Le président du Burkina Faso met la FIFA en alerte

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Le football burkinabè traverse une période particulièrement agitée. Après la polémique autour du déplacement de la sélection en Argentine et la lourde défaite 7-0 au Monumental, le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a clairement affiché sa volonté d’intervenir dans la gestion du football national. Une sortie qui pourrait attirer l’attention de la FIFA sur la situation de la Fédération burkinabè de football.

Le 5 octobre dernier, lors d’une prise de parole consacrée au football, le capitaine Ibrahim Traoré a prononcé une phrase qui n’est pas passée inaperçue. Quelques heures plus tôt, le déplacement de la sélection en Argentine avait déjà suscité de nombreuses interrogations, notamment en raison de difficultés liées à l’organisation du voyage et des conditions entourant la rencontre.

«Notre football est malade»

Selon des propos rapportés par RMC, Ibrahim Traoré a d’abord dressé un constat sévère sur la situation du football burkinabè. «C’est vrai, notre football est malade, et nous trouverons le remède sous peu. Et pour réinvestir, il faut soigner le mal, et je pense que cette semaine nous serons face à des décisions importantes à prendre pour que les choses aillent de l’avant», a déclaré le président.

Le chef de l’État a ensuite évoqué une intervention directe des autorités dans les affaires de la fédération. «De nouvelles choses pourraient apparaître, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour prendre soin des jeunes et les préparer aux prochaines compétitions», a-t-il expliqué. Ibrahim Traoré a surtout fait référence à une précédente discussion avec le président de la Fédération burkinabè de football. «La dernière fois, j’ai dit au président de la fédération : d’habitude, nous ne voulons pas nous mêler de vos affaires, mais nous n’avons plus le choix désormais, il faut que nous intervenions… Mais si nous intervenons, c’est pour mieux prendre les choses en main. Nous allons injecter de l’énergie. Et nous verrons comment faire les choses différemment», a-t-il ajouté.

La FIFA pourrait surveiller la situation

Cette prise de parole intervient dans un contexte déjà tendu. La sélection burkinabè avait rencontré des difficultés lors de son déplacement vers l’Argentine avant de s’incliner lourdement 7-0 au Monumental, avec une équipe largement composée de jeunes joueurs. La déclaration d’Ibrahim Traoré pourrait désormais être scrutée par la FIFA. L’instance internationale défend l’autonomie de ses associations membres et encadre strictement les interventions des autorités politiques dans la gestion des fédérations nationales. Lors de cette prise de parole, le président de la fédération était présent, tandis que les caméras de la télévision nationale filmaient la scène. Pour le Burkina Faso, tout dépendra désormais de la manière dont les autorités traduiront ces déclarations en actes. Une intervention effective dans le fonctionnement quotidien de la fédération pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans cette affaire.

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