Figure emblématique du FC Barcelone et héros de la finale de la Coupe du monde 2010 avec l’Espagne, Andrés Iniesta n’a jamais vraiment quitté le cœur des supporters catalans. Désormais lancé dans une carrière d’entraîneur, l’ancien milieu de terrain n’exclut pas de retrouver un jour le Barça, cette fois sur le banc.
Interrogé par Mundo Deportivo, Iniesta a évoqué cette possibilité avec prudence. «Le destin décidera de ce qui doit arriver. Évidemment, ce serait formidable si je pouvais poursuivre ma carrière d’entraîneur ici, compte tenu de ce que le Barça représente pour moi, mais ce n’est pas non plus un objectif que je me suis fixé», a-t-il expliqué. Le champion du monde 2010 rappelle que devenir entraîneur n’était pas forcément une ambition de jeunesse. «Je l’ai toujours dit : mon rêve était de devenir footballeur, et là, j’avais bel et bien des objectifs et des obsessions quand je suis arrivé à Barcelone : réussir en équipe première», a-t-il poursuivi. Pour l’instant, le poste est occupé par Hansi Flick, dont le travail continue de faire l’unanimité au sein du club.
Iniesta impressionné par Lamine Yamal
Au-delà de son avenir personnel, Iniesta a également porté un regard admiratif sur la nouvelle génération espagnole, notamment sur Lamine Yamal. À seulement 19 ans, l’ailier du Barça s’est déjà installé parmi les grandes figures du football mondial. Pour Iniesta, les performances du jeune Espagnol sont tout simplement exceptionnelles. «Non, ce n’est pas normal (ce qu’il fait à son âge), car si c’était le cas, davantage de joueurs pourraient y parvenir. Ce n’est pas normal, et ce qui est beau et important, c’est son ambition, son talent naturel. Quand on pense à tout ce qui l’attend à son âge, c’est formidable», a lancé l’ancien Barcelonais. Iniesta a également savouré les performances récentes de la sélection espagnole, notamment face à l’Argentine. «Au vu du match, nous espérions vraiment que l’Espagne marquerait ce but mérité. Vous savez comment ça se passe dans ce genre de rencontres : si on ne parvient pas à faire la différence à la fin, et vu l’adversaire, on joue toujours sur un fil», a-t-il raconté.
«Le défi, c’est de se renouveler année après année»
Malgré son admiration pour Yamal, Iniesta refuse toutefois de tomber dans l’euphorie. Le légendaire milieu de terrain estime que le plus difficile commence maintenant pour le jeune talent du Barça. «Le seul hic, c’est que le défi pour les footballeurs, et pour des équipes comme le Barça, c’est qu’il faut se renouveler année après année. Autrement dit, l’important n’est pas ce que l’on a déjà gagné, mais ce que l’on doit continuer à gagner chaque année», a-t-il prévenu. Avant d’insister sur cette exigence : «C’est là le secret, et c’est le défi auquel sont confrontés tous ces joueurs, qui, à leur âge, ont déjà remporté des titres majeurs, voire parmi les plus prestigieux, et qui doivent relever ce défi chaque année : maintenir ce niveau d’excellence.»
En attendant, Iniesta continue de suivre avec attention ses deux clubs de cœur. «Évidemment, j’adore regarder le Barça et l’Espagne. Comme avant, comme quand je jouais. Ce sont des équipes avec un style de jeu et des joueurs que j’apprécie beaucoup. Leur façon de jouer, et surtout leur talent, leur intelligence de jeu… On parle des meilleurs», a-t-il conclu.






