Le FC Barcelone de Hansi Flick réalise un début de saison particulièrement séduisant. Pour le journaliste catalan Ernest Folch, cette réussite s’explique notamment par un choix surprenant : ne pas avoir recruté de grand numéro 9 après la non-signature de Julian Alvarez.
«Combien de théories avons-nous tous échafaudées sur celui qui devait être le remplaçant de Lewandowski, combien de fois avons-nous rêvé de signatures impossibles avec Haaland, Kane ou Julián lui-même, et combien d’articles sur la nécessité d’avoir une référence devant… Et voilà que le duo Flick-Deco transforme une fois de plus la nécessité en vertu», estime Folch.
Selon lui, le Barça retrouve même certains principes du légendaire Barça de Johan Cruyff, avec une attaque beaucoup plus mobile et sans véritable référence fixe. «Flick et Deco sont parvenus à la sage conclusion : la seule recette pour compenser l' »échec » de Julián était tout simplement de ne signer personne, ou du moins pas un joueur structurant, sachant que Gabriel Jesus, s’il joue comme véritable attaquant, ne dépassera probablement pas le simple statut d’option de secours. Rien ne ressemble davantage au Barça de Cruyff d’avant Romário — le Barça des trois premiers titres, qui a également remporté la Ligue des champions — que ce Barça de Flick, qui joue comme lui sans référence fixe devant, avec n’importe quel joueur prêt à occuper le poste de « 9 » depuis l’arrière, et sans besoin d’occuper l’espace au préalable», explique-t-il.
«Tout le monde est neuf»
Pour Ernest Folch, l’une des grandes forces de cette équipe réside justement dans sa capacité à faire de plusieurs joueurs des attaquants potentiels. «On dit ces jours-ci qu’il n’y avait pas besoin d’un numéro neuf, parce que le neuf, c’est Raphinha, mais même cela n’est pas tout à fait exact, car Lamine tient lui aussi le rôle de neuf, tout comme Fermín, et qui sait si Gordon ne finira pas par en faire autant», souligne-t-il. Le journaliste conclut : «Le fait est qu’il n’y a pas de neuf tout simplement parce que tout le monde est neuf, ou peut l’être, ou peut tout simplement mettre ses coéquipiers en position de devenir attaquants. C’est pourquoi les statistiques affichent un chiffre écrasant : après quatre journées de Liga, le Barça compte trois joueurs parmi les cinq premiers au classement des buteurs. Et il ne s’agit pas seulement de chiffres, car le départ de cette troisième saison de Flick est, sans aucun doute, celui offrant le plus de dynamisme, de création d’occasions et de vitesse de jeu.»






