Zinédine Zidane : cette incroyable histoire d’amitié avec David Bettoni

Onsaitout
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Nommé officiellement sélectionneur de l’équipe de France à la fin du mois de juillet, Zinédine Zidane n’a pas choisi de vivre cette nouvelle aventure seul. Pour ses débuts sur le banc des Bleus, l’ancien numéro 10 s’est entouré de plusieurs hommes de confiance, parmi lesquels figure évidemment David Bettoni. Son fidèle adjoint depuis près d’une décennie est bien plus qu’un simple collaborateur : il est avant tout l’un de ses amis les plus proches, une relation née lorsqu’ils étaient encore adolescents.

Pour relever le plus grand défi de sa carrière d’entraîneur, Zinédine Zidane a voulu s’appuyer sur des visages familiers. Fabien Barthez, devenu son nouvel entraîneur des gardiens, et Xavier Giraudon, nommé chef de presse, font notamment partie de son staff. Mais la présence de David Bettoni apparaît comme une évidence.

Depuis les débuts de Zidane comme entraîneur principal au Real Madrid en 2016, Bettoni n’a pratiquement jamais quitté son côté. Les deux hommes ont travaillé ensemble dans les plus grands clubs et remporté de nombreux trophées. Mais leur histoire commune remonte bien plus loin que leur collaboration professionnelle.

Une amitié née dans un foyer à Cannes

Pour comprendre la relation particulière qui existe entre Zidane et Bettoni, il faut remonter à la fin des années 1980. En 1988, le jeune Zinédine Zidane, qui était encore appelé «Yazid», rejoint le foyer des jeunes travailleurs de la rue Mimont, à Cannes. L’établissement permettait notamment aux jeunes joueurs de l’AS Cannes de bénéficier d’un logement à moindre coût. C’est dans cet environnement que le futur champion du monde va rencontrer David Bettoni, installé dans la chambre voisine. Très rapidement, les deux adolescents deviennent inséparables.

Valérie, compagne de Denis Armbruster, un ancien camarade des deux hommes au foyer, a raconté à L’Équipe le souvenir qu’elle garde de cette période. «Ils étaient tous les deux très réservés, timides. David peut-être encore plus que Yazid. C’étaient des garçons très bien, éduqués, polis…» Leur proximité était telle que les autres pensionnaires les voyaient presque comme des frères. «Ils étaient toujours ensemble, des jumeaux même si c’était le brun et le blond, le grand et le petit. Ils étaient de gros mangeurs tous les deux, pour les repas, tous les soirs, ils allaient se chercher une baguette à la boulangerie», racontait Denis Armbruster. Valérie confirmait cette impression : «Oui, ils étaient comme des frères, jamais l’un sans l’autre et aujourd’hui, ils sont encore ensemble, c’est une belle histoire d’amitié.»

Une relation qui a résisté au temps

À cette époque, personne ne pouvait évidemment imaginer que les deux jeunes hommes allaient, quelques décennies plus tard, travailler ensemble au plus haut niveau du football mondial. Zidane allait devenir l’un des plus grands joueurs de l’histoire, remporter la Coupe du monde 1998, puis s’imposer comme entraîneur au Real Madrid. Bettoni, lui, allait progressivement devenir son principal bras droit et l’accompagner dans chacune de ses grandes aventures sur les bancs.

Le souvenir du foyer et de la famille Zidane

Les anciens employés du foyer se souviennent également du jeune Zidane comme d’un garçon particulièrement respectueux. Blanca, qui travaillait à l’époque dans l’établissement, a gardé une image très positive du futur champion du monde. «Il était si gentil, bien élevé, poli… Mais toute cette bande, c’était de bons garçons», se souvenait-elle. Elle évoquait également les visites régulières du père de Zinédine Zidane, Smaïl, qui effectuait le déplacement depuis Marseille pour venir voir son fils. «Le père de Zidane venait le voir régulièrement, il prenait le train depuis Marseille, des gens très bien les parents Zidane, très respectueux», racontait-elle. Blanca rappelait ainsi le décès de M. Varraud, une personnalité qui avait beaucoup œuvré bénévolement pour l’AS Cannes. «Vous savez, quand M. Varraud est décédé (en 2006, en pleine Coupe du monde), lui qui bénévolement a tant fait pour l’AS Cannes, eh bien, à son enterrement il n’y avait pas grand monde. Mais il y avait M. Zidane !»

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