Tom Cruise n’est pas seulement un acteur passionné par son métier. La star de Mission: Impossible a confirmé avoir réalisé une vidéo pédagogique de six heures consacrée aux secrets du jeu d’acteur, qu’il avait notamment montrée à Glen Powell après leur collaboration sur Top Gun: Maverick.
Dans un entretien accordé à GQ, l’acteur de 64 ans a expliqué avoir conçu cette véritable «école de cinéma» pour transmettre son expérience aux jeunes comédiens. «Il s’agissait de faire comprendre aux gens une autre conception de ce qu’est un objectif et un cadre», a-t-il expliqué, avant d’ajouter : «Il y a différents niveaux de narration, de structure, mais aussi : comprendre certaines choses pour pouvoir les oublier.» Pour Tom Cruise, apprendre et transmettre font partie intégrante de son travail. «Je suis à la fois professeur et étudiant», a-t-il confié. «Je dois donc expliquer le cinéma aux gens et j’écoute aussi leurs avis.»
«Je suis passionné», assume Tom Cruise
Cette soif d’apprendre ne date pas d’hier. Tom Cruise raconte qu’enfant déjà, il cherchait constamment à comprendre les autres et leurs centres d’intérêt. «J’écoute d’abord : que veulent-ils ? Ce n’est pas moi qui compte. Je m’intéresse surtout à leurs objectifs, à leurs aspirations. Et cela ne concerne pas seulement les jeunes. C’est ce que je faisais quand j’étais enfant. Je demandais : « Qu’est-ce qui t’intéresse ? »» Au fil des années, cette méthode lui a également permis d’accumuler une impressionnante quantité de connaissances sur les plateaux de tournage. «Je côtoyais de grands artisans sur les plateaux (…). Leur savoir-faire se transmet de génération en génération. En tournant des films, on apprend des autres et on se l’approprie.»
Une philosophie qui correspond parfaitement à son caractère particulièrement exigeant. Tom Cruise ne cherche d’ailleurs pas à nier cette réputation, bien au contraire. «Quand je travaille avec d’autres personnes, je n’ai pas peur de paraître ridicule en jouant. Je me dis : ce n’est pas le but. Il s’agit de trouver notre ton, de trouver ensemble les outils nécessaires et de vivre une expérience. Et puis, vous savez, je travaille dur, et ceux qui travaillent avec moi le savent. J’ai de grandes exigences et je suis franc à ce sujet. C’est du genre : « Les rumeurs sont vraies. Et est-ce que ça vous intéresse ? » Je réponds : « Croyez-moi, les rumeurs sont vraies. Je serai là avant vous. Quelle expérience recherchez-vous ? »»
Une obsession : toujours améliorer les choses
Cette exigence ne serait toutefois pas uniquement liée au cinéma. Tom Cruise raconte qu’il avait déjà cette volonté d’amélioration lorsqu’il était enfant. «J’avais un petit secret : laisser les choses en meilleur état. On vivait en location. Alors, je faisais toujours en sorte que ma chambre soit plus agréable, la salle de classe, etc. J’avais ce petit secret : je voulais améliorer les choses, m’améliorer moi-même, mais pas au détriment des autres. J’ai donc toujours cherché, je crois, à créer le plus possible en détruisant le moins possible.» Une philosophie qu’il applique encore aujourd’hui à ses projets. Malgré son immense expérience, l’acteur affirme rester constamment dans une démarche d’apprentissage. «Même quand j’étais enfant, on me disait : « Oh, allez, Tom ! Tu es tellement passionné ! » Je répondais : « Je ne sais pas quoi dire. Je suis passionné, c’est vrai. » [Rires.] J’ai appris à en rire, mais c’est comme ça : quand quelque chose m’intéresse, je veux l’apprendre. Je veux le comprendre. Et il faut surmonter la confusion et développer cette compétence.»
Même loin des plateaux, il travaille
Pour Tom Cruise, le travail ne s’arrête d’ailleurs jamais lorsque les caméras cessent de tourner. La préparation des films occupe une place essentielle dans sa vie. Lorsqu’on lui demande ce qu’il fait lorsqu’il n’est pas sur un plateau, sa réponse est particulièrement révélatrice : «Je prépare le prochain. J’étudie et j’apprends constamment. Un film ne se lance pas seulement sur le plateau de tournage. Il y a parfois des années de préparation. (Alejandro González) Iñárritu a passé dix ans à préparer celui-ci («Digger», qui sort ce 30 septembre). Et nous en parlions déjà en 2018, 2019.»






