Cristiano Ronaldo continue de faire parler de lui en Angleterre. Alors que son avenir avec la sélection portugaise suscite des interrogations, les débats se multiplient autour de son rapport à la compétition et de sa difficulté supposée à accepter le déclin lié à l’âge. Sur les ondes de talkSPORT, la commentatrice Angelina Kelly a livré une analyse particulièrement sévère de la carrière de l’attaquant portugais. Selon elle, le quintuple Ballon d’Or aurait peut-être davantage trouvé son bonheur dans un sport individuel, où ses performances auraient dépendu uniquement de lui. Elle a également comparé sa situation à celle de Lionel Messi avec l’Argentine.
Cristiano Ronaldo critiqué pour son rapport au déclin
Angelina Kelly n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer la situation de Cristiano Ronaldo. Pour la commentatrice britannique, l’attaquant portugais aurait du mal à accepter que son statut et son influence puissent évoluer avec le temps. «Le problème de Cristiano Ronaldo, c’est que ça finissait toujours comme ça. Il n’arrive pas à vieillir avec dignité et à accepter que son époque de star soit révolue. Et, de ce fait, la seule conclusion à laquelle je peux arriver, c’est qu’il n’aurait jamais dû choisir d’être footballeur», a-t-elle déclaré sur talkSPORT.
La journaliste estime que l’âge finira nécessairement par modifier la place du Portugais dans son équipe. Elle considère que l’ancien joueur du Real Madrid devra accepter de ne plus occuper systématiquement le premier rôle. «La vieillesse finira par le rattraper, et il devra accepter, tôt ou tard, qu’il n’est plus le meilleur joueur du monde, et il devra accepter le fait qu’en réalité, il est plus un fardeau qu’une aide pour son équipe», a-t-elle poursuivi. Elle a ensuite insisté sur ce qu’elle considère comme la principale difficulté de Ronaldo : accepter que son équipe puisse parfois mieux fonctionner sans lui. «Mais le problème, c’est que Ronaldo ne peut pas l’accepter, il ne peut pas accepter de ne plus être le meilleur, il ne peut pas accepter qu’une équipe de football puisse être meilleure sans lui et qu’il ne soit plus aussi indispensable qu’avant», a-t-elle expliqué.
«Il aurait peut-être dû choisir un sport individuel»
Au-delà de la question de l’âge, Angelina Kelly estime que la personnalité compétitive de Cristiano Ronaldo pourrait être davantage compatible avec une discipline individuelle. Dans ce type de sport, un athlète peut plus facilement mesurer ses performances à travers ses propres résultats, sans dépendre directement de ses coéquipiers. «Ronaldo a besoin de sentir qu’il est, objectivement, le meilleur et le plus grand de tous les temps. Mais le football ne fonctionne pas ainsi. C’est un sport collectif avec de nombreux joueurs différents et des performances exceptionnelles. Ce n’est pas comme être un sprinter, où l’on peut battre des records du monde que personne d’autre ne peut égaler et où, en cas de défaite, c’est entièrement de sa faute», a-t-elle souligné.
La commentatrice estime également que le football offre au Portugais la possibilité de mettre en cause différents facteurs lorsqu’une situation ne lui convient pas, qu’il s’agisse des décisions d’un entraîneur, des performances collectives ou de l’arbitrage. «Dans le football, Ronaldo peut blâmer les autres, les entraîneurs, les équipes, les arbitres, n’importe qui. Au final, le football ne l’a pas comblé. Il s’est tellement investi dans ce sport, mais il n’en a pas tiré ce qu’il attendait. Car s’il avait été comblé, je ne crois pas qu’il se comporterait ainsi, en faisant des crises de colère simplement parce qu’un entraîneur a changé d’avis», a-t-elle affirmé.
Angelina Kelly reconnaît néanmoins que Cristiano Ronaldo a connu une carrière exceptionnelle, avec de nombreux titres, une immense popularité et une réussite financière considérable. À ses yeux, ces accomplissements ne suffiraient toutefois pas à lui apporter la satisfaction qu’il rechercherait encore. «Il a connu le succès, il a une immense base de fans, il a beaucoup d’argent, mais ce qu’il désire vraiment est quelque chose qu’il n’obtiendra jamais, à moins que la fontaine de jouvence n’existe. Peut-être aurait-il dû canaliser son talent et son professionnalisme vers un autre sport, voire une autre vocation. Car celle-ci ne l’a jamais satisfait et ne le satisfera jamais», a-t-elle estimé.
Lionel Messi cité en exemple pour ses adieux à l’Argentine
Pour appuyer son analyse, Angelina Kelly a établi une comparaison avec Lionel Messi et la manière dont l’Argentin a vécu ses adieux à la sélection nationale. Elle oppose cette image à ce qu’elle considère comme une fin de carrière internationale potentiellement plus conflictuelle pour Cristiano Ronaldo. «Comparez la fin potentielle de sa carrière internationale à celle de Lionel Messi. Des adieux magnifiques et émouvants, un stade plein à craquer en Argentine, pas un œil sec dans le public, il a fait ses adieux… c’est un homme qui a atteint ses objectifs dans sa carrière et qui sait quand il est temps d’arrêter», a-t-elle déclaré.
La commentatrice a conclu en estimant que Cristiano Ronaldo aurait peut-être trouvé davantage de sérénité dans une autre carrière, même si celle-ci avait été moins prestigieuse et moins lucrative. «Beaucoup de fans de football apprécient que Cristiano Ronaldo ait choisi ce sport comme carrière, mais pour Ronaldo, en tant que personne, cette perspective impliquait qu’elle se terminerait toujours mal. Il aurait peut-être dû se tourner vers une autre vocation, moins célèbre, moins couronnée de succès, peut-être sans Ballon d’Or, moins riche. Mais peut-être, qui sait, aurait-il été plus heureux», a-t-elle conclu.






