Le décès de Diogo Jota a profondément marqué Liverpool. Plusieurs mois après la disparition de l’attaquant portugais, Andrew Robertson est revenu sur cette période particulièrement douloureuse pour le vestiaire des Reds. L’international écossais reconnaît que les joueurs avaient alors perdu tout intérêt pour le football.
Dans un entretien accordé au podcast The Overlap, Robertson a également évoqué l’arrivée des nouvelles recrues dans un contexte particulièrement difficile. Selon lui, ces joueurs ont découvert un club profondément affecté par la disparition de l’un de ses cadres.
«Nous étions comme des fantômes»
«C’est difficile d’écrire ou de parler de ça, car ce que nous avons vécu était horrible. Les renforts sont arrivés dans un club en ruine et ont fait de leur mieux pour redresser la situation. Je les plains.», raconte Robertson. L’Écossais décrit ensuite l’état d’esprit du vestiaire après la disparition de Jota : «Ils sont venus ici pour gagner beaucoup d’argent. Nous étions comme des fantômes, le football ne nous intéressait plus. C’est la vérité. Le football ne nous intéressait plus parce que nous avions perdu l’un de nos meilleurs coéquipiers.»
Pour Robertson, le football avait alors perdu son sens. «Tous les footballeurs ont un objectif, et si on le perd, on ne peut pas donner le meilleur de soi-même. Quand j’y repense, il me semble qu’à certains moments, on se demandait simplement : “À quoi bon tout ça ?”» L’ancien capitaine de Liverpool se souvient surtout de l’homme derrière le joueur : «Regardez sa famille et ce qu’elle a traversé, regardez ses enfants. Ce n’était pas qu’un simple footballeur, c’était un ami.»
Rúben Neves : «Je lui parle encore»
Diogo Jota avait également noué une relation particulièrement forte avec Rúben Neves. Le milieu de terrain portugais, qui l’avait côtoyé durant de nombreuses années, avait déjà décrit le 3 juillet 2025 comme «le pire jour de sa vie». Neves conserve toutefois un lien symbolique avec son ancien ami. «Il y a des vidéos, des photos, des choses qui nous appartiennent et que personne n’a jamais vues. Elles resteront à jamais gravées dans ma mémoire. Nous étions extrêmement proches, nous pensions de la même façon, malgré des personnalités très différentes.», confie-t-il dans l’émission Alta Definição de SIC. Le joueur d’Al-Hilal poursuit : «(…) C’était un ami formidable, je n’aurais jamais imaginé que nous nouerions une amitié aussi forte. Il avait confiance en moi, il s’ouvrait davantage. Nous avons joué ensemble pendant de nombreuses années, nous avons élevé les enfants l’un de l’autre… Tout cela a contribué à forger une relation très solide.»
«Diogo ne quittera jamais mes pensées»
Neves révèle également une habitude particulièrement poignante : il continue d’écrire à Jota sur une conversation WhatsApp privée réunissant leurs proches. «Je lui parle encore. Peu de gens le savent. Nous avons un groupe WhatsApp, Débora, Diogo, Rute et moi. Nous continuons à échanger là-bas. Et dès qu’il se passe quelque chose d’important, je consulte les conversations archivées sur WhatsApp et je continue à lui envoyer des messages», raconte-t-il. Avant de conclure avec une phrase qui témoigne de l’importance de Jota dans sa vie : «Diogo ne quittera jamais mes pensées. Il sera toujours présent et tout ce qu’il accomplira sera doublé.» Diogo Jota et son frère André Silva sont décédés le 3 juillet 2025 dans un accident de la route en Espagne. La disparition de l’attaquant portugais avait alors profondément bouleversé sa famille, ses coéquipiers et l’ensemble du monde du football.






