Kylian Mbappé reçoit un soutien inattendu après la polémique déclenchée en Chine par ses propos sur Mao Zedong. Alors que l’attaquant du Real Madrid fait face à de nombreuses critiques et à des conséquences commerciales, John Moolenaar, président d’une commission de la Chambre des représentants américaine consacrée à la Chine, estime que le Français n’a aucune raison de présenter des excuses. Le parlementaire républicain a vivement critiqué les pressions exercées sur le joueur.
Un responsable américain prend la défense de Mbappé
Dans un communiqué publié par la commission spéciale de la Chambre des représentants consacrée à la Chine, John Moolenaar a clairement affiché son soutien au capitaine de l’équipe de France. «La star internationale de foot Kylian Mbappé ne devrait pas s’excuser d’avoir qualifié Mao Zedong de dictateur. Mao était un dictateur, et, de loin, il a causé plus de tort au peuple chinois que n’importe quel commentaire d’un joueur de soccer ne pourra jamais le faire», a-t-il déclaré.
Le responsable américain a également rappelé les conséquences humaines du régime de Mao Zedong. «Sa dictature ainsi que ses politiques désastreuses ont tué des dizaines de millions de Chinois lors de la Révolution culturelle, de la Grande famine et d’autres atrocités», a-t-il affirmé. John Moolenaar a ensuite dénoncé les restrictions des libertés fondamentales en Chine, estimant que cette affaire devait aussi permettre de rappeler les atteintes aux droits humains. «Pendant des décennies, le PCC a refusé au peuple chinois les droits humains fondamentaux, y compris la liberté d’expression et la liberté de religion. Ce sont des droits dont jouit Mbappé ainsi que des millions de personnes dans le monde, et Mbappé devrait saisir cette occasion pour révéler la vérité horrible sur la dictature de Mao», a-t-il poursuivi.
Les entreprises chinoises également visées
Le parlementaire républicain a aussi critiqué les entreprises qui ont mis fin à leurs collaborations avec Mbappé après la controverse. Selon lui, ces décisions illustrent la volonté de certains groupes de préserver leurs intérêts économiques en Chine. «La vraie honte dans cette histoire est les entreprises qui se précipitent pour s’excuser afin de pouvoir continuer à faire des affaires en Chine. Le PCC est le plus grand oppresseur du peuple chinois et de leurs droits humains, et ces entreprises qui collaborent avec le PCC contribuent à normaliser sa brutalité écrasante», a-t-il dénoncé. Depuis la diffusion de la séquence controversée, plusieurs marques chinoises ont pris leurs distances avec l’attaquant français. La polémique a également entraîné des réactions de la Fédération chinoise de football et de China Media Group, qui a demandé des excuses publiques au Real Madrid.






