Real Madrid : Mourinho prévient Vinicius et encense Arda Güler

Onsaitout
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Après la victoire du Real Madrid contre le Rayo Vallecano (4-1), José Mourinho a dressé un bilan sans détour de Vinicius Junior. L’entraîneur madrilène estime que l’attaquant brésilien doit retrouver rapidement son efficacité devant le but, tout en saluant les progrès impressionnants d’Arda Güler.

Mourinho attend davantage de Vinicius

Auteur d’un seul but en cinq apparitions en Liga cette saison, Vinicius n’a pas réussi à trouver le chemin des filets face au Rayo. Pour Mourinho, le Brésilien doit désormais retrouver cette efficacité qui lui permet de franchir un cap. «Sa meilleure version, c’est quand il marque des buts. Bien sûr, les passes décisives sont importantes, et le travail d’équipe est primordial. L’engagement, la solidarité et l’esprit d’équipe sont essentiels… Le travail quotidien est également très important, et il l’accomplit très bien, mais il y a un autre Vinicius. Il y a le Vinicius arrivé à Lisbonne la saison dernière, et dans les matchs serrés, notamment lors des deux phases finales, il a une occasion, marque un but, et c’est tout. Il n’est plus au sommet de son art ces derniers temps, mais je suis content de lui», a expliqué le Portugais.

Arda Güler impressionne Mourinho

À l’inverse, Arda Güler reçoit les louanges de son entraîneur. Le milieu offensif turc s’impose progressivement comme l’un des joueurs les plus influents du Real Madrid. «Il y a des personnes plus qualifiées que moi pour parler de son évolution, des personnes qui sont là depuis son arrivée et de sa transformation physique. Mais pour moi, sa qualité de jeu est incroyable : sa vision, ses prises de décision, sa capacité à créer du jeu, la stabilité qu’il apporte à l’équipe, sa créativité… À mes yeux, c’est un joueur au potentiel fantastique qui affiche déjà des statistiques impressionnantes. Bien sûr, nous effectuons des analyses plus poussées que le simple nombre de passes décisives et de buts. C’est un joueur qui a une influence considérable. Comme vous l’avez dit, je n’oserais peut-être pas répéter trois fois «au top», mais nous en sommes certainement déjà très proches», a détaillé Mourinho.

Mourinho veut encore faire progresser le Real

Le technicien portugais refuse toutefois de promettre une transformation spectaculaire dans un délai précis. «Si je demande trois mois, d’autres en demandent dix… Je me suis peut-être mal exprimé. Ce que je veux dire, c’est que dans trois mois, j’espère être meilleur qu’aujourd’hui, mais je n’ai pas de formule magique pour garantir que nous atteindrons un niveau exceptionnel d’ici là. Je n’en suis pas capable. Ce que je peux affirmer, c’est que l’objectif est de progresser à chaque match et à chaque entraînement. Après un match, en l’analysant et en travaillant sur nos points forts et nos points faibles, je crois que plus une équipe joue ensemble et plus elle travaille longtemps avec le même entraîneur, plus elle devient forte», a-t-il reconnu.

Son objectif est clair : faire progresser son équipe au quotidien

Mourinho veut notamment voir son Real Madrid capable de presser haut, de récupérer rapidement le ballon et de varier son comportement défensif lorsque l’adversaire prend le contrôle. «C’est compliqué à expliquer, car nous allons être là pendant longtemps, et en même temps, je vais vous confier des choses que je ne souhaite pas révéler publiquement. Mais je ne pense pas qu’il soit possible de presser haut pendant 90 minutes. Je ne le crois pas. Ce n’est pas notre style, et peu d’équipes au monde l’adoptent. Lorsque nous pressons haut, nous devons savoir adapter notre jeu ; lorsque nous pressons plus bas, nous devons également travailler différemment. Pour être une équipe plus complète défensivement, nous devons maîtriser les deux styles. Je n’aime pas le bloc bas, mais certains types de joueurs et d’équipes y sont plus adaptés, et je ne veux pas de contradictions entre mes préférences et les qualités de mes joueurs. J’essaie de trouver ce qui nous définit en tant qu’équipe, et pour moi, c’est cette capacité à presser haut, à récupérer le ballon haut et à conclure les attaques en trois ou quatre secondes de transition, ce que nous avons déjà fait lors de plusieurs matchs. Mais ensuite, quand l’adversaire a de la qualité et la capacité de développer son jeu – et jusqu’à présent, j’ai constaté que toutes les équipes en sont capables – quand on joue bas, on ne l’accepte pas passivement, en se disant : «D’accord, on est bons en contre-attaque, on a des attaquants capables de conclure, et on se contente de jouer bas.» Je ne veux pas de cette mentalité, mais je ne veux pas non plus trop souffrir, au point que, quand on joue bas, l’adversaire se retrouve avec deux ou trois tirs qui obligent le gardien à faire des arrêts spectaculaires, ou qu’on encaisse quatre ou cinq corners… Je ne veux pas de ça. Il faut trouver le juste milieu», a-t-il expliqué.

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