Recruté pour 140 millions d’euros, bonus compris, en provenance du RB Leipzig cet été, Yan Diomandé suscite déjà de nombreuses attentes au Real Madrid. Mais après une première titularisation peu convaincante contre le Rayo Vallecano (4-1), José Mourinho a tenu à défendre l’international ivoirien de 19 ans.
«Il a tout ce qu’il faut»
Interrogé sur ce qui manque à Yan Diomandé pour s’imposer durablement dans le onze madrilène, José Mourinho a été très clair : le jeune ailier possède toutes les qualités nécessaires. «Ce qu’il lui manque pour s’imposer comme titulaire ? Il a tout ce qu’il faut. Si, au lieu d’être au Real Madrid avec cet effectif, il jouait dans une équipe avec moins de joueurs à fort potentiel, il serait sans aucun doute titulaire pendant les 90 minutes de chaque match. Diego, cela vaut pour Diomande et tous les autres.», a assuré le Portugais.
Mourinho rappelle la concurrence au Real Madrid
Le Special One refuse d’ailleurs de faire du cas Diomandé un problème particulier. À ses yeux, aucun joueur n’est assuré d’être titulaire dans un effectif aussi riche. «L’effectif est solide et offre de nombreuses options. L’entraîneur ne se focalise pas uniquement sur dix joueurs et n’oublie pas les autres. Au fil de la saison, l’équipe perd de son élan, tout comme la motivation et la concurrence interne.», a-t-il expliqué. Mourinho a ensuite cité plusieurs stars madrilènes pour illustrer son propos : «On parle de Diomande, mais on pourrait aussi parler de Vinicius, Arda, Brahim, et en janvier, de Rodrygo. Être titulaire indiscutable, comme vous semblez tous aimer ce terme, est difficile»
Mourinho en a «marre» des conférences de presse
José Mourinho a également fait sourire les journalistes en évoquant le rythme particulièrement intense imposé au Real Madrid. Avec deux nouveaux matchs à venir, face à Elche puis dans le derby, le Portugais a ironisé sur les nombreuses conférences de presse auxquelles il doit participer.
«Six conférences de presse en une semaine. Je leur parle [au service de presse du Real Madrid] et je leur dis que dans d’autres pays, ils me permettraient d’en sauter une, par exemple, de ne pas être là aujourd’hui ou demain après le match. Mais six conférences de presse en une semaine… J’en ai marre de vous tous, vous en avez marre de moi, je dis toujours la même chose, vous n’avez plus de questions à me poser… Mais bon, on y est, parce que c’est notre travail, le mien comme le vôtre. Et on y est six fois par semaine. Les joueurs sont les mêmes : fatigués, moins fatigués, plus motivés, moins motivés… Il faut le faire et il faut se donner à fond. Elche et l’Atlético de Madrid sont dans la même situation. L’Atlético a donc un jour de repos en moins et le match contre Osasuna dimanche. Elche a aussi joué samedi, comme nous. On y arrive.», a-t-il lancé avec humour. Avant de conclure en plaisantant : «Si tu me dis la semaine prochaine qu’on en sauvera un sur six, j’apporterai de quoi grignoter et on s’amusera bien.»






