Gonçalo Ramos est revenu sur les moments difficiles vécus au Paris Saint-Germain, où il a longtemps occupé un rôle de remplaçant. Désormais à l’AC Milan, l’attaquant portugais a reconnu avoir souffert de son manque de titularisations, malgré ses efforts pour rester professionnel. Dans une interview accordée à l’émission Soltinhos pelo Mundo, diffusée sur Canal 11, il a également raconté les circonstances de son départ et confié que quitter Paris lui avait fait mal.
«C’était parfois frustrant, ça m’énervait»
Pendant ses trois années au PSG, Gonçalo Ramos a rarement eu l’occasion d’enchaîner les titularisations. Une situation qu’il a parfois eu du mal à accepter, notamment lorsqu’il marquait régulièrement sans pour autant gagner sa place dans le onze de départ. «Au cours de mes trois dernières années au PSG, je ne pense pas avoir jamais enchaîné quatre ou cinq matchs d’affilée en tant que titulaire. C’était parfois frustrant, ça m’énervait. Il m’est même arrivé de marquer pendant quatre ou cinq matchs de suite sans être titulaire une seule fois. Et pour moi, ça n’avait aucun sens. J’en parlais avec ma famille», a-t-il confié.
Malgré cette frustration, l’international portugais a choisi de ne pas se plaindre publiquement. Il estimait qu’une attitude négative aurait pu nuire à son image et remettre en question son professionnalisme. «Je savais que si je faisais la tête, ça me porterait préjudice. Si je faisais preuve de dignité en continuant à travailler, personne ne remettrait jamais en cause mon professionnalisme ni ne dirait que j’avais fait la gueule. Ils ne pourraient jamais dire : “il n’a pas tout donné, il n’a pas aidé, il a boudé.” J’avais bien sûr de l’amertume. Mais c’était à moi de transformer ces aigreurs en quelque chose de positif. De me convaincre que j’allais réussir de grandes choses. C’est arrivé avec Vitinha lors de la Supercoupe d’Europe contre Tottenham. On est à la mi-temps, on perd 1-0, je crois. Là, je lui dis : “ne t’inquiète pas mon frère, je vais marquer, c’est sûr.” Il m’a regardé et a dit : “ce mec est fou.” C’était pour me piquer au vif et je me disais : “je lui ai dit ça, je dois le faire.” Et c’est arrivé.», a-t-il expliqué.
«Je voulais quitter le PSG»
Si Gonçalo Ramos a longtemps accepté son rôle à Paris, il a fini par envisager un départ. L’attaquant a révélé qu’il souhaitait déjà quitter le club lors du mercato hivernal 2026, mais que la direction parisienne avait refusé de le laisser partir sans avoir trouvé un remplaçant. «Je voulais quitter le PSG, mais en janvier, c’est toujours plus compliqué de partir. Ce n’était pas la meilleure option, même si je le souhaitais. Maintenant, je comprends mieux. J’en étais déjà à un stade où je ne voulais plus qu’une chose : partir. Le club a tout de suite refusé, car pour que je parte, il fallait qu’ils trouvent un remplaçant. Mais Luís Campos m’a assuré qu’il me laisserait partir cet été. Il m’a donné sa parole. Pendant la Coupe du Monde, j’étais en contact avec Jorge (Mendes, son agent, ndlr) et l’intérêt du Milan s’est manifesté. L’entraîneur Ruben Amorim est venu ici et m’a appelé. C’est aussi très important. Un jour, Jorge Mendes m’a appelé le matin et m’a dit : “L’affaire est conclue.”», a-t-il raconté.
«Ça m’a fait mal de quitter le PSG»
Malgré son envie de retrouver du temps de jeu, Ramos garde de bons souvenirs de son passage dans la capitale française. L’attaquant a notamment insisté sur la solidarité qui régnait au sein du vestiaire parisien et sur les liens noués avec ses coéquipiers portugais. «Ça m’a fait mal de quitter le PSG, car le groupe était très soudé. Il y avait les trois Portugais avec qui je passais tout mon temps. Les déplacements, les entraînements, les matchs, la sélection… Ils savaient que je voulais partir et, pour rigoler, ils me disaient de rester juste pour “l’ambiance”. Nous avons vécu ensemble des moments vraiment exceptionnels, comme on en trouve rarement dans une carrière», a-t-il confié. Désormais à l’AC Milan, Gonçalo Ramos entend ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière et profiter d’un rôle plus important sur le terrain.






