Zidane : les Bleus n’imaginaient pas le voir devenir sélectionneur

Onsaitout
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Ce vendredi 18 septembre, Zinedine Zidane dévoilera sa première liste en tant que sélectionneur de l’équipe de France. Vingt ans après sa dernière apparition sous le maillot des Bleus, l’ancien numéro 10 entame ainsi un nouveau chapitre de son histoire avec la sélection. Pourtant, lorsqu’il était encore joueur, personne ou presque n’imaginait le voir un jour sur le banc tricolore.

Frédéric Hermel, qui a longtemps suivi Zidane au Real Madrid, estime que la fin brutale de sa carrière internationale en finale du Mondial 2006 a joué un rôle déterminant dans sa reconversion. «Il y a une théorie que je propose dans la biographie que j’ai consacré à Zidane qui est : s’il n’y avait pas eu le coup de boule en finale de la Coupe du monde 2006 face à l’Italie, s’il n’avait pas raté sa sortie en Bleus, je pense qu’il n’y aurait pas eu de Zidane sélectionneur. Je pense même qu’il n’y aurait jamais eu de Zidane entraîneur’. C’est parce que son histoire avec la France, avec le football, s’est mal terminée qu’il fallait qu’il écrive un nouveau chapitre, une autre histoire», a expliqué le journaliste au Figaro.

«Entraîneur ? Ça va pas non, jamais de la vie, tu rigoles»

Quelques mois avant sa retraite, Zidane était pourtant catégorique lorsqu’Hermel lui avait demandé s’il envisageait de devenir entraîneur. «D’ailleurs, quelques mois avant sa retraite, on est en novembre 2005. Je le vois après un entraînement au Real Madrid et lui dis : ‘tu n’aurais pas envie d’être entraîneur un jour ?’. Il me dit ‘ça va pas non, jamais de la vie, tu rigoles’. Il s’était même moqué de moi. ‘De toute façon de France 98, il n’y en a que deux qui peuvent être de grands entraîneurs, c’est Deschamps et Blanc’. Il avait bien vu», avait-il répondu en novembre 2005.

Robert Pirès confirme que cette reconversion avait surpris toute la génération 1998. «C’est pour ça qu’on se disait : ‘mais lui, il ne sera jamais entraîneur’. C’est pour ça qu’il a surpris tout le monde», a raconté l’ancien international. Pirès explique que Zidane était très différent avec ses coéquipiers et face aux médias : «Il y avait deux Zizou. Celui avec nous où on pouvait discuter, il pouvait déconner, il pouvait chambrer aussi. Et le Zizou hyper timide devant la presse.»

Pour Pirès, tout a changé après la fin de sa carrière de joueur. «Ça prouve que le changement d’attitude, le changement de caractère, le fait d’avoir une autre vision du football compte. Parce que quand tu es joueur et entraîneur, ce sont bien évidemment deux métiers complètement différents. Il a basculé quand il a arrêté de jouer au foot. Il a commencé à passer ses diplômes et puis il s’est mis en mode entraîneur. Il a réussi avec le Real Madrid. Aujourd’hui, je lui souhaite vraiment de réussir avec l’équipe de France. Mais en 98, ce n’est pas lui l’homme fort de notre sélection, pas du tout même», a-t-il confié. Après avoir remporté trois Ligues des champions consécutives avec le Real Madrid entre 2016 et 2018, Zidane s’apprête désormais à écrire une nouvelle page de son histoire avec les Bleus.

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