Dans une longue interview accordée à France Football, Kylian Mbappé est revenu sur son départ du PSG et sur les succès récents de son ancien club. L’attaquant du Real Madrid assure ne nourrir aucun regret et compte désormais tout faire pour détrôner les Parisiens.
Après sept saisons au Paris Saint-Germain, Kylian Mbappé a quitté la capitale française à l’été 2024 pour rejoindre le Real Madrid. Depuis, le PSG a remporté deux Ligues des champions consécutives, alimentant les débats sur l’impact de son départ. Une analyse que le Français refuse catégoriquement.
«Ce sont juste des cycles»
«Ouais, ou sinon ce sont juste des cycles. J’arrête le mien avec le PSG, qui en commence un en achetant cinq titulaires (Pacho, Neves, D. Doué puis Kvaratskhelia en janvier). Ce cycle avait déjà commencé avec ma dernière saison», a expliqué l’attaquant madrilène. Mbappé rappelle notamment que le PSG avait déjà atteint le dernier carré de la Ligue des champions lors de sa dernière saison dans la capitale. «Avec Luis Enrique, on fait demi-finale (de C1, contre le Borussia Dortmund, 0-1, 0-1), à un cheveu on fait finale, donc t’es à un cheveu de faire trois finales de suite, c’était juste un nouveau cycle qui continuait pour eux, c’était l’an II», a-t-il poursuivi. Surtout, le Français ne nourrit aucun regret concernant sa décision de quitter Paris. «Je ne me voyais pas passer toute ma vie à jouer en Ligue 1, je voulais réaliser mon rêve de jouer au Real. Et ce n’est jamais une erreur d’aller dans le plus grand club du monde», a-t-il assumé.
Mbappé veut détrôner le PSG
Loin de chercher à minimiser les performances de son ancien club, Kylian Mbappé reconnaît pleinement la supériorité actuelle du PSG sur la scène européenne. Le Madrilène se montre même particulièrement élogieux envers les Parisiens. «Comme 2 + 2 font 4. Ils ont gagné, on ne peut pas le leur enlever, félicitations à eux. Ils ont construit leurs victoires. Ils ont réussi à enchaîner avec une deuxième, et ça c’est extraordinaire. Ils sont l’équipe à battre», a reconnu le Français. Mais Mbappé compte bien tenter de faire tomber son ancien club cette saison avec le Real Madrid. «Nous, Madrid, et toutes les autres, on va dans l’idée de détrôner celle qui a gagné deux fois», a-t-il lancé.
Mbappé assume sa sortie sur le PSG
Kylian Mbappé a également été interrogé sur une déclaration qui avait beaucoup fait parler lorsqu’il évoluait encore à Paris : «Si je liais mon avenir à la Ligue des champions, je serais parti très loin du PSG.» Une phrase qui avait été très mal accueillie par une partie des supporters parisiens. Mais plusieurs années plus tard, l’international français ne regrette absolument pas ses propos. «Non, quand elle sort, elle est vraie. Je ne devine pas l’avenir», a-t-il répondu sans détour. Mbappé rappelle surtout qu’il avait eu de nombreuses possibilités de quitter le PSG bien avant son départ pour Madrid. «Quand je suis au PSG, je peux aller dans tous les clubs d’Europe. Pourtant, je reste toujours. Demandez combien d’offres ils ont reçues durant mes sept ans là-bas», a-t-il expliqué. Le Français assure ainsi être resté à Paris par véritable attachement au club et à la ville. «Je suis resté parce que j’étais heureux à Paris. C’était ma maison. Quand j’ai considéré que mon temps y était fini, j’ai voulu partir», a-t-il conclu.
«Tous les vestiaires ont de l’ego»
Enfin, Mbappé a balayé une autre idée souvent avancée depuis son départ : celle d’un PSG devenu plus sain parce qu’il aurait perdu ses nombreuses stars et leurs ego. Pour le joueur du Real Madrid, cette analyse est beaucoup trop simpliste. «Le vestiaire avec le plus d’ego entre le PSG et le Real ? Les deux. Tous les vestiaires en ont, même ceux sans stars», a-t-il affirmé. Mbappé a notamment rappelé que la présence de stars n’était pas nécessaire pour créer des problèmes d’ego dans un vestiaire. «Ma dernière année à Paris, à part moi, il n’y a pas de star. Ousmane devient vraiment star après. Les gens associent toujours ego à star. Et pourtant, j’ai vu des joueurs, zéro demande de photo, zéro autographe, ils ont un ego comme ça.» Et le Français va encore plus loin : «Mais beaucoup ont de l’ego, et pas que des joueurs. Des gens qu’on ne voit pas, dans les bureaux.»






