La défaite du Real Madrid face à l’Atlético (2-1) continue de faire parler en Espagne. Après la rencontre, José Mourinho avait placé l’arbitrage au cœur de son analyse, dénonçant notamment deux expulsions qui, selon lui, auraient dû être prononcées contre l’Atlético.
Une sortie qui n’a pas échappé à Paco Gonzalez. Dans Tiempo de Juego, le journaliste de la COPE a vivement critiqué le discours du technicien portugais. «Mourinho a réapparu, je ne sais pas combien d’années après. La faute de la défaite revient à l’arbitre», a-t-il lancé, tout en reconnaissant que certaines décisions de la première période pouvaient effectivement prêter à discussion.
«Le Real Madrid avait besoin d’un entraîneur moderne»
Mais c’est surtout le choix de Mourinho de remettre l’arbitrage au centre des débats qui a provoqué l’ironie de Paco Gonzalez. Le journaliste estime que cette approche risque de détourner l’attention des véritables problèmes sportifs du Real Madrid. «Le Real Madrid avait besoin d’un entraîneur moderne et a fait venir l’entraîneur d’il y a 15 ans. Ils ont recruté un scénariste pour Real Madrid TV», a-t-il lâché. Selon lui, la polémique arbitrale risque désormais de masquer les véritables problèmes sportifs du Real Madrid. «On parlera peu de football après ce derby. Mourinho n’est pas venu ici pour parler de football ni pour faire jouer au football», a ajouté le journaliste.
Mourinho avait violemment ciblé l’arbitrage
Après la rencontre, José Mourinho avait pourtant livré une longue charge contre l’équipe arbitrale. Le Portugais avait notamment présenté des images de deux actions impliquant Jude Bellingham et Fede Valverde pour réclamer les expulsions de Cuti Romero et Kang-In Lee. «On aurait pu se passer de cette conférence de presse, car le résumé du match est là, sous nos yeux [il montre les photos des incidents]. Ce sont deux cartons rouges indiscutables. Vu les difficultés rencontrées ensuite, à 11 contre 10, on imagine ce que ça aurait été de jouer à 11 contre 9 pendant 50 minutes», avait déclaré l’entraîneur du Real Madrid.
Mourinho avait également critiqué l’arbitre Ortiz Arias, notamment son âge et son expérience internationale. «Premièrement, une semaine avant le match, ils connaissaient déjà l’arbitre, alors que, d’après ce qu’on m’a dit, cela aurait dû être annoncé 24 heures avant. Une semaine avant, ils savaient déjà qui serait l’arbitre. Ensuite, ils ont désigné un arbitre de 41 ans, sans aucune sélection en équipe nationale… enfin, ce n’est pas parce qu’il est un grand arbitre. Le pauvre est arrivé ici et n’a pas su gérer la pression. C’est la pression… ce qu’on appelle la pression des années 80, qu’on voit très peu de nos jours», avait-il poursuivi.
Le Portugais charge aussi la VAR
Le technicien madrilène s’en était ensuite pris à Daniel Trujillo, l’arbitre assistant vidéo. «Et puis, M. Trujillo, l’arbitre assistant vidéo (VAR), qui a sifflé le premier carton rouge – et je crois qu’il ne l’a pas sifflé pour le second, qui est encore plus grave –, ce M. Trujillo a une longue expérience de la VAR lors des matchs du Real Madrid. Et pour ne citer que quelques exemples : la saison dernière, la Real Sociedad en Coupe, Osasuna, Gérone… c’est un arbitre assistant vidéo chevronné. Si ce pauvre arbitre peut être qualifié d’«inexpérimenté», d’«incompétent» pour un derby, c’est que ce monsieur ne ressent aucune pression, parce qu’il n’y a pas de pression à Las Rozas… Ou bien y en a-t-il et nous n’en savons rien ?», avait-il affirmé, avant de citer plusieurs rencontres disputées la saison précédente. Mourinho avait finalement conclu par une nouvelle attaque contre la désignation arbitrale : «Deux cartons rouges contre Elche… mais nous avons gagné. Deux cartons rouges aujourd’hui… c’est un peu plus compliqué. Et cette combinaison : un arbitre médiocre qui n’a officié que des matchs mineurs, et Monsieur VAR, qui a une longue histoire… Eh bien, bravo à la Commission de désignation des arbitres !»






