Kylian Mbappé se retrouve au cœur d’une polémique en Espagne après avoir, comme Vinicius Junior et Ibrahima Konaté, partiellement masqué un message de soutien aux habitants de Ceuta avant le match du Real Madrid contre Elche. Son geste a également provoqué des réactions en France, notamment chez plusieurs responsables politiques du Rassemblement national et chez Éric Zemmour.
Mbappé explique son choix
Critiqué en Espagne, le capitaine des Bleus a tenu à expliquer sa démarche dans un entretien accordé à AS. «C’est les clubs qui ont décidé d’intégrer ce maillot, de le faire porter. En tant que joueurs, nous devions le porter. Je suis pleinement solidaire de Ceuta et de toutes les victimes.», affirme-t-il. Mbappé explique toutefois avoir voulu également penser aux migrants victimes de cette situation. «Je tenais également à faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles. C’était une position délicate, difficile, car au final, les gens pourraient penser que je suis contre les habitants de Ceuta, mais non, absolument pas», explique l’attaquant du Real Madrid.
Le Français refuse surtout de hiérarchiser les souffrances. «Je n’ai rien contre eux et je les soutiens à 100 % dans mes pensées. Mais je voulais aussi avoir une pensée pour toutes les personnes qui souffrent, car au fond, je suis humain et je ne veux pas hiérarchiser les souffrances. Il y a des gens qui souffrent et cela me fait beaucoup de peine de voir cela dans le monde. Je suis un jeune homme qui souhaite le meilleur pour le monde dans lequel nous vivons. Je souhaite transmettre un message de positivité et de paix, et j’espère que cette situation sera rapidement résolue», assure-t-il.
Des critiques en France
Cette explication n’a pas empêché plusieurs responsables politiques français de prendre position. Alexandre Sabatou, Kévin Mauvieux, Julien Odoul et Marion Maréchal ont notamment critiqué le comportement du capitaine de l’équipe de France. Éric Zemmour est également intervenu dans le débat. Interrogé par BFMTV, le président de Reconquête a déclaré : «On voit bien que la solidarité qui naît dans la banlieue, la solidarité islamique est supérieure à la solidarité française et même à celle de son pays d’accueil (l’Espagne). Manifestement, il a pris parti pour Nahel contre le policier. Et là, il prend parti pour les migrants contre les Espagnols. Il aurait pu se taire. Zinédine Zidane ne disait jamais un mot. Et il avait bien raison.»






