Cristiano Ronaldo a quitté le rassemblement du Portugal dans un contexte particulièrement tendu. Quelques heures après la conférence de presse de Jorge Jesus, l’attaquant d’Al-Nassr a annoncé son départ de la sélection après avoir échangé avec Pedro Proença, le président de la Fédération portugaise de football.
Depuis, les spéculations se multiplient autour des raisons précises de cette décision. Edu Aguirre, journaliste espagnol d’El Chiringuito et proche de Cristiano Ronaldo, affirme avoir obtenu des informations sur les coulisses de cette rupture.
«Cristiano Ronaldo s’est senti trahi»
Selon Edu Aguirre, une réunion aurait eu lieu mardi soir entre Cristiano Ronaldo, Jorge Jesus et le président de la Fédération portugaise. Le journaliste affirme que le sélectionneur aurait alors présenté ses excuses à Ronaldo après l’avoir laissé s’échauffer pendant environ 30 minutes face à la Norvège sans finalement le faire entrer. «Mardi soir, une réunion a eu lieu entre le président de la Fédération, Cristiano Ronaldo et Jorge Jesus. Ce dernier s’est excusé d’avoir laissé Cristiano s’échauffer pendant 30 minutes sans le faire entrer en jeu. Non seulement il s’est excusé en privé, mais il a également promis de présenter des excuses publiques et de reconnaître son erreur. Telle était la promesse de Jorge Jesus à Cristiano Ronaldo», a raconté Aguirre.
Mais, toujours selon le journaliste, le discours tenu ensuite devant les médias aurait provoqué la colère de Ronaldo. «Ensuite, il va en conférence de presse et raconte un tas de mensonges. C’est pour ça que Cristiano explose. Parce qu’il se sent trahi. Il n’y a rien de plus. L’entraîneur admet en privé qu’il n’a pas été bon et qu’il présentera ses excuses en conférence de presse. Et puis, quelques heures plus tard, il va voir la presse et déclare que c’est lui le patron et que Cristiano n’est qu’un joueur comme les autres. Trahison !», a lancé Edu Aguirre. Le journaliste a insisté sur cette version à plusieurs reprises : «Cette situation a surpris beaucoup de gens et en surprendra encore plus. Trahison, trahison, trahison !»
Ronaldo promet de «dire la vérité»
Peu après la conférence de Jorge Jesus, Cristiano Ronaldo a officialisé son départ du rassemblement portugais. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le quintuple Ballon d’Or a confirmé avoir pris cette décision après la conférence du sélectionneur et une conversation avec Pedro Proença. «Suite à la conférence de presse du sélectionneur national et après une conversation avec le président de la Fédération portugaise de football, j’ai pris la décision de quitter le stage d’entraînement de l’équipe nationale», a écrit Ronaldo. Le Portugais a ensuite laissé planer le mystère sur les véritables raisons de son départ : «Le moment venu, je dirai la vérité à tous les Portugais sur les raisons de mon départ de l’équipe nationale, à laquelle je me suis toujours consacré. Il est temps pour l’instant de souhaiter bonne chance au Portugal et à tous mes coéquipiers, sans exception.»
Jorge Jesus assume son autorité
La conférence de presse de Jorge Jesus semble avoir constitué un élément central dans cette affaire. Le sélectionneur avait reconnu avoir indiqué à Ronaldo qu’il pourrait entrer en jeu pendant 30 minutes face à la Norvège, avant de finalement ne pas le faire. Jesus a toutefois insisté sur le fait que les décisions sportives lui appartenaient entièrement : «Le statut de joueur ne confère aucun droit particulier. Il s’agit simplement de respecter leur carrière, comme je le fais avec tous les joueurs, avec Cris, avec tous ceux que j’ai côtoyés.»
Il a également livré une réponse particulièrement ferme concernant son autorité : «Je suis l’entraîneur. J’ai dit au joueur qu’il ne jouerait pas. Je vous mets sur le banc. Si j’ai besoin de vous pendant 30 minutes, vous jouerez, sinon, vous ne jouerez pas. Aucun joueur ne me fera jamais changer d’avis. Ni lui, ni personne dans le monde du football. Pas même un président. Jamais, zéro !» De son côté, la Fédération portugaise a confirmé le départ de Ronaldo tout en affirmant que le reste du groupe demeurait concentré sur les prochaines échéances.






