Le prince Harry a mis des années à faire face à la mort de sa mère, la princesse Diana. Âgé de seulement 12 ans lorsqu’elle est décédée dans un accident de voiture à Paris, le duc de Sussex reconnaît ne pas avoir pleuré sa disparition pendant près de vingt ans. Dans un entretien accordé à GQ, il est revenu sur cette épreuve qui a profondément marqué sa vie.
Interrogé sur sa manière de vivre le deuil, Harry a notamment évoqué la difficulté de continuer à avancer après une perte aussi douloureuse. «Je pense que ce à quoi les gens s’identifient le plus, c’est l’aspect « distraction », le rythme effréné de la vie. Le fait que, quand cela arrive, tout le monde est là pour vous, mais ensuite, rapidement, sans disparaître pour autant, tout le monde passe à autre chose, comme pour dire que le deuil est… qu’il y a un début, un milieu et une fin. Et d’après ce que m’a appris le Dr [Mary-Frances] O’Connor, c’est tout le contraire de la réalité», a-t-il expliqué.
Le fils du roi Charles III estime qu’à l’époque, son jeune âge l’empêchait de comprendre pleinement ce qu’il traversait. «Je ne sais pas si ça vous brise, surtout quand on est aussi jeune. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment comprendre pleinement ce qui s’est passé. Je pense qu’au fil du temps, la résilience qui sommeille en chacun de nous commence à se développer, et c’est à nous qu’il revient de nous connaître nous-mêmes.», a-t-il confié. Harry est également revenu sur son état d’esprit après la disparition de Diana : «À l’époque, je ne me connaissais pas moi-même. Le chagrin, le traumatisme, la perte, le fait que j’avais 12 ans… Je n’avais aucune idée de qui j’étais vraiment.»






