AC Milan : Ruben Amorim lâche une grosse confidence

Onsaitout
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Ruben Amorim s’apprête à vivre un rendez-vous forcément particulier. L’entraîneur de l’AC Milan retrouvera Benfica ce mardi en Ligue Europa, un club qui occupe une place importante dans son parcours. Pourtant, malgré les sollicitations dont il aurait fait l’objet au Portugal, le technicien portugais est catégorique : il n’envisage pas de revenir entraîner dans son pays pour le moment.

Amorim a d’abord expliqué pourquoi il avait finalement renoncé à prendre une année sabbatique cet été. Après plusieurs saisons intenses, l’ancien entraîneur portugais avait prévu de couper avec le football avant que l’opportunité milanaise ne vienne bouleverser ses plans. «Il était clair pour moi que je n’allais pas entraîner. Que j’allais prendre une année sabbatique avec ma famille, comme je l’avais promis depuis quatre ans. C’était une évidence. Mais j’ai reçu un appel de Milan, j’ai discuté avec les propriétaires et ils m’ont convaincu de reprendre le travail plus tôt», a raconté Amorim. Le Portugais assure toutefois qu’une chose était déjà certaine à ce moment-là : il ne souhaitait pas rentrer au pays. «Il était clair que je ne retournais pas au Portugal à ce moment-là. Milan s’est présenté et je pense qu’aucune autre offre ne m’aurait fait changer d’avis, car j’avais besoin de faire une pause, et j’ai cédé. C’est le plus important», a-t-il ajouté.

«C’est forcément un match spécial»

Face à Benfica, Amorim retrouvera donc une partie de son histoire. Le technicien a porté les couleurs du club lisboète et y a également été formé durant sa jeunesse. Il mesure donc parfaitement la dimension particulière de cette rencontre. «C’est évidemment un match important, une rencontre de Ligue Europa, et particulier car ils ont déjà disputé deux finales de Ligue des Champions, en 1963 et 1990, que Benfica a perdues toutes les deux [rires]. Rui Costa est une légende à Milan, Gonçalo a grandi à Benfica, j’y ai joué comme joueur et j’y ai évolué enfant», a-t-il rappelé. Mais une fois le coup d’envoi donné, les sentiments devront laisser place à la compétition. «C’est forcément un match spécial, mais je ne me soucie que de la victoire et d’être en forme pour préparer le match contre Lecce. C’est un match spécial, mais une fois qu’il aura commencé, ce sera juste un autre match de Ligue Europa», a prévenu Amorim.

Amorim refuse de mettre la pression sur Benfica

Concernant les ambitions européennes, l’entraîneur milanais estime que son équipe possède les qualités nécessaires pour aller loin, mais rappelle que le calendrier et la gestion de l’effectif seront déterminants. «Concernant nos objectifs, nous sommes en compétition pour gagner. Je pense qu’il y a de grandes équipes capables d’atteindre la finale. Ce que je sais, c’est que pour y parvenir et être compétitifs en championnat, nous devons avoir un effectif solide. Il y aura des rotations et chacun doit être prêt. Si nous n’avons pas trop de blessures, nous pouvons gagner n’importe quel match», a-t-il expliqué.

Après le match nul contre la Lazio, Amorim souhaite notamment voir son équipe maintenir davantage d’intensité après la pause. «Certains joueurs n’ont pas participé à la préparation d’avant-saison et je dois les gérer, car nous avons trois matchs et une rencontre importante ce week-end. Ce que j’ai retenu du match contre la Lazio, c’est que nous devons toujours avoir l’énergie [en seconde période] pour jouer un football offensif», a-t-il souligné. Il a par ailleurs refusé de dévoiler son onze de départ, estimant que Marco Silva est «très intelligent».

«Je me sens chez moi ici»

Interrogé sur les chances de Benfica de remporter la Ligue Europa, Amorim s’est montré élogieux envers son ancien club. Il estime que les Lisboètes ont les qualités pour battre n’importe quelle équipe, tout en refusant de leur imposer une pression excessive. «Quand je regarde Benfica, je vois qu’ils peuvent gagner n’importe quel match car ils ont un excellent entraîneur et des joueurs de talent. Je pense que parfois, les clubs portugais se sentent investis d’une responsabilité qu’ils ne devraient pas avoir. Car ils ne bénéficient pas des mêmes conditions que les clubs italiens. Par conséquent, je me sens encore plus responsable. C’est ce que je dirais au Portugal et c’est ce que je dis maintenant.», a-t-il expliqué. «Gagner la Ligue Europa ? C’est possible, si tout se passe bien. Je vois un Benfica très fort, avec une identité bien affirmée, une équipe capable de remporter le championnat. Je ne vais pas mettre cette pression sur Marco», a ajouté Amorim.

Le Portugais a également profité de cette conférence de presse pour expliquer pourquoi il se sent désormais profondément attaché à l’Italie. «Mon pays me manque, mais s’il existe un pays comparable au Portugal, c’est bien l’Italie. Je me sens chez moi ici. Je pense rester ici quelques années. Le Portugal restera toujours mon pays, les gens me manquent énormément, mais mon histoire est en Italie et je suis un peu italien», a-t-il lancé avec le sourire.

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Gonçalo Ramos promet de ne pas célébrer

De son côté, Gonçalo Ramos vivra lui aussi une soirée particulière. L’attaquant portugais a été formé à Benfica et y a découvert le monde professionnel avant de rejoindre le PSG puis l’AC Milan. Le joueur nourrit même l’ambition de trouver le chemin des filets face à son ancien club, mais il a déjà promis de ne pas célébrer en cas de but. «Si je marque, je ne fêterai pas ça, car Benfica, c’est chez moi. J’ai passé plus de temps à Benfica que chez mes parents. J’ai vraiment envie de marquer, si possible plusieurs buts, mais je ne fêterai rien», a promis Ramos.

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