Vingt-huit ans après le sacre mondial de 1998, Robert Pirès découvre un nouvel univers. L’ancien milieu de terrain de l’équipe de France a fait ses premiers pas au cinéma dans Melpomène, un film réalisé par Charlotte Dauphin et sorti en salles le 30 septembre 2026. Une expérience inédite qui n’a pas échappé à ses proches, lesquels n’ont pas hésité à le taquiner.
Dans un entretien accordé à L’Équipe le 15 octobre 2026, le champion du monde 1998 a raconté avec humour les réactions suscitées par cette nouvelle aventure. Certains lui ont notamment rappelé la célèbre formule d’Aimé Jacquet, qui invitait ses joueurs à «muscler leur jeu». «Provoquer, tomber au bon moment alors qu’il n’y avait pas faute, je savais le faire (sourire). Et évidemment qu’on m’a vanné en me disant de muscler mon jeu d’acteur ! On m’a demandé si j’avais musclé ma parole», a confié l’ancien joueur d’Arsenal.
Un rôle loin de sa personnalité
L’arrivée de Robert Pirès dans le monde du cinéma relève presque du hasard. La coach de jeu de Charlotte Dauphin habitait dans le même immeuble que l’ancien international français et recherchait de nouveaux visages pour le film. L’occasion lui a ainsi permis de rejoindre une distribution comprenant notamment Pascal Greggory et Andie MacDowell. Dans Melpomène, Robert Pirès incarne le cousin du personnage principal, interprété par Charlotte Dauphin. Pour ce premier rôle, il a dû sortir de sa zone de confort. Habitué à afficher un tempérament jovial, il devait cette fois adopter une attitude ferme, avec un regard particulièrement dur.
L’ancien footballeur a donc suivi plusieurs séances de coaching afin de mieux maîtriser les exigences du métier. «J’ai suivi des séances de coaching pour apprendre à respirer, occuper l’espace, être attentif au jeu des autres acteurs. L’autre jour, quelqu’un me disait : « Ça a dû être facile pour toi, tu as joué devant des stades entiers et des millions de gens qui te regardaient à la télé. » Mais être acteur, c’est compliqué. C’est un vrai métier, dont je n’ai pas les bases. Trouver la bonne intonation, parler au bon moment, ce n’était pas évident.», a-t-il expliqué à L’Équipe.
Une pression différente de celle du football
Malgré son expérience des grands rendez-vous sportifs, Robert Pirès reconnaît avoir ressenti une certaine pression devant la caméra. Pour lui, le cinéma impose des exigences différentes de celles du football, où un coéquipier peut parfois compenser une erreur. «Être devant une caméra, jouer avec deux actrices, je peux vous dire que j’ai ressenti de la pression. Quand vous faites une erreur au foot, un coéquipier peut en général la rattraper. Au cinéma, si tu te trompes, tout le monde recommence. Donc je ne voulais pas me rater», a-t-il raconté. Même s’il a prolongé son séjour de quelques jours pour observer le travail des équipes, Robert Pirès n’envisage pas pour autant une reconversion définitive dans le cinéma.






