Ruben Amorim recadré en Italie

Onsaitout
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Ruben Amorim commence déjà à faire parler de lui en Italie, et pas uniquement pour ses résultats. Arrivé cet été sur le banc de l’AC Milan, l’entraîneur portugais est notamment observé pour ses prises de parole en conférence de presse. Pour Andrea Marinozzi, le technicien de 41 ans doit désormais tourner définitivement la page de Manchester United et éviter de créer inutilement des tensions.

Le journaliste italien estime qu’Amorim reste encore trop marqué par son passage en Angleterre. Sur DAZN Italia, Marinozzi lui a donc adressé un conseil clair : ne pas chercher de nouveaux adversaires alors qu’il dirige déjà l’un des clubs les plus exposés d’Italie.

«Il est toujours à Manchester»

Andrea Marinozzi reconnaît qu’il reste des zones d’ombre autour du passage de Ruben Amorim à Manchester United, mais estime que le Portugais ne devrait plus laisser cette période influencer sa communication à Milan. «J’analyse davantage son passage à Manchester que son passage actuel à Milan, car il reste encore des zones d’ombre [sur cette histoire]. Mais je dis qu’il ne faut pas chercher d’ennemis, car il évolue déjà dans un club immense, où la pression est déjà bien présente, notamment à cause des mauvaises saisons, et il est toujours à Manchester», a-t-il déclaré.

Le journaliste fait notamment référence aux réactions de Gary Neville et à certains commentaires de la presse anglaise auxquels Amorim répondrait parfois de manière indirecte. «Réfléchir aux propos de Gary Neville, aux déclarations des journalistes, et répondre ensuite par des commentaires indirects en conférence de presse ne lui apporte rien, vraiment rien», a-t-il poursuivi. Pour Marinozzi, la priorité doit désormais être Milan. «Il devrait donc mettre ces aspects de côté, se concentrer pleinement sur son travail sur le terrain – ce qu’il fait déjà – et aussi sur la communication, sans chercher d’ennemis.»

Marinozzi apprécie pourtant le communicant

Malgré ses critiques, Andrea Marinozzi ne remet absolument pas en cause les qualités de Ruben Amorim lorsqu’il parle de football. Au contraire, il estime que l’entraîneur milanais possède un style particulièrement intéressant lorsqu’il reste concentré sur ses idées et ses choix tactiques. «Il devrait trouver son propre style de communication, ce que je trouve déjà très satisfaisant, car lorsqu’il est direct, il parle de football, il exprime ses idées et les explique très bien», a-t-il reconnu. Il cite notamment le cas de Luka Modric et les explications données par Amorim concernant ses choix.

«On peut parler de Modric ici, mais il l’a déjà expliqué lui-même : quel joueur lui convient, quel autre ne lui convient pas, et pourquoi il avait besoin de Musah pour ce match. Il explique tout en détail, et j’apprécie cela, car peu d’entraîneurs le font, et j’aime ça.», a expliqué Marinozzi. Son message à Amorim est donc plutôt simple : conserver sa franchise, mais éviter les conflits inutiles. «Mais ne cherchez pas d’ennemis, ne provoquez pas de conflits à tout prix, ne donnez pas de réponses péremptoires, et si les questions sont mal posées, n’y répondez pas, car certaines ont été mal formulées. Essayez d’amener le Milan au sommet grâce à vos idées, car vous en êtes capable», a-t-il conclu.

Amorim : «Je ne suis pas fou»

Les dernières déclarations de Ruben Amorim illustrent justement le tempérament du Portugais. Après avoir remporté ses deux premiers matchs officiels avec l’AC Milan, il a ensuite vu son équipe concéder des nuls contre la Juventus et la Lazio. Après le dernier match, l’entraîneur a notamment été interrogé sur ses choix tactiques et ses trois changements effectués à la pause. Sa réponse a été particulièrement directe.

«C’est facile de parler maintenant. Je ne suis pas fou. Bien sûr, je changerais l’équipe de départ de la seconde mi-temps. Cependant, notre approche du match a complètement changé entre la première et la seconde période.», s’est défendu Amorim. Le Portugais estime surtout que son équipe aurait dû afficher davantage d’intensité dès le coup d’envoi. «Aujourd’hui, en seconde mi-temps, nous avons joué comme nous le souhaitions, mais comme nous étions menés 2-0, je ne changerais pas le onze de départ, mais je changerais l’énergie avec laquelle nous avons abordé le match dès le début», a-t-il expliqué.

Amorim assure par ailleurs que son analyse est partagée par son groupe. «L’important, c’est que j’ai entendu Mario Gila s’adresser à la presse et qu’il a dit exactement la même chose. On peut donc travailler à partir de là. Si les joueurs ressentent la même chose que moi, c’est important.» Enfin, l’entraîneur milanais reconnaît la frustration liée au début de saison : «Et, encore une fois, je sais que c’est un stade difficile. Je sais que jouer à Turin est difficile, mais on devrait avoir plus de points à ce stade. On a de quoi être frustrés.»

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