Deco a fait le tour de l’actualité du FC Barcelone. Invité ce jeudi dans l’émission «El Món a RAC1», le directeur sportif du club catalan s’est longuement exprimé sur le mercato estival, le début de saison, les dossiers Rodri et Julian Alvarez, mais aussi le Ballon d’Or.
«Tout se passe mieux que prévu»
Le dirigeant portugais n’a pas caché son enthousiasme devant le début de saison réalisé par l’équipe d’Hansi Flick. «Je suis enthousiaste au quotidien, pas seulement pour les matchs. L’ambiance et l’état d’esprit sont excellents. Nous avons la confiance qui découle de semaines d’entraînement. Le match est l’aboutissement de ce travail. Tout se passe mieux que prévu. Il y a des choses qu’on ne peut pas contrôler, certes, mais nous sommes très contents. Cela nous donne confiance», a-t-il confié. Deco reconnaît toutefois avoir été surpris par l’efficacité offensive de son équipe, notamment après la large victoire face à Feyenoord. «Je pensais qu’on démarrerait bien, avec force. C’est vrai qu’on ne s’attendait peut-être pas à marquer autant de buts. Pour moi, Feyenoord a une très bonne équipe et un excellent entraîneur. Si on avait gagné 2-0, on aurait été contents. C’était difficile. Le résultat est encourageant», a-t-il ajouté.
Deco dévoile les coulisses du mercato
Le directeur sportif a également expliqué la stratégie du Barça pendant le mercato, assurant que le club avait volontairement travaillé dans la plus grande discrétion. «Nous avons un groupe de travail fermé. Si la presse était aux commandes, nous recruterions 50 joueurs, et c’est normal, je le comprends. Mais plus il y a de bruit, plus les choses se compliquent. Et puis, il y a ceux qui en profitent. Le Barça est très puissant et il y a beaucoup d’activité autour. Nous avons respecté notre plan. Au quotidien, il n’y a que Bojan, moi, l’entraîneur et, bien sûr, le président. Nous avions une idée précise de ce que nous recherchions et de l’effectif que nous avions à la fin de la saison dernière. Les fuites ne nous aident pas à finaliser les transferts», a-t-il expliqué.
Deco a ensuite confirmé que le recrutement d’Anthony Gordon avait été particulièrement travaillé par les dirigeants catalans. «L’année dernière a été difficile sans Raphinha. L’équipe semblait manquer d’énergie. Nous avons étudié de nombreux ailiers, mais recruter en Premier League est très compliqué. Flick appréciait son profil, et nous avons commencé à travailler sur le transfert. Anthony a été d’une grande aide et a beaucoup insisté car il tenait vraiment à venir. Nous avons payé le prix du marché», a-t-il assuré.
Pourquoi Bernardo Silva n’est pas venu
Interrogé sur Bernardo Silva, Deco a reconnu son admiration pour le milieu portugais, tout en expliquant que son arrivée ne correspondait finalement pas aux besoins du club. «Ce n’était pas le poste que nous recherchions. Je l’adore, et en plus, il est portugais. Nous avions entendu dire qu’il voulait venir, et vu son niveau, il était évident qu’il aurait été un atout. Mais d’autres facteurs ont entravé le transfert, et nous ne pouvions pas aller plus loin. Pas seulement pour des raisons financières, mais aussi concernant son temps de jeu. Ses attentes étaient différentes de ce que nous pouvions lui offrir», a-t-il précisé.
Les révélations sur Rodri
L’un des dossiers les plus marquants du mercato concernait Rodri. Deco a reconnu que le Barça n’imaginait pas pouvoir recruter le milieu espagnol quelques mois auparavant. «Il y a quelques mois, nous n’y aurions même pas pensé, car nous étions persuadés qu’il ne quitterait pas City. J’étais convaincu qu’ils souhaitaient prolonger son contrat, mais lorsque les rumeurs d’un départ ont commencé à circuler, j’ai appelé Hugo Viana (directeur sportif de City). Il m’a dit qu’ils essayaient de le prolonger, mais que s’il demandait à partir, ils ne pourraient pas le retenir compte tenu de son passé au club.», a-t-il révélé. Le dirigeant catalan a toutefois refusé de confirmer que Rodri avait repoussé le Real Madrid. «Il faudrait lui poser la question», a-t-il simplement répondu.
Julian Alvarez, Deco met les choses au clair
Deco est également revenu sur le feuilleton Julian Alvarez. Le Barça avait formulé une offre pour l’attaquant argentin, mais l’Atlético de Madrid avait refusé de le laisser partir. «Nous avons agi correctement. Nous avons fait une offre, il n’y a pas eu de réponse. Ensuite, tout a été étalé dans la presse. Ils ne voulaient pas vendre le joueur, c’est tout. C’est la réalité, inutile de s’attarder là-dessus. Nous ne lui avons jamais demandé de dire qu’il voulait quitter l’Atlético», a-t-il assuré. Concernant les accusations venues de Madrid, Deco a tenu à calmer le jeu. «Je ne peux pas en dire plus. Nous avons fait une offre. Je ne connais pas les détails de l’accord. Je me souviens que lorsque je voulais aller au Barça, Pinto da Costa m’a dit de rester une année de plus et que l’année suivante, je serais libre d’aller où je voulais. Et l’année suivante, même si Porto avait de meilleures offres, je suis allé au Barça. Avec Julián, nous avons essayé de recruter un joueur, mais ça n’a pas marché. C’est tout. Nous n’avons rien fait de mal.», a-t-il déclaré.
«Raphinha peut jouer numéro 9»
Avec le départ de Robert Lewandowski, le poste d’avant-centre est devenu l’un des grands sujets au Barça. Deco ne considère toutefois pas que l’équipe manque de solutions. «Robert était le meilleur de tous. Il y a peu de joueurs comme lui. C’est très difficile pour une défense d’arrêter Raphinha, qui ne s’arrête jamais. Regardez le PSG, ils n’ont pas de véritable numéro 9. Un numéro 9 classique dicte le style de jeu. Beaucoup de joueurs de l’effectif peuvent s’adapter au style de jeu souhaité par Flick. Je ne pense pas que l’équipe manque de buteurs. Raphinha est très performant, et Gabriel est celui qui se rapproche le plus de ce numéro 9 classique. Et nous avons Hamza, un numéro 9 avec un avenir prometteur», a-t-il expliqué.
Le Portugais a notamment encensé Raphinha. «Le capitanat est un honneur amplement mérité. Chaque joueur est fier, et Raphinha a marqué l’histoire et gagné le respect de ses coéquipiers. Il est heureux ici. Flick a su tirer le meilleur de lui. Je suis convaincu qu’il réussira très bien. Renouvellement de contrat ? Nous suivons de près nos joueurs afin d’éviter toute surprise. Nous accordons également une grande importance au mérite. Nous discuterons avec lui», a-t-il ajouté.
Deco s’enflamme pour Lamine Yamal
Au moment d’évoquer le Ballon d’Or, Deco n’a laissé aucune place au doute concernant son favori. «Je pense que Lamine est le grand favori. Il a gagné avec le Barça et il est champion du monde. Il a été un élément clé la saison dernière et le meilleur joueur de Liga. Il n’y a aucun doute là-dessus. J’adore le football. C’est comme à l’époque où Leo dominait et gagnait tout. Dans ce cas précis, il n’y a pas vraiment de débat», a-t-il lancé. Le directeur sportif a également défendu Pedri et Raphinha, absents de la liste des nommés. «Pour moi, c’est un scandale mondial que Pedri et Raphinha ne figurent pas sur la liste. C’est une injustice. L’absence de Pedri, vu son talent, me paraît incompréhensible», a-t-il dénoncé. Deco a enfin couvert d’éloges Pau Cubarsi. «Pour moi, c’est le Lamine des défenseurs centraux. C’est le talent le plus impressionnant qui soit. Il a connu une progression fulgurante, il a mûri et c’est un leader. Il a énormément évolué», a-t-il ajouté.
Deco fait le point sur Baldé et De Jong
Deco s’est également exprimé sur la situation d’Alejandro Baldé, qui doit actuellement faire face à une forte concurrence au sein de l’effectif barcelonais. «Rien n’a changé. C’est notre joueur, il a 22 ans et un bel avenir devant lui. Il doit faire face à la concurrence. Lors de sa première année sous les ordres de Flick, il a été spectaculaire. L’année dernière, il a été blessé. Mais si le Baldé que nous connaissons revient, il est peu probable qu’il ne joue pas pour Barcelone», a assuré Deco. Concernant la blessure de Frenkie de Jong, le dirigeant portugais s’est montré beaucoup plus discret. «Je ne souhaite pas entrer dans les détails médicaux. Certaines personnes ont des sources extérieures à l’organisation pour obtenir des informations. C’est une affaire très personnelle. L’arrivée de Rodri n’y change rien», a-t-il expliqué, avant d’écarter toute discussion sur l’avenir du Néerlandais : «On verra bien l’année prochaine. Une année, c’est très long. Je ne pense pas à l’année prochaine, c’est trop tôt.»
Deco ouvre la porte à un retour d’Araujo
Le directeur sportif barcelonais a également évoqué Ronald Araujo, dont l’avenir continue de susciter des interrogations. «J’ai regardé le match de Liverpool hier. Je l’apprécie beaucoup et je souhaite qu’il réussisse. Personnellement, je l’adore. Son passage à Barcelone a été spectaculaire. Parfois, un changement d’air est bénéfique. Il est trop tôt pour savoir s’il reviendra. On verra», a-t-il déclaré. Deco a aussi tenu à saluer le parcours de Marc Casado. «Marc est un vrai fan du Barça. Il nous a beaucoup aidés à l’époque. Xavi l’a convoqué plus de 30 fois sans jamais le faire jouer. Il a finalement joué en équipe réserve. C’est un modèle pour La Masia. Tout le monde ne peut pas jouer et c’est encore plus difficile pour les joueurs formés au club de percer. Son départ a été difficile, mais nous l’avons bien traité et il a choisi où il voulait jouer», a expliqué Deco.
Ferran Torres et le Real Madrid également évoqués
Deco s’est également réjoui des performances de Ferran Torres et de ses trois buts. «Content de ses trois buts. Le football, c’est avant tout une question d’attitude et de force mentale. On est tous repartis satisfaits. Je souhaitais un rôle plus important. Si un joueur veut partir, il faut l’écouter. Je souhaite le meilleur au PSG.», a-t-il conclu. Enfin, le dirigeant catalan a évoqué le grand rival madrilène avec beaucoup de respect. «C’est un vrai casse-tête. Nos joueurs seront absents pendant 20 jours ; c’est difficile à comprendre. Il y a de plus en plus de matchs. Nous entretenons de bonnes relations avec la Fédération ; Karanka est excellente. Nous avons de bonnes relations avec toutes les fédérations. Nous envoyons des rapports à l’avance», a prévenu Deco.






