José Mourinho s’apprête à vivre une soirée forcément particulière. À l’occasion de la réception de l’Inter Milan par le Real Madrid, mardi au Santiago-Bernabéu en Ligue des champions, l’entraîneur portugais retrouvera un club qui occupe une place immense dans son histoire.
Avec l’Inter, Mourinho avait notamment remporté un triplé historique en 2010, dont la Ligue des champions. Pourtant, malgré les souvenirs et l’émotion que cette affiche pourrait provoquer, le technicien portugais assure qu’il saura mettre le passé de côté dès le coup d’envoi.
Mourinho : «Pendant le match, c’est juste un autre match»
Interrogé sur ses retrouvailles avec l’Inter, José Mourinho a clairement séparé les émotions liées à l’avant et à l’après-match de celles qui pourraient intervenir pendant la rencontre. «Après le match, oui. Mais pendant le match, non. Pendant le match, c’est juste un autre match», a lâché le Portugais. Mourinho retrouvera également Cristian Chivu, aujourd’hui entraîneur de l’Inter et ancien joueur qu’il avait dirigé lors de son passage à Milan. Une relation particulière que le technicien madrilène n’oublie pas. «En ce moment, ce n’est pas un match ordinaire pour moi, comme je l’ai dit précédemment. Après le match, il le sera, mais pendant, non. Je ne pense pas que, pendant le match, quiconque parlera de la personne présente sur le banc du Real Madrid. Durant le match, je ne penserai à rien du passé. Chivu (l’entraîneur de l’Inter Milan) sera toujours l’un de mes hommes. Je suis très heureux pour lui, et pour ce qu’il accomplit. Je le saluerai avant le match et après. Quant à pendant le match… ce n’est que le match», a-t-il expliqué.
Mourinho revient sur ses «naïfs»
La conférence de presse a également permis à Mourinho de revenir sur un terme qui avait beaucoup fait parler après la défaite du Real Madrid contre le Real Betis en Liga : «naïfs». Le Portugais avait employé ce mot pour qualifier le comportement de certains de ses joueurs dans des situations litigieuses. Il assure toutefois qu’il ne s’agissait pas d’une attaque envers son groupe. «Cela relève aussi de l’aspect culturel. Mon mot « naïf » a peut-être été compris comme quelque chose de négatif, mais je ne l’ai pas dit à titre de critique, je décrivais la réalité telle qu’elle est. Et demain, vous comprendrez bien ce que je voulais dire. Vous le comprendrez très facilement», a-t-il précisé.
«Je veux une réponse des responsables»
José Mourinho s’est ensuite attardé sur l’arbitrage de cette rencontre face au Betis. S’il ne souhaite pas remettre en cause de manière générale les critères des arbitres, il réclame surtout des explications concernant un penalty qui, selon lui, aurait dû être rejoué. «Je ne veux pas parler des critères d’arbitrage. Excuse-moi, car je vais éluder ta question, mais je vais répondre d’une autre manière. Puisque cette question ne m’a pas été posée, je le dis maintenant : nous avons perdu face au Betis parce que nous n’avons pas transformé notre production offensive en buts. Point final», a d’abord reconnu Mourinho. Avant de cibler l’action litigieuse : «Mais le penalty… pourquoi n’a-t-il pas été rejoué ? Est-ce parce que la technologie vidéo VAR ne connaît pas les règles du jeu… ou parce qu’elle ne l’a pas voulu ? C’est une question à laquelle j’aimerais que les responsables répondent.»
Mourinho met le VAR face à ses responsabilités
L’entraîneur du Real Madrid a ensuite insisté sur le rôle du VAR dans ce type de situation. «Pourquoi ? Si le VAR n’a pas demandé que le penalty soit rejoué parce qu’il ne connaît pas les règles, alors il doit partir et laisser la mission à d’autres. Et s’il n’a pas demandé qu’il soit rejoué parce qu’il ne le voulait pas, c’est encore pire. Puis il y a pire encore : s’il ne connaissait pas la règle, pourquoi n’a-t-il pas appelé l’arbitre à l’écran de visionnage ? C’est un peu étrange.», a-t-il lancé. Mourinho a toutefois reconnu qu’il préférait retenir l’hypothèse d’une erreur de compréhension plutôt qu’une mauvaise intention. «Je veux aller dans le sens de la bonne foi, et supposer qu’il ne savait pas que le joueur se trouvait dans la surface de réparation. Je préfère interpréter les choses de cette manière. Mais si c’est là la raison, ce n’est pas à l’arbitre de prendre la décision, mais bien au VAR de le faire. Car dans quelques semaines ou quelques mois, si une situation similaire se produit, le penalty sera rejoué», a-t-il ajouté.
«Nous n’avons pas perdu à cause de cette action»
Malgré son incompréhension, Mourinho refuse de faire de cette décision arbitrale l’explication principale de la défaite. «Et je tiens à préciser que nous n’avons pas perdu à cause de cette action, car nous aurions peut-être manqué le penalty même s’il avait été rejoué.», a reconnu le Portugais. Mais il maintient sa demande d’explications : «En tant qu’entraîneur du Real Madrid, et en tant que personne qui travaille dans le football, j’aimerais savoir pourquoi le penalty n’a pas été rejoué. Je veux que les responsables me répondent à ce sujet.»
Enfin, Mourinho a également demandé des explications concernant un carton jaune adressé au capitaine madrilène. «Et il y a autre chose dans ce match qui n’a aucun rapport avec l’action précédente : pourquoi le capitaine du Real Madrid a-t-il reçu un carton jaune ? Lorsque Vinicius s’est dirigé vers l’arbitre, et avant même de l’atteindre, l’arbitre a brandi le carton devant lui. J’aimerais en connaître la raison. Pourquoi nous répète-t-on toujours que le capitaine de l’équipe a le droit de s’approcher de l’arbitre, poliment, pour demander une clarification ou une explication ? Excuse-moi d’utiliser ta question pour parler de ce sujet, mais je voulais commenter cette décision.»






