Avant le début de la Coupe du monde 2006, Zinedine Zidane avait annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la compétition. Mais avant de quitter définitivement les terrains, le Ballon d’Or 1998 allait vivre une dernière grande aventure avec les Bleus.
Qualifiée pour les huitièmes de finale, l’équipe de France devait affronter l’Espagne. Dans les jours précédant la rencontre, les Espagnols n’avaient cessé de répéter qu’ils allaient envoyer Zidane à la retraite. Une provocation qui a particulièrement motivé l’ancien numéro 10.
Face à la Roja, Zidane a livré une prestation exceptionnelle. Il a notamment délivré une passe décisive à Patrick Vieira sur coup franc avant d’inscrire le troisième but français dans une victoire 3-1. En août 2013, dans un entretien accordé à So Foot, il était revenu sur cet épisode. «2006, vous allez quand même en finale de la Coupe du Monde avec l’équipe de France… Comme souvent dans ces cas là, il faut un déclic. Et là, ça a été l’Espagne. À l’époque, le refrain partout en Espagne, c’était : « On va mettre Zidane à la retraite ». Ils nous ont chauffés, et on était quand même un peu orgueilleux, on se disait : « Va falloir les défoncer »», avait raconté Zidane.
Après l’Espagne, les Bleus avaient éliminé le Brésil puis le Portugal pour atteindre la finale. Zidane, lui, avait encore une fois marqué les esprits face à la Seleção. «On leur a mis 3-1 et là, derrière, on a le Brésil, c’est l’idéal, quelque part, pour nous. Le Brésil, c’est spécial. Quand tu les joues, tu n’as rien à perdre. Le foot, c’est eux. On dit que ce sont les Anglais qui l’ont inventé, mais ceux qui aiment le ballon le savent : le foot, ce sera toujours le Brésil. Ils ont montré la voie. Ce n’est pas toujours efficace, mais tu t’en fous, c’est tellement beau quand ils jouent. Zico, Sócrates, Junior, 82, 86, quand je vois ce maillot jaune, c’est tellement magnétique. Je suis obligé de regarder. Parfois, je n’en peux plus de voir du foot à la télé, mais si c’est le Brésil, impossible de ne pas regarder… Et à chaque fois que j’ai joué contre eux, j’ai été transcendé. Même si tu me fais jouer un match de vétérans contre le Brésil, je serai bon. Ce maillot, ces joueurs, tout ce que ça représente ; tu as envie de leur montrer que t’es fort, toi aussi», expliquait-il.







