Luis Figo pourrait jouer un rôle majeur dans la course à la présidence de la FIFA en mars 2027. Selon Sky Sports, l’UEFA chercherait un candidat capable de concurrencer Gianni Infantino, dont la gestion fait l’objet de critiques. L’ancien international portugais figure parmi les profils envisagés, après avoir publiquement réclamé le départ du dirigeant en août dernier.
L’UEFA souhaite trouver une personnalité capable de rallier suffisamment de fédérations pour contester la présidence d’Infantino. D’après Sky Sports, «plusieurs noms sont étudiés, dont celui de Luis Figo, ancien joueur du FC Barcelone, du Real Madrid et de la sélection portugaise. Arsène Wenger, ancien entraîneur d’Arsenal et responsable du développement du football mondial à la FIFA, ainsi que Michelle Kang, femme d’affaires sud-coréenne impliquée dans la direction d’Eagle Football Group, seraient également évoqués parmi les candidats potentiels».
Luis Figo réclame le départ d’Infantino
La présence de Luis Figo parmi les profils envisagés intervient dans un contexte de tensions autour de Gianni Infantino. En août, l’ancien international portugais avait vivement critiqué le président de la FIFA après les controverses liées au projet FIFA Forward Enterprise (FFE), qui prévoyait l’ouverture à des investisseurs privés d’une partie des activités commerciales liées à la Coupe du monde. Dans une tribune publiée par le Daily Mail, Figo avait appelé sans détour au départ du dirigeant. «Je pourrais écrire 10 000 mots sur les problèmes de la FIFA. Mais la solution tient en trois mots : Infantino doit partir. J’ai toujours adoré le football. J’ai été joueur professionnel pendant 20 ans et, croyez-moi, j’en ai croisé des malhonnêtes au cours de ma carrière. Mais ce qui a été révélé ces dix derniers jours représente le comportement le plus bas, le plus trompeur et le plus lâche et égoïste auquel j’aie jamais assisté», avait-il écrit.
L’ancien Ballon d’Or avait également remis en question la transparence du projet et les motivations de ses promoteurs. «L’homme qui tenterait de faire cela – imposer des changements aussi importants uniquement pour s’enrichir, lui et ses amis – est un vestige du passé du football et n’a pas sa place dans son avenir. Si c’était une si bonne idée, pourquoi ne l’a-t-il pas présentée aux membres lorsqu’il les a réunis avant la finale de la Coupe du monde ? Si c’était un plan si judicieux, pourquoi ne leur a-t-il pas expliqué les risques, en plus des avantages qu’il prétendait exister ?», avait-il dénoncé. Figo avait notamment regretté que les fédérations n’aient pas été pleinement informées des risques et des conséquences d’une éventuelle vente de parts à des investisseurs privés. «Si le plan était si évident, pourquoi ne pas avoir admis qu’il garantirait à terme un emploi à 30 millions de dollars par an ? Mais rien de tout cela n’a été fait. Parce que ce n’est pas une bonne idée. Ce n’est pas un plan solide quand on manque de transparence quant aux rendements exorbitants que les fonds d’investissement privés cherchent à obtenir. Ce n’est pas une mesure audacieuse quand on n’explique pas qu’une fois la participation vendue, elle disparaît à jamais et que les successeurs sont privés de la possibilité de posséder la Coupe du Monde», avait-il conclu.
Ramon Vega veut également affronter Infantino
Gianni Infantino, à la tête de la FIFA depuis 2016, a déjà annoncé son intention de briguer un nouveau mandat en 2027. Mais il pourrait cette fois faire face à plusieurs adversaires. Le 7 octobre, l’ancien international suisse Ramon Vega a annoncé son intention de se présenter contre le dirigeant. Dans un communiqué relayé par BBC Sport, il a expliqué vouloir réformer l’instance mondiale et restaurer la confiance. «Je me présente pour rassembler la famille mondiale du football, garantir une réforme véritable et durable, moderniser la FIFA pour le XXIe siècle, rétablir la stabilité et la crédibilité, et reconstruire la confiance dont notre sport a un besoin urgent», a-t-il déclaré.






