Lamine Yamal lâche ses quatre vérités sur le Ballon d’Or

Onsaitout
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Lamine Yamal n’a pas seulement évoqué le Ballon d’Or. Dans l’émission «Universo Valdano» sur Movistar Plus, la star du FC Barcelone a livré sa vision du football moderne et de la manière dont les joueurs sont désormais évalués. Pour lui, les statistiques et les trophées collectifs ne doivent pas définir à eux seuls le meilleur joueur du monde. Des propos qui risquent de faire réagir à l’approche de la cérémonie.

«Ce trophée est aujourd’hui évalué d’une manière totalement différente. À l’époque où Messi et Cristiano étaient là, tout le monde savait qu’ils étaient les meilleurs au monde, et donc le trophée se jouait entre eux deux. Le problème aujourd’hui, c’est que les gens en viennent à évaluer des choses qui n’ont rien à voir avec le Ballon d’Or, comme dire par exemple que le trophée doit revenir à un joueur du Paris Saint-Germain parce qu’il a remporté la Ligue des champions.», a-t-il expliqué.

Le Barcelonais poursuit son raisonnement en distinguant clairement les récompenses collectives des distinctions individuelles. «Quand tu gagnes la Ligue des champions, on remet le trophée à l’équipe en tant que meilleur collectif, et c’est ce qu’elle mérite, mais le trophée individuel est tout autre chose ; il doit être remis au meilleur au monde, un point c’est tout. Pas être décerné à un joueur simplement parce qu’il a marqué 80 buts, car celui qui marque 80 buts reçoit le trophée de meilleur buteur.», affirme-t-il.

Yamal défend une autre vision du football

Pour Lamine Yamal, les statistiques ne doivent pas faire oublier l’essence même du football. Le jeune joueur explique avoir grandi en regardant les matchs dans leur intégralité, sans se focaliser sur les chiffres affichés par les applications. «La manière dont j’ai grandi dans le football reposait sur le fait de regarder les matchs en entier, de la première à la quatre-vingt-dixième minute. Je n’ouvrais pas les applications pour savoir combien de buts avait marqués tel joueur ou combien de passes décisives il avait délivrées», raconte-t-il. Le joueur du Barça cite notamment Mesut Özil comme exemple du profil de footballeur qu’il apprécie. «Tout le monde prenait plaisir au jeu, on observait un meneur de jeu qui ne marquait peut-être pas 20 buts mais qui représentait un plaisir extraordinaire, comme Mesut Özil, que j’aimais beaucoup», poursuit Yamal.

Il regrette surtout une évolution dans la manière dont les performances sont aujourd’hui jugées. «Je pense que la génération actuelle aborde les matchs à travers les applications pour dire :  »Lamine a marqué deux buts et en a fait marquer deux autres, donc il a livré un grand match. » Alors qu’il m’arrive dans beaucoup de matchs de sentir que j’ai livré une prestation agréable sans avoir marqué, et je m’endors très heureux parce que je sais que le football ne se résume pas à marquer un but, mais que c’est toute la construction depuis la sortie du ballon des pieds du gardien», explique-t-il.

«Je ne serais jamais en colère parce que je n’ai pas marqué»

Cette philosophie explique également certaines de ses réactions après les rencontres. Yamal assure que son principal objectif n’est pas de remplir sa ligne de statistiques, mais de sentir qu’il a réellement participé au jeu. «Il m’arrive de rentrer à la maison en colère, et ma mère me demande toujours si je suis en colère parce que je n’ai pas marqué, et je lui réponds que je ne serais jamais en colère pour cette raison ; marquer n’est qu’un chiffre dans les statistiques», confie-t-il. Avant d’ajouter : «La vraie colère me prend si je n’ai pas touché le ballon et si je n’ai pas pris plaisir à jouer : c’est ce qui m’exaspère le plus.»

Enfin, Lamine Yamal a également détaillé certains de ses échanges tactiques avec ses partenaires du Barça. «À l’entraînement, je parle toujours avec Fermín, un joueur qui préfère se déplacer dans les espaces, ou avec Eric et Jules ; je leur dis que je préfère qu’ils me dépassent par l’intérieur, car s’ils le font, soit ils se retrouvent seuls, soit ils sortent d’une position de couverture et ne me gênent plus, et donc ils sortent du jeu.», explique-t-il. Pour le jeune Catalan, ces petits détails peuvent faire la différence dans une rencontre. «Nous essayons toujours de discuter de ces détails, car les choses les plus simples dans le football sont les plus efficaces ; quand un joueur court vers l’espace et que les défenses s’arrêtent, il y a une seconde durant laquelle il sera hors du marquage, et c’est précisément cette seconde-là que nous devons travailler et dont nous devons régler le timing avec précision», conclut-il.

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