Bernardo Silva n’a pas toujours fait l’unanimité au Portugal. Pourtant, José Boto, actuel directeur sportif de Flamengo et ancien responsable du recrutement de Benfica, avait rapidement repéré le potentiel de l’international portugais. Dans un entretien accordé au quotidien espagnol AS, le dirigeant est revenu sur ses souvenirs du milieu de terrain et a expliqué pourquoi ses qualités ne l’avaient jamais surpris.
«L’un des joueurs les plus intelligents que j’aie jamais vus»
Durant ses années à Benfica, José Boto a eu l’occasion d’observer Bernardo Silva lorsqu’il évoluait encore dans les catégories de jeunes du club lisboète. À cette époque, le joueur ne bénéficiait pas encore de la reconnaissance dont il jouit aujourd’hui. Certains observateurs doutaient notamment de son physique. «Bernardo Silva est l’un des joueurs les plus intelligents que j’aie jamais vus. Je me souviens de son passage à Benfica. Beaucoup doutaient de lui, notamment à cause de sa taille. Il était petit, frêle. Je me souviens que le président m’avait demandé d’aller le voir jouer un match des moins de 19 ans sur un petit terrain synthétique», a raconté l’ancien responsable du recrutement.
Cette rencontre a toutefois conforté José Boto dans son appréciation du jeune Portugais. Au-delà de son gabarit, c’est surtout sa capacité à comprendre le jeu et à prendre les bonnes décisions qui l’avait impressionné. «Et ce jour-là, il m’a impressionné. Car, au milieu de ce chaos, il était le seul à savoir non seulement contrôler le ballon, mais aussi anticiper le jeu. Il suffit de regarder sa carrière. Cela témoigne de toutes les qualités qu’il possédait déjà. Et maintenant, presque en fin de carrière, son arrivée au Real Madrid représente une étape très importante pour lui. Sa carrière ne m’a pas surpris, car je l’ai vu à ce moment précis dont je vous ai parlé. Je pense que cela a surpris d’autres personnes ici au Portugal qui ne croyaient pas en lui», a souligné José Boto.
Leonardo Jardim et Filipe Luís, deux philosophies différentes
Au cours de cet entretien, le directeur sportif de Flamengo a également évoqué le travail de Leonardo Jardim, avec lequel il collabore actuellement à Rio de Janeiro. Il a notamment comparé la méthode du technicien portugais à celle de son prédécesseur, le Brésilien Filipe Luis. «C’est une différence dont j’ai parlé à plusieurs reprises. Filipe Luís est un entraîneur plus autoritaire. Il conçoit un football qui laisse peu de place à la manœuvre. Un style complètement différent de celui de Diego Simeone, par exemple. Un style très offensif, avec une forte possession de balle. Et auquel, souvent, il a du mal à s’adapter aux joueurs. Leonardo Jardim est plus caméléon, il s’adapte davantage aux joueurs. Ce qui oblige ces derniers à s’adapter à son style de jeu. C’est là la grande différence», a expliqué le dirigeant.
José Boto a néanmoins tenu à saluer les qualités des deux techniciens, tout en rappelant que leurs parcours et leurs approches étaient différents. «Ce sont deux grands entraîneurs. Leonardo Jardim est déjà à un stade de sa carrière où il a entraîné dans plusieurs clubs. Il a été champion avec l’AS Monaco, où Filipe Luís est actuellement. Et Filipe Luís est en pleine ascension. Ce sont deux grands entraîneurs. L’un est plus adaptable et l’autre plus fidèle à sa vision du football», a-t-il conclu.






