José Mourinho : ses confidences sur le Real Madrid et Manchester City

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José Mourinho a accordé une longue interview au Corriere dello Sport, dans laquelle l’entraîneur du Real Madrid est revenu sur son départ de Benfica, son retour dans la capitale espagnole et plusieurs dossiers qui ont marqué son actualité. Le technicien portugais a notamment révélé qu’il n’avait jamais cru aux premières rumeurs annonçant son retour sur le banc madrilène.

Lorsqu’il avait rejoint Benfica, Mourinho pensait pourtant aller au bout de son engagement. «Normalement, il y a d’abord un contact, et ce n’est qu’ensuite que les choses commencent à bouger, une fois que quelque chose existe déjà. Ici, c’était exactement l’inverse : les rumeurs ont commencé avant même qu’il y ait eu le moindre contact. J’étais heureux à Benfica.», a-t-il raconté.

Mourinho ne croyait pas à son retour au Real

Le Portugais explique qu’il était particulièrement heureux à Benfica et qu’il avait l’intention d’y rester plusieurs années. «C’est un club particulier pour moi, à dix minutes de chez moi, chose qui ne m’était pas arrivée depuis vingt ans. C’était un club qui avait besoin d’un changement radical. Je pensais y rester jusqu’à la fin de mon contrat de trois ans», a-t-il confié. Lorsque les premières rumeurs concernant le Real Madrid ont commencé à circuler, Mourinho n’y accordait donc aucun crédit. «C’est à ce moment-là que les rumeurs ont commencé. J’étais surpris, je n’y ai pas prêté attention, je pensais que ce n’était qu’une rumeur.», a-t-il expliqué. Le technicien portugais ajoute : «Le Real Madrid avait changé d’entraîneur en cours de saison et Arbeloa était arrivé. On ne connaissait pas encore les résultats et les bruits de couloir ont commencé à circuler, mais personne ne m’avait rien dit. Quand les rumeurs ont commencé à circuler, je me suis dit : “Ce n’est pas possible”. J’étais à Benfica, j’avais la tête à Benfica et je me concentrais sur l’avenir du club. Je n’y ai jamais cru.»

Mourinho revient sur l’affaire Prestianni-Vinicius

José Mourinho a également été interrogé sur l’incident controversé ayant opposé Gianluca Prestianni à Vinicius Junior lorsqu’il entraînait encore Benfica. Le jeune Argentin avait été accusé d’avoir tenu des propos racistes envers le Brésilien, ce qu’il avait contesté. Mourinho garde un souvenir particulièrement délicat de cette période. «Ce fut un moment très délicat et difficile pour nous car, au final, Prestianni a été disqualifié, même si ce n’était pas pour racisme. J’ai été victime de l’opinion publique, principalement de la part de nombreux opportunistes, à cause d’une situation totalement incontrôlable.», a-t-il déclaré. Il poursuit : «Un joueur affirme : « Ce n’est pas vrai ». Personne n’a de preuves. On ne peut pas prendre position. Quoi qu’on dise, l’opinion publique aura toujours tort.» L’entraîneur madrilène estime néanmoins que cette affaire lui a permis de mieux connaître les deux joueurs. «Ce que j’apprécie vraiment dans le dénouement de cette histoire, c’est que, d’un côté, il y avait un homme formidable et, de l’autre, un homme parfait. C’était un problème, mais au final, j’ai appris à connaître les deux. C’était difficile, du point de vue de la gestion de l’équipe : après avoir joué la phase préliminaire, arriver à Madrid sans savoir s’il y aurait une sanction, si je pourrais jouer ou non. Une situation extrêmement difficiles», a-t-il souligné.

Mourinho ironise sur l’affaire Manchester City

Enfin, José Mourinho a été invité à réagir au scandale impliquant Manchester City et aux procédures qui se prolongent autour du club anglais. Fidèle à son style, le Portugais a répondu avec une certaine ironie. «Je préfère en rire un peu, car je pense que nous aurons une fin. Oui, nous aurons une fin. Mais nous deux, qui avons environ soixante ans, devrions avoir la chance d’être encore en vie lorsque le verdict tombera. Car maintenant, il y a la sentence et un an plus tard, l’appel…», a-t-il lancé.

Interrogé sur les polémiques qui ont également concerné certains clubs qu’il a entraînés, Mourinho a finalement évoqué son expérience au Real Madrid durant l’ère Negreira. «Je ne pense pas que le problème vienne de moi. C’est plutôt la malchance qui me poursuit quand j’arrive dans un club. J’ai vécu l’apogée de l’ère Negreira ici, au Real Madrid. Personne n’était au courant, mais on l’a traversé. C’est arrivé. Je suis parti après, et maintenant tout le monde est au courant», a-t-il déclaré. Mourinho a conclu avec une nouvelle référence à son passage en Turquie : «En Turquie, il y a eu un gros scandale, et tout le monde l’a su après mon départ. Ce genre de situation m’arrive plusieurs fois.» Une nouvelle sortie qui résume parfaitement le ton de cette longue interview du Portugais.

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