Real Madrid : Claude Makélélé lâche ses vérités à José Mourinho

Onsaitout
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Battu par l’Atlético de Madrid (2-1) dans le derby, le Real Madrid a terminé la rencontre à dix après l’expulsion de Dean Huijsen. José Mourinho a immédiatement ciblé l’arbitrage d’Ortiz Arias, allant jusqu’à présenter des images de deux actions qui, selon lui, auraient également mérité un carton rouge. Mais Claude Makélélé n’est pas du même avis.

Makélélé ne cherche pas d’excuse

L’ancien milieu de terrain du Real Madrid estime que les difficultés de l’équipe ne peuvent pas être expliquées uniquement par les décisions arbitrales. Pour lui, le problème est avant tout collectif. «Il n’y a pas de complicité entre les joueurs, ni entre les joueurs et l’entraîneur. Mourinho doit parler avec eux. C’est faible, il n’y a pas de plan de jeu, il n’y a rien. Rien, rien, rien. On doit leur demander plus», s’est emporté Makélélé devant les caméras d’ESPN.

Mourinho charge l’arbitrage

Une analyse qui contraste fortement avec le discours de José Mourinho après la rencontre. Le Portugais avait brandi des images impliquant Jude Bellingham et Federico Valverde pour dénoncer deux actions concernant Cuti Romero et Kang-in Lee. «On aurait pu se passer de cette conférence de presse, car le résumé du match est là, sous nos yeux [il montre les photos des incidents]. Ce sont deux cartons rouges indiscutables. Vu les difficultés rencontrées ensuite, à 11 contre 10, on imagine ce que ça aurait été de jouer à 11 contre 9 pendant 50 minutes. Je me contente donc de féliciter mes joueurs, qui ont tout donné, qui ont réalisé une première mi-temps de grande classe, avec une forte personnalité. Le match était à leur portée en seconde période. Et puis, ceux qui doivent être satisfaits – évidemment, outre les supporters de l’Atlético, puisqu’ils empochent les trois points – c’est la Commission d’arbitrage, car toute cette action était vraiment étrange», avait déclaré Mourinho.

L’entraîneur madrilène avait également remis en question la désignation d’Ortiz Arias et critiqué son âge ainsi que son expérience internationale. «Premièrement, une semaine avant le match, ils connaissaient déjà l’arbitre, alors que, d’après ce qu’on m’a dit, cela aurait dû être annoncé 24 heures avant. Une semaine avant, ils savaient déjà qui serait l’arbitre. Ensuite, ils ont désigné un arbitre de 41 ans, sans aucune sélection en équipe nationale… enfin, ce n’est pas parce qu’il est un grand arbitre. Le pauvre est arrivé ici et n’a pas su gérer la pression. C’est la pression… ce qu’on appelle la pression des années 80, qu’on voit très peu de nos jours», avait poursuivi l’entraîneur portugais.

La VAR également dans le viseur

Mourinho s’en était ensuite pris à Daniel Jesús Trujillo, l’officiel chargé de la VAR, qu’il accusait d’avoir une longue expérience des rencontres du Real Madrid. «Et puis, M. Trujillo, l’arbitre assistant vidéo (VAR), qui a sifflé le premier carton rouge – et je crois qu’il ne l’a pas sifflé pour le second, qui est encore plus grave –, ce M. Trujillo a une longue expérience de la VAR lors des matchs du Real Madrid. Et pour ne citer que quelques exemples : la saison dernière, la Real Sociedad en Coupe, Osasuna, Gérone… c’est un arbitre assistant vidéo chevronné. Si ce pauvre arbitre peut être qualifié d’«inexpérimenté», d’«incompétent» pour un derby, c’est que ce monsieur ne ressent aucune pression, parce qu’il n’y a pas de pression à Las Rozas… Ou bien y en a-t-il et nous n’en savons rien ?», avait-il lancé.

Le Portugais avait finalement conclu sa tirade par une attaque directe contre l’équipe arbitrale : «J’aimerais vraiment partir d’ici aujourd’hui – évidemment avec une victoire – mais si nous perdons, j’aimerais partir sans avoir à parler. Je suis ici depuis trois mois et je pense que vous avez déjà compris que je ne vais pas dans ce sens. Deux cartons rouges contre Elche… mais nous avons gagné. Deux cartons rouges aujourd’hui… c’est un peu plus compliqué. Et cette combinaison : un arbitre médiocre qui n’a officié que des matchs mineurs, et Monsieur VAR, qui a une longue histoire… Eh bien, bravo à la Commission de désignation des arbitres !», avait-il conclu.

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