L’Italie a quitté le Parc des Princes avec un précieux match nul 1-1 contre la France. Une performance qui redonne de la confiance à la Squadra Azzurra, mais aussi à certains joueurs en quête de rachat. C’est notamment le cas d’Alessandro Bastoni, auteur du but égalisateur et déjà déterminant dans la reconstruction de son image avec la sélection.
Après son match difficile contre la Bosnie à Zenica, le défenseur de l’Inter a répondu sur le terrain. Une réaction qui n’a pas échappé à Paolo Di Canio, qui a particulièrement apprécié son attitude.
«Bastoni, l’audacieux qui joint le geste à la parole»
Sur le plateau de Sky Sport, Di Canio a d’abord salué la prestation défensive de l’Italie face aux Bleus. «Ils n’ont pas eu grand-chose à faire dans l’axe, il n’y avait pas un vis-à-vis comme Pio Esposito : mais ils ont été très appliqués, attentifs et ponctuels. Le fait qu’il n’y ait pas eu d’occasions faciles concédées signifie qu’il y a eu une grande compacité.», analyse-t-il. Mais c’est surtout Bastoni qui a retenu son attention. «La conférence de presse un peu bravache de Bastoni m’a plu, d’autant plus que face à la France il joint les actes à la parole : il n’a rien à voir avec sa position sur le but, là il doit y avoir un milieu de terrain.», explique Di Canio. L’ancien attaquant italien apprécie notamment la réaction du défenseur sur l’action de son but. «Lui arrive avec agressivité puis il marque : lucide, attentif et moi, j’aime les joueurs bravaches qui joignent les actes à la parole», poursuit-il. Di Canio va même jusqu’à opposer deux types de joueurs : «Il y a deux possibilités : soit tu fais le bravache et tu es un c…n, soit tu es bravache et tu me plais parce que tu joins les actes à la parole. Lui, il est en train de le faire.»
Bastoni doit désormais oublier la Bosnie
Pour Di Canio, le défenseur de l’Inter doit désormais tourner la page de sa prestation contre la Bosnie. «Il ne faut plus regarder vers la Bosnie : ça doit te peser, mais avec de la personnalité tu dois le laisser glisser sur toi et en faire quelque chose qui te donne des motivations», estime-t-il. Une réaction qui pourrait également profiter à l’ensemble de la sélection italienne. «Cela aide un entraîneur retrouvé qui a de la crédibilité», ajoute Di Canio, alors que la Squadra Azzurra cherche à retrouver une dynamique positive.
Di Canio défend aussi Dimarco
L’ancien international italien a également évoqué le cas de Federico Dimarco et son utilisation avec la sélection. «Les joueurs honorent au maximum le maillot de l’Italie. Moi, je ne vois pas Dimarco comme quatrième base : il a de la jambe, mais il commence à avoir un certain âge et souvent, quand il pousse beaucoup, il risque de se blesser.», estime-t-il. Selon Di Canio, l’Italie doit trouver le bon équilibre pour permettre au joueur de l’Inter d’exprimer les mêmes qualités qu’en club. «Ce n’est pas facile de le mettre là et de le faire rendre comme à l’Inter : cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas y être, mais Mancini doit trouver des solutions. Ne regardons pas seulement l’acte final, entre-temps il faut aussi collaborer : l’alternance doit avoir des mécanismes, ainsi qu’un degré de technique et de créativité en mouvement qui est différent du fait d’arriver lancé comme il le fait à l’Inter», explique-t-il. Enfin, Di Canio estime que les critiques ont également touché Mancini. «Les critiques l’ont touché : au début, il a exagéré dans ses déclarations, mais il est intelligent, il sait que si les résultats ne suivent pas, il paiera le double», conclut-il.






