Real Madrid : Mourinho lâche une bombe, l’Espagne réclame des explications

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José Mourinho se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique après avoir refusé de se présenter en conférence de presse à l’issue de la victoire du Real Madrid contre Villarreal (1-0). L’entraîneur portugais a justifié son absence par des événements survenus dès la première minute de la rencontre. Ses explications ont toutefois provoqué de vives réactions en Espagne, notamment de la part de l’ancien arbitre Eduardo Iturralde González et du journaliste Roberto Gomez.

Interrogé mardi sur les raisons de son absence, Mourinho a préféré rester énigmatique. «Je vous invite tous à regarder la première minute. Une seule minute suffit. Pour ceux qui savent, une minute suffit», a-t-il déclaré avant d’évoquer la rencontre de Ligue des champions entre l’AS Roma et le Real Madrid.

L’arbitrage au centre des critiques de Mourinho

Les images du match contre Villarreal montrent deux situations de hors-jeu rapprochées. À une minute et quatre secondes, l’arbitre assistant signale une position irrégulière de Kylian Mbappé après une passe de Federico Valverde. Quelques instants plus tard, Ayoze Pérez se retrouve dans une situation similaire, mais le jeu se poursuit. Ces deux actions ont relancé les discussions sur l’application du protocole arbitral.

Eduardo Iturralde Gonzalez, ancien arbitre international et consultant de l’émission espagnole El Larguero, a vivement critiqué l’interprétation de Mourinho. «José Mourinho connaît beaucoup de choses sur le football, mais il en connaît moins sur les règlements», a-t-il lancé. L’ancien arbitre a ensuite expliqué la différence entre les deux situations : «La première action, impliquant Mbappé, se produit lorsqu’il sort d’une position de hors-jeu, reçoit le ballon et le remet au milieu de terrain. Dans ce cas, l’assistant, conformément au protocole de la VAR, doit lever son drapeau. En revanche, concernant Ayoze, il ne le lève pas car il s’agit d’une attaque susceptible de se terminer par un but.»

Iturralde Gonzalez estime donc que les deux décisions répondent à des situations distinctes. «Voilà la différence, mais pour la comprendre, il faut connaître le règlement. Il s’y connaît en football, mais je lui laisse le soin de décider lui-même du règlement», a-t-il ajouté, avant d’aborder les doutes exprimés par l’ancien entraîneur de Benfica quant au moment choisi pour l’annonce des compositions des équipes arbitrales. «L’arbitre n’en sait rien non plus, trois semaines à l’avance. En Espagne, on le sait du jeudi au dimanche, sauf pour le derby [la défaite 2-1 du Real Madrid contre l’Atlético de Madrid au stade Air Metropolitano de Riyad], où l’information était connue, mais une semaine et demie avant, et non trois semaines à l’avance. Cela ne se produit pas non plus en Europe»

Roberto Gomez réclame une réaction de la Fédération

Le journaliste Roberto Gomez a également réagi aux déclarations de Mourinho sur les ondes de Radio Marca. Tout en reconnaissant que le Real Madrid peut contester certaines décisions arbitrales, il juge les propos du technicien portugais particulièrement préoccupants. «Le Real Madrid a raison de se plaindre des décisions, et notamment des performances de l’arbitrage. Ce que je trouve extrêmement grave, ce sont les déclarations de Mourinho hier. Ces déclarations me semblent très graves. Il remet clairement en cause les décisions arbitrales et la prestation de l’arbitre, affirmant que ce dernier chercherait délibérément à nuire au Real Madrid, ce qui est très sérieux.», a-t-il affirmé dans l’émission La Tribu.

Roberto Gomez considère que les propos de l’entraîneur remettent en cause l’impartialité de l’arbitrage espagnol. Il appelle ainsi les instances dirigeantes à réagir. «(…) Cela devrait préoccuper non seulement la Commission technique des arbitres, mais aussi la Fédération et le football espagnol», a-t-il averti. Le journaliste a finalement réclamé une réponse de la Fédération royale espagnole de football (RFEF). «Les propos d’hier me semblent révéler une situation très grave, car ils mettent en péril l’ensemble du championnat espagnol. (…) Nous ne pouvons pas traiter ce problème à moitié. Il faut une réponse de la présidence de la Fédération royale espagnole de football», a-t-il conclu.

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