Julian Alvarez au Barça : Florentino Pérez est-il derrière le refus de l’Atlético ?

Onsaitout
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Le dossier Julian Alvarez prend une tournure de plus en plus spectaculaire. Alors que le FC Barcelone continue de pousser pour recruter l’attaquant argentin, l’Atlético de Madrid maintient une position particulièrement ferme : le club colchonero refuse de négocier avec le Barça. Une décision qui alimente désormais de nombreuses interrogations en Espagne, notamment autour des relations entre Apollo Sports Capital, nouvel actionnaire principal de l’Atlético, et l’environnement économique du Real Madrid.

Pour autant, aucune preuve publique ne permet aujourd’hui d’affirmer que Florentino Pérez est intervenu directement dans le dossier. Mais plusieurs éléments documentés entretiennent les soupçons et poussent certains observateurs à s’interroger sur l’influence que pourrait avoir le président du Real Madrid.

Apollo, l’Atlético et l’entourage économique de Florentino Pérez

Le changement majeur intervient le 12 mars dernier, lorsqu’Apollo Sports Capital devient le principal actionnaire de l’Atlético de Madrid. Le fonds américain contrôle désormais une partie importante du club madrilène et a nommé cinq des onze membres de son nouveau conseil d’administration. Or, Apollo entretient depuis plusieurs années des relations commerciales avec ACS, le groupe présidé par Florentino Pérez. Un précédent important remonte à 2014. Leighton, alors intégré à la structure de Hochtief et ACS, avait vendu 50 % de sa division de services à des fonds gérés par Apollo Global Management. L’opération avait débouché sur une coentreprise détenue à parts égales.

Cette relation économique s’est prolongée pendant plusieurs années, notamment autour de Ventia, société australienne spécialisée dans les services et les infrastructures. Jusqu’en 2021, CIMIC, filiale d’ACS, travaillait ainsi aux côtés d’Apollo dans cette activité. Le lien entre Apollo et l’environnement économique de Florentino Pérez ne s’arrête cependant pas là.

Apollo avait aussi participé au financement du Bernabéu

En décembre 2021, le Real Madrid avait bouclé une opération de financement supplémentaire de 225 millions d’euros destinée aux travaux de rénovation du Santiago-Bernabéu. Selon les informations rapportées à l’époque par El Confidencial, citant GlobalCapital, Apollo figurait parmi les investisseurs de cette opération aux côtés notamment de MetLife et Northwestern Mutual. Le financement avait été structuré par JP Morgan et Bank of America. Ces différents épisodes démontrent donc qu’Apollo et le groupe économique de Florentino Pérez se connaissent depuis longtemps et ont déjà partagé des intérêts financiers importants. Mais cela ne constitue évidemment pas une preuve d’une quelconque intervention du président du Real Madrid dans le dossier Julian Alvarez.

L’épisode des 150 millions d’euros intrigue le Barça

C’est justement autour de Julian Alvarez qu’une nouvelle coïncidence a retenu l’attention. Le 9 juin 2026, le Real Madrid avait publié un communiqué officiel pour annoncer que son conseil d’administration avait présenté une offre de 150 millions d’euros à l’Atlético afin de recruter l’attaquant argentin. Les Colchoneros avaient rejeté cette proposition. À cette période, Alvarez était déjà une cible prioritaire du FC Barcelone. L’épisode avait donc rapidement suscité des interrogations en Catalogne. Certains observateurs ont notamment considéré que cette proposition pouvait contribuer à faire grimper le prix de l’attaquant et, par conséquent, compliquer les ambitions du Barça.

Quelques jours plus tard, le montant de 150 millions d’euros devenait justement une référence importante dans le dossier. Selon la Cadena SER, l’Atlético avait indiqué au joueur que s’il souhaitait partir, une offre de 150 millions d’euros devait être présentée avant le 20 juin. La chronologie peut donc interpeller : le Real Madrid annonce une offre de 150 millions d’euros, puis ce même montant devient une référence pour l’éventuel départ de Julian Alvarez. Mais là encore, il faut distinguer les faits des interprétations. Rien ne permet d’affirmer que l’offre madrilène avait été formulée dans le but de faire monter le prix du joueur pour Barcelone. Il n’existe pas non plus de preuve publique démontrant que Florentino Pérez aurait utilisé ses relations avec Apollo pour influencer la position de l’Atlético.

L’Atlético refuse désormais catégoriquement le Barça

Pendant ce temps, Joan Laporta continue de défendre les intérêts du FC Barcelone. Le président catalan a récemment confirmé que Julian Alvarez restait une priorité pour son club malgré le refus de l’Atlético de négocier. «Nous sommes très intéressés par l’achat de Julián Alvarez. Nous aimerions que notre offre soit acceptée», a expliqué Laporta, avant de préciser que la proposition du Barça restait valable jusqu’à la fin du mercato si l’Atlético décidait finalement d’ouvrir la porte à un transfert. Le président barcelonais a également regretté que les Colchoneros puissent discuter avec d’autres clubs alors qu’ils avaient refusé de négocier avec le Barça. «Dans ce contexte, notre intérêt et notre offre pour le joueur restent valables jusqu’à la fin du mercato, au cas où l’Atlético de Madrid voudrait vendre le joueur», a-t-il ajouté. Les relations entre les deux clubs se sont d’ailleurs fortement tendues ces dernières semaines. L’Atlético avait saisi la Fédération espagnole de football au sujet d’une approche jugée inappropriée de Julian Alvarez par Barcelone. La RFEF avait ensuite ouvert une enquête.

Le communiqué très ferme de l’Atlético

Face aux déclarations de Joan Laporta, l’Atlético de Madrid a décidé de répondre publiquement. Le conseil d’administration du club a annoncé à l’unanimité son soutien à la décision de ne pas négocier le transfert de Julián Alvarez au Barça. «Les membres du conseil d’administration de l’Atlético de Madrid ont exprimé à l’unanimité leur soutien total à la décision du club de ne pas négocier le transfert de Julian Alvarez au Fútbol Club Barcelona», peut-on lire dans le communiqué. Le club madrilène estime également que Barcelone n’a pas respecté les exigences d’éthique et de professionnalisme nécessaires à l’ouverture de discussions. «Nous soutenons pleinement la position précédemment communiquée par le club, selon laquelle le Fútbol Club de Barcelone n’a pas respecté ces exigences et, par conséquent, aucune négociation n’a eu lieu ni n’aura lieu avec eux concernant le transfert de Julián Alvarez», poursuit l’Atlético.

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