’es plus ? Quelle souffrance ! Je n’envie pas ces mecs là», avait conclu Zidane.







