Yan Diomandé a connu sa première titularisation avec le Real Madrid samedi face au Rayo Vallecano. Malgré la large victoire des Merengues (4-1), l’international ivoirien n’a pas totalement convaincu pour sa première apparition dans le onze de départ. Une prestation jugée trop timide par plusieurs observateurs espagnols, mais aussi par Jérôme Rothen, qui n’a pas hésité à pointer ses lacunes.
Arrivé à Madrid avec l’étiquette de grand espoir et un prix de transfert estimé à 140 millions d’euros, Diomandé est forcément très attendu. Face au Rayo, le jeune attaquant a pourtant eu du mal à peser dans le jeu. Une accélération pour éliminer deux adversaires, suivie d’une frappe largement hors cadre, aura notamment marqué son match. À sa sortie, le public du Santiago Bernabéu lui a néanmoins réservé des applaudissements.
Rothen pointe «un monde d’écart»
La prestation du jeune Ivoirien n’a toutefois pas échappé aux critiques. Sur les ondes, Jérôme Rothen estime notamment que Diomandé accuse encore un retard important sur ses partenaires madrilènes dans le domaine technique. «Il y a un monde d’écart entre Yan Diomandé et tous les autres joueurs. Dans la justesse technique, il y a beaucoup trop de manques. Je ne dis pas que c’est le flop de l’été, mais il va falloir qu’il progresse très vite», a lâché l’ancien international français.
Mourinho défend le potentiel de sa recrue
José Mourinho se montre beaucoup plus patient avec son jeune joueur. Le technicien portugais reconnaît que Diomandé doit encore progresser tactiquement, mais il insiste surtout sur son potentiel et sa polyvalence. «Je suis un peu trop vieux pour ressentir la pression à cause de la situation d’un joueur. On dispose de différentes listes de joueurs, et parfois il faut prier pour qu’aucun joueur ne se blesse, tandis qu’à d’autres moments on a de nombreuses solutions. Il va s’améliorer progressivement. Il a peu de temps au plus haut niveau, et il a beaucoup à apprendre sur le plan tactique. Mais il possède un potentiel incroyable.», a-t-il affirmé. Mourinho apprécie notamment sa polyvalence : «Diomande nous offre de nombreuses options dans les duels individuels, la passe et la frappe, et il peut aussi jouer à la place de Vinicius, ainsi que sur le côté droit, tout comme Arda peut jouer là ou à la place de Bellingham. Pour le moment, je veux l’aider à progresser.»
La presse espagnole attend beaucoup plus
Les médias espagnols se montrent cependant beaucoup moins indulgents. Marca estime notamment que le prix de son transfert impose déjà une pression considérable sur les épaules du joueur. «Parlons de Diomandé. On ne sait toujours pas si c’est un crack ou non. Et quand tu as coûté 140 millions d’euros c’est un problème, même si le prix n’est pas de sa faute. Mais oui, ce prix va le poursuivre pendant longtemps. Face au Rayo, Mourinho lui a donné sa première opportunité dans le onze titulaire et il a été très discret. Au joueur le plus cher de l’histoire du Real Madrid, il faut demander plus que deux bonnes accélérations sur son côté», a écrit le quotidien espagnol.
Marca lui a ainsi attribué la note de 5/10, soit la plus mauvaise évaluation parmi les joueurs titularisés par Mourinho. De son côté, AS a également relevé la timidité du jeune Ivoirien. «On sent de la timidité dans son jeu», estime le quotidien, qui considère que «Diomandé a refroidi le Bernabéu». Le média souligne néanmoins ses efforts défensifs, signe que tout n’a pas été négatif dans sa prestation.
Güler lui met encore plus de pression
Le débat prend encore davantage d’ampleur après l’entrée en jeu d’Arda Güler. Le jeune Turc a livré une prestation remarquée, renforçant forcément la concurrence pour les places offensives. Sur la Cadena SER, le journaliste Antonio Romero a résumé la situation sans détour : «Sur les moments où il a joué, Diomandé ne nous a pas impressionnés. Le titulaire aujourd’hui, c’est Güler. Mais tu es obligé de faire jouer Diomandé parfois pour ne pas créer des doutes autour du joueur.»






