Karim Adeyemi : ses confidences sur le Nigéria, ses parents et Barcelone

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Arrivé au FC Barcelone cet été, Karim Adeyemi s’est rapidement imposé dans le groupe dirigé par Hansi Flick. Grâce à sa vitesse, sa puissance et sa capacité à faire la différence, l’attaquant allemand a déjà marqué les esprits durant ses premières semaines en Catalogne. Avant de rejoindre sa sélection nationale, le joueur de 24 ans s’est confié à AS sur son adaptation, sa nouvelle vie à Barcelone, ses origines et les valeurs qui l’accompagnent depuis son enfance.

Adeyemi : «Je me sens vraiment très bien»

Même s’il se sent déjà à l’aise en Catalogne, Karim Adeyemi reconnaît que son adaptation n’est pas encore totalement terminée. L’attaquant du Barça estime notamment que l’apprentissage de l’espagnol constitue une étape importante pour se sentir pleinement intégré. «C’est difficile à dire. Je me sens vraiment très bien, mais pour ce qui est de dire que tout est réglé… je ne pense pas qu’on en soit encore là. Je ne suis pas encore tout à fait installé. Maintenant, je dois apprendre la langue, ce qui est important pour moi. Et bien sûr, c’est difficile d’être parfaitement intégré en un mois ou deux seulement, mais je me sens vraiment bien et j’ai hâte de rester ici plus longtemps», a-t-il expliqué. Pour ses premiers moments à Barcelone, Adeyemi a rapidement profité de l’un des principaux atouts de la ville : la mer. «Je suis allé à la plage, à la mer, j’ai nagé. Je crois que c’est ce que j’ai préféré. J’y retourne de temps en temps. C’est vraiment idéal : profiter du beau temps. Même si j’aime aussi rester chez moi», a-t-il raconté. L’international allemand apprécie surtout les moments de calme loin de l’agitation. «J’aime être chez moi, entouré de ma famille. Je ne sors que de temps en temps ; peut-être une ou deux fois pour un repas. Mais j’aime être chez moi et aller à la plage ; c’est ma tranquillité, c’est ce dont j’ai besoin», a-t-il ajouté.

Un joueur façonné par trois cultures

Né en Allemagne d’un père nigérian et d’une mère roumaine, Karim Adeyemi a grandi au croisement de plusieurs cultures. Une diversité qui, selon lui, a contribué à façonner sa personnalité et sa manière de voir les choses. «Je pense que chaque culture a quelque chose de différent ; elles ne sont pas toutes identiques, c’est certain. Mais au fil des années, j’ai appris à créer ma propre culture. J’essaie d’être quelqu’un de bien, fidèle à mes principes. C’est donc un mélange : j’apprends de chaque culture, et cela a toujours été très important pour moi, aussi bien dans mon enfance que maintenant», a confié l’attaquant. Adeyemi avait également la possibilité de représenter le Nigeria sur la scène internationale. Il a finalement choisi de porter les couleurs de l’Allemagne, pays dans lequel il a grandi. «J’ai grandi en Allemagne et j’adore ce pays. On connaît tous la qualité de l’équipe nationale allemande. Pour moi, l’Allemagne était la meilleure à l’époque, et je pense qu’elle l’est toujours. J’ai choisi d’y aller et je ne le regrette pas ; j’aime y jouer et c’est un honneur», a-t-il expliqué. Le joueur du Barça reconnaît toutefois que son choix a parfois suscité des discussions au sein de sa famille. «Parfois, mon père me demande : “Pourquoi n’as-tu pas joué pour le Nigeria ?” Mais au final, je suis heureux avec l’Allemagne», a-t-il poursuivi.

Une fondation très active au Nigeria

Si Adeyemi a choisi l’Allemagne au niveau international, ses origines nigérianes restent très importantes dans sa vie. Il s’investit notamment à travers une fondation qui mène plusieurs projets au Nigeria. «C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Nous consacrons beaucoup de temps à aider les populations locales, à structurer les choses et à voir comment nous pouvons leur être utiles : sortir les enfants de la rue grâce au football ou à l’éducation», a-t-il révélé. Le joueur explique également que ses parents participent activement à ces initiatives. «Mes parents sont toujours impliqués et cherchent à développer des projets. Nous avons récemment construit un hôpital dans une région du Nigeria. Nous avons aussi un club de football pour adolescents et nous essayons de trouver des logements pour les sans-abri. J’essaie d’y aller chaque année», a confié Adeyemi.

Adeyemi explique l’origine de sa vitesse

Sur les terrains, Karim Adeyemi impressionne également par ses qualités athlétiques. Face à Levante, l’attaquant du Barça aurait notamment atteint 36 km/h, illustrant l’une de ses principales armes. Lorsqu’il est interrogé sur l’origine de cette vitesse, il pense immédiatement à ses parents. «Je pense que ça vient du côté de mon père, même si ma mère était aussi très sportive dans sa jeunesse. Mon père dit toujours que j’ai hérité de sa vitesse, et il prétend même qu’il était plus rapide que moi ! J’ai du mal à le croire (rires). Ils étaient tous les deux sportifs, et mon père jouait aussi au football, alors ça vient certainement d’eux», a-t-il lancé avec humour. Les deux parents d’Adeyemi étaient effectivement sportifs, tandis que son père pratiquait également le football. Pourtant, le joueur n’a jamais suivi de formation spécifique en athlétisme. «Non, jamais. Je n’ai jamais fait d’athlétisme. Plus jeune, je faisais beaucoup de saltos arrière et autres acrobaties sur le trampoline. Sinon, je suis plutôt bon en sport en général, mais je n’ai jamais joué qu’au football», a-t-il expliqué.

«C’est de l’instinct pur»

Enfin, Karim Adeyemi a évoqué son style de jeu et cette capacité à éliminer ses adversaires grâce à sa vitesse et ses changements de rythme. Pour lui, ses meilleures performances apparaissent lorsqu’il joue sans trop réfléchir. «Oui, je dirais même que c’est de l’instinct pur. Mes meilleurs matchs sont ceux où je ne réfléchis à rien sur le terrain et où les mouvements me viennent naturellement», a-t-il expliqué. L’Allemand apprécie également la qualité de ses nouveaux partenaires au FC Barcelone, qui lui permet de laisser davantage parler son instinct. «J’essaie de créer des occasions et j’espère que ça fonctionnera. Je suis ravi de jouer avec d’aussi bons coéquipiers», a-t-il conclu.

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